Rémy
Bourlès
né à Brest
1905 - 1997
Il n'a peut-être pas "vécu" à Roscoff, mais il y
a séjourné suffisamment
pour y peindre
de superbes tableaux. |
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Né en 1905 à Brest (Finistère).
Père officier de police.
Enfance et études à Brest
(beaux-arts).
Publie ses premiers dessins à Brest
en 1924.
Monte à Paris en 1928, y publie des
pages humoristiques et publicitaires, ainsi que des dessins de mode pour catalogues et
même quelques affiches de films.
Revenu à Brest pendant la guerre, il
est affecté à l'arsenal comme dessinateur industriel. Se lance dans la B.D. en 1946.
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Son uvre est dispersée
dans de multiples journaux et magazines, dont Robin l'Écureuil (1946), Vaillant
(1946-1957), L'Intrépide (1948-1949), Fidimanche Fillettes (19491950), Tarzan
(1950-1953), Mireille (1960-1963), Paris-Jour(19611971) et L'Appel d'Ololê (1970-1972).
« Bob Mallard », publié de juillet 1946 à avril 1957, est une de ses séries les plus
célèbres.
A publié divers albums, dont L'Aigle des mers (s.d.). Les Mystères de Londres (d'après
Paul Féval, 1969, rééd.)1977) et Le Félon de Miremont (1986). Rémy Bourlès est
également peintre (paysages de Bretagne).
Voir 19 tableaux de la ville de Roscoff peints par Rémy
Bourlès en 1960 / 1961

Une visite à nos dessinateurs,
par Youenn Furic - Journal « O-Lo-Lé » - Avril 1944
Chez Rémy Bourlès
Rémy Bourlès est un jeune mais qui a du talent, vous pouvez
men croire !
Jugez en vous même
dailleurs : tenez dans ce numéro-ci, en allant porter mon article à
limprimerie, je vois deux dessins de lui : lillustration de la légende
du Loup-Garou et la vignette de la rubrique « Loups et Hermines ».
Et quel travailleur ! Cest inouï comme notre ami
Bourlès noircit du papier. Lencombrement de son atelier, vu par lui-même, na
rien dexagéré ! Jai failli my perdre parmi tous ses dessins au
milieu duquel jai trouvé notre collaborateur au travail
-
Je
ne vous dérange pas au moins, Monsieur Bourlès ?
-
-
Pas du tout ! Posez-moi toutes les questions que vous voudrez, et je vous répondrez
tout en terminant ce dessin urgent, qui bien entendu est pour « Ololé »
-
Je
ne vous demanderez pas si vous êtes breton, , car votre nom lindique
-
Et
jen suis fier ! Natif de Brest
.
-
Je
me demande comment vous arrivez si bien à camper un cheval, à donner tant de vie à ce
guerrier, un visage aussi riant à cette fillette
-
Ah,
jaime mon métier ! Jai toujours été depuis mon plus jeune âge,
irrésistiblement attiré par le dessin et la sculpture
Tenace et persévérant
comme tout breton, je nai jamais pu envisager dautre carrière.
-
Et
quels sont les sujets que vous aimez le plus illustrer ?
-
Jadore
tout ce qui comporte de la vie, du mouvement, particulièrement les épopées
historiques ! Tenez justement « Ololé » ma confié un travail
emballant dans ce genre qui me plaît doublement parce quil se rapporte à notre
histoire de Bretagne : « la Chevauchée dYvon » !
Et M. Bourlès me montre les premières illustrations, le jeune
Yvon, un ololé en croupe sur le cheval dArthur, qui le conduit à travers
lhistoire de Bretagne ! Voici Morvan à la tête de ses troupes ! Quel
mouvement ! Quel grouillement ! On sattend à voir tous ces guerriers
sanimer et envahir latelier !
-
« Je
ne chôme pas avec tous les contes, nouvelles qu »Ololé » menvoie
et les dessins que je dois fournir à dautres journaux et éditeurs ! Aussi, je
ne dispose jamais du temps nécessaire pour faire du sport, je me rattrape sur le
papier ! malheureusement, il faut lavouer, cela ne développe pas les
muscles ! »
Jetant un coup dil sur la bibliothèque de notre
collaborateur, je remarque nombre douvrages sur la Bretagne : Histoire,
costumes, sites ; monuments !
-
Cest
ma documentation ! Je naime pas faire de là peu près ! me dit
R.Boulès.
A ma demande de faire son portrait pour nos lecteurs, notre
artiste sempresse de me donner satisfaction ! Et tandis quil « se
dessine » une mignonne poupée qui semble sortir de lune des nombreuse
illustrations qui submergent son bureau, se glisse auprès de lui. Cest la petite
Rozenn qui attentivement, curieuse et amusée, regarde son papa dessiner.
-
Merci,
je vous laisse maintenant à votre travail car je vois que vous êtes débordé !
-
Oui,
une douzaine dillustrations pour « Ololé », mais autant de plaisir à
illustrer les jolis contes de notre belle Bretagne, que les lecteurs
d »Ololé » en éprouvent à les lire !
Youenn Furic |