Max Jacob |
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Né à Quimper Décédé au Camp de Drancy Poème de Max Jacob |
Peintre, poète, romancier, auteur dramatique et critique . Après avoir obtenu, en 1894, un accessit de philosophie au Concours Général, il sinscrit à lEcole Coloniale à Paris, quil quitte en 1897 pour entamer une carrière artistique ; lannée suivante, il est licencié en Droit. En 1898-1899, il est critique dart dans la Gazette des Beaux-Arts (selon André Salmon). Cest pour lui loccasion de rencontrer Picasso, lors de sa première exposition en juin 1901, chez Vollard. Il exerce divers travaux, et partage une chambre boulevard Voltaire avec Picasso en 1902. En 1903, il habite 33, boulevard Barbès (fait attesté par une mention au dos dun dessin daté de 1903 Homme et femme attablés, rue Ravignan, dessin fait chez Picasso). Max rencontre André Salmon et Apollinaire, et en 1907 on le retrouve au 7, rue Ravignan, dans une chambre dont le terme finit en octobre 1911. Là, Apollinaire lui présente Braque. Le 22 septembre 1909, il a une vision dans sa chambre du 19, rue Gabrielle qui lamène à se convertir au catholicisme. En 1911, au Bateau-Lavoir, il loue lancien atelier dAndré Salmon et de Pierre Mac Orlan. Picasso illustre deaux-fortes cubistes le Saint-Mathorel écrit par Max Jacob et édité par Kahnweiler. Lété 1913, le voit à Céret avec Braque, Picasso et Juan Gris. En 1914, il est réformé, vit au 17, rue Gabrielle et sert de lien entre ses amis mobilisés. Picasso illustre à leau-forte le Siège de Jérusalem. Le 18 février 1915 baptême de Max Jacob, Picasso est son parrain. Modigliani, en 1916, fait son portrait à Montparnasse. Au théâtre Maubel, rue de lArmée dOrient, il apparaît dans les churs des Mamelles de Tirésias, drame surréaliste de son ami Apollinaire. Il publie, à compte dauteur, le Cornet à dés. En 1919, Pierre Bertin monte une pièce de Max Jacob Ruffian toujours, truand jamais. Renversé par une voiture, il est soigné à lhôpital Lariboisière. En 1921, il quitte la Butte pour se retirer au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire. En 1928, il habite lhôtel Nollet, dans la rue du même nom, où réside déjà le musicien Henri Sauguet, hôtel quil quitte en 1934 pour la rue Duras avec le peintre Pierre Colle. Le 24 février 1944, à 11 heures du matin, il est arrêté comme juif, détenu quatre jours à la prison militaire dOrléans, transféré au camp de Drancy le 28 février, il meurt le 5 mars dune pneumonie. Portrait de Max Jacob - Musée des Beaux-Arts de Quimper - pdf |
| QUIMPER & LA BRETAGNE
Max Jacob manifeste durant toute sa vie un profond attachement à sa ville natale, malgré la dégradation des relations avec sa famille. Il y retrouve ses amis Tuset ou Floch. Mais il préfère avant tout séjourner dans les environs de Douarnenez, à Ploaré chez Colle ou à Tréboul. Il y rencontre Wood et Marcoussis et retrouve de Belay. Chaque été il se rend à Roscoff chez ses amis Ghika - Liane de Pougy. Au fil des ans, de nouvelles amitiés se développent, comme celle de Guilloux à Saint-Brieuc. Extraits de "COLLOQUES - I. LOEUVRE DE MAX JACOB Documents écrits de Roscoff ou adressés à Roscoff LE CHANT. PJ,185. A Mme Aurel. Clos Marie Roscoff Finistère. 12 sept. 1923. "Mais je ne suis pas le prem. à me demander si Corneille & Malherbe c'est de la poésie ou même si les développements à beaux vocabulaire de Hugo sont autre chose que de la prose libre assez riche. Villon, c'est de la bonne langue & du bon style, ce n'est pas de la poésie [...]