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Criée de Roscoff

Vente de la pêche

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  • Halle à marée * 02 98 61 27 34  

Page de la Criée dans le site web
de la Maison du Tourisme de Roscoff

La Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix inaugure le 1er février 2003
la nouvelle criée au port en eau profonde de Bloscon à Roscoff.
Le port en eau profonde, situé au nord-ouest est une base avancée en Bretagne
intéressante pour les pêcheurs du nord comme du sud Bretagne

Les nouvelles installations emploient 20 personnes et sont prévues pour recevoir 4.000 tonnes de marchandises à l’année. En 2002, dans l’ancienne criée au centre de Roscoff, 2.800 tonnes ont transitées ( 15ème place des criées en Bretagne ).

Le port en fin juin 2002

La nouvelle criéee en fin juin 2002

Cliquer sur les images pour les agrandir

Le port de pêche de Roscoff a la côte


Bloscon augmente son tonnage de 15% en un an et ses ventes de 18%

Depuis l'inauguration de la nouvelle criée en 2003, Bloscon est devenu un des ports les plus dynamiques de Bretagne. Accessible à toute heure grâce à son quai en eaux profondes et doté d'un emplacement stratégique en entrée de Manche, Roscoff attire de plus en plus de pêcheurs et mareyeurs.

« Je n'ai plus aucune raison d'aller à Saint-Malo », confie William Gicquel. Le commandant du chalutier malouin l'Alexandra fait partie de ces nombreux marins séduits par le nouveau port de pêche de Bloscon. Inauguré en février 2003, la structure accueille tout au long de l'année 77 bateaux déchargeant près de 10 000 tonnes.

Plusieurs raisons expliquent un tel succès. Premièrement, son emplacement géographique. Situé en entrée de Manche, il se trouve au plus près des zones de pêche, un détail qui a son importance quand le cours du carburant s'envole. Pour William qui pêche au sud de l'Angleterre, le calcul est vite fait. « Je gagne 16 heures de route aller-retour par rapport à Saint-Malo, sachant que je consomme 160 litres de gasoil par heure et que le litre est à plus de 40 centimes d'euros, j'économise plus de 1000 euros ». Il n'était jamais venu à Roscoff auparavant, si ce n'est occasionnellement, pour débarquer sa cargaison. Laquelle partait pour être vendue ailleurs. Maintenant qu'il dispose d'une criée « dernier cri » à Bloscon, il y est tous les mercredis pour la vente du lendemain. Il en profite également pour effectuer son ravitaillement en vivres et gasoil.

Lotte, bar de ligne, raie

Autre raison expliquant le succès du port de Bloscon, sa criée est une des seule du département où les prix de vente sont à la hausse. Le fruit d'une stratégie que dévoile, Jacques Gresil, président de la chambre de commerce de Morlaix : « Nous ne cherchons pas à décupler le tonnage passant par la criée. Nous avons eu des propositions, mais nous préférons travailler sur la qualité de la marchandise, l'image de marque de la criée ».

Sur les 10 000 tonnes débarquées, seules 3500 sont vendues à Roscoff, mais dans les meilleures conditions qui soient. Le reste part par camion pour d'autres centrales d'achat. Des efforts considérables sont effectués par le personnel pour optimiser le tri et le conditionnement des pêches. « Nous étions la première criée du Finistère à obtenir l'agrément de la Direction des services vétérinaires soumis au respect des dernières normes européennes », précise-t-il. Une criée que M. Gresil se refuse à qualifier de haut de gamme. « Restons modeste » insiste-t-il, mais qui l'est nécessairement de par les espèces dont elle a fait sa spécialité : lotte, bar de ligne, raie...

20 emplois créés

Haut de gamme ou pas, William Gicquel salue le travail accompli à la criée de Roscoff en matière de prix : « Si je compare à Saint-Malo, là bas j'avais un peu l'impression de me faire arnaquer » lâche-t-il.

Des prix de vente élevés qui ne semblent pour autant pas faire fuir les mareyeurs. De toute la Bretagne et même de Vendée, Ils sont plus de 25, partenaires fidèles, à venir faire leurs achats au port de Bloscon. Là encore, le travail de modernisation n'y est pas pour rien. Roscoff était parmi les premières criées en France à adopter le système « Standard B ». Un dispositif qui permet aux chalutiers de transmettre, avant même d'arriver au port, le détail de leur pêche. Ce qui permet aux mareyeurs de savoir précisément ce qui sera disponible le lendemain.

Deux ans et demi après l'entrée en service de la criée de Bloscon, force est donc de reconnaître la réussite totale du projet piloté par la CCI de Morlaix. Dernier détail : 20 emplois ont été créés et plus de 5000 visiteurs sont venus découvrir le monde de la pêche dans une galerie ouverte depuis 2004.


Quatre fois plus de poissons qu'il y a dix ans

La criée en chiffre.

Il y a dix ans, 850 tonnes de poisson transitaient chaque année par la criée de Roscoff, contre 3 500 l'année dernière.

De 2003 à 2004, le tonnage a encore augmenté de 15 %.

Le montant des ventes a atteint 12.348 000 € en 2004, soit 18 % de hausse par rapport à l'année précédente.

Les prix moyens continuent également de grimper : 3,61 € le kilo, soit une hausse de 3 % de 2003 à 2004.

À la voix.

Ouverte depuis juillet 2004, la galerie de visite de la criée permet au public de se glisser dans les coulisses de la filière pêche : ses métiers, ses entreprises, ses savoir-faire. Avec une salle d'exposition, une salle vidéo et un coin enfants, la CCI de Morlaix joue la carte du tourisme de découverte économique.

Une fois par semaine, en saison estivale, les visiteurs peuvent même assister sur réservation à une vente traditionnelle sous criée, l'une des dernières en France à s'effectuer à la voix.

Plus de 600 000 passagers

521 touchées de ferries ont permis à 632.263 passagers de transiter par la gare maritime, soit 2 % de plus qu'en 2003. Un chiffre inférieur aux prévisions, lié notamment aux ennuis techniques du Pont-Aven, le nouveau car-ferry de la Britanny Ferries (20.000 passagers perdus).

Avec 197.120 véhicules transportés, le trafic se maintient en légère hausse : 157.370 sur Plymouth (+3 %) et 39 750 sur l'Irlande (+2 %).

Même tendance concernant le fret de marchandise : avec 551.646 tonnes, Bloscon enregistre une augmentation de 3 %.

Investissements

2,7 millions d'€, dont 590.000 € par la seule Chambre de commerce de Morlaix, seront affectés en 2005 aux travaux d'aménagement du port.

200.000 € pour la sécurisation de la zone portuaire. 2,5 millions au déroctage et dragage de la zone d'évitage des ferries. Les 25.000 m3 de déblais ainsi enlevés serviront à agrandir les terre-pleins. Un nouveau quai de 100 mètres de long est d'ores et déjà prévu

Ouest-France du 22 juillet 2005