. Un vers n'est pas une formule à bien dire le vrai ou le faux: un vers est le chemin du rêve & non un sujet de méditation, un vers est la découverte du rapport des choses entre elles & avec le poète, un vers c'est l'indéfini dans le fini. Et le lyrisme c'est tout cela chez l'inspiré, que la mélodie emporte au-dessus de la terre." ASTR. & INTERPRETATIONS SYMBOLIQUES. LRV, 29. Roscoff-Clos Marie, 13 août [1924]. "Je me suis occupé d'astrologie après les années 1900 & d'interprétations symboliques surtout vers 1909 après ou avant la première apparition." 32, n. 14. "M.J. eut une vocation plus précoce pour l'astrologie." Voir deux prédictions à R. Villard & Hippolyte Piouffle du temps où ils étaient lycéens. Ibid. 117-19. L'HOSTIE, MESSE MATINALE. LRV, 27. Roscoff, 13 août [1924]. "Ma conversion est définitive. Je ne puis passer une journée sans messe: je suis physiquement & matériellement malade quand je n'ai pas eu la T.S. Communion; je suis moralement dans un état affreux quand j'ai négligé une seule de mes pratiques: méditation, chemin de croix, psaumes de la pénitence, prière du matin. L'absence de Dieu me tue EXACTEMENT l'âme. - Note p. 30 "[...] à la fin de la Messe j'aperçois sa silhouette massive; cheveux drus & blancs autour de son crâne chauve; petit veston ballant; sandales blanches... Il jette un coup d'oeil autour de lui, puis s'agenouille à la Sainte Table; le corps tout penché dans une attitude de recueillement & d'humilité, il attend la Sainte Hostie." [D'une note ms. de R. Villard: "M.J. 15 août 1928."] - p. 31. [ ] nous causons. Il me parle de son besoin de communier. Sa santé est mauvaise; le matin il se lève malade; il se traîne à l'église; mais dès qu'il a communié, il reprend des forces: "Je serais malade si je ne communiais tous le jours... & dire qu'il y a des gens qui prétendent que c'est de l'auto-suggestion." LUA, 32. Roscoff, 29 juillet 1924. "[...] nous disons du mal des gens que nous avons connus [...]." "Mes paroles sont dégoûtantes, [ ] ma méchanceté ne peut être vaincue. La médisance & la calomnie fleurissent dans mes conversations [ ]." MR, Gallimard, 104. CONVERSION DE M.J. MORT MORALE: UN COUP DE FOUDRE. LRV, 24-25. Roscoff, 8 août 1924. "Interroge-moi par l. je te répondrai mais l'essentiel de ma conversion la 'Défense' te l'apprend ou Saint Matorel [...]. - P. 27. 13 août [1924]. "Ma conversion a été un coup de foudre dû à une apparition absolument inattendue que j'ai contée. Un coup d'oeil m'a fait mourir & renaître." "LE MONDE PARISIEN EST STUPIDE & LES GENS D'ESPRIT S'EN ECARTENT." "Paris n'est utile que comme les halles centrales qui sont les mieux apprivisionnées du monde. LUA, 22. 19 nov. 1923; 23."Il est vrai que j'ai beaucoup souffert à Paris mais j'y ai eu d'immenses joies, des illusions, des espérances qui sont toute la vie, des amours, des amitiés, flatteurs, immérités, charmants, des fêtes, des découvertes formidables en moi & dans les autres, toute une vie qui parfumera ma retraite jusqu'à ma mort"; p. 28. 18 mai 1924. "De près, à Paris, tout se perd en propos vains" ; 73-74. Roscoff, 2 octobre 1927. "Cette perte d'un article sur moi sent la haine, cette inexplicable haine errante dans Paris contre moi & dont j'ai de belles preuves encore plus tangibles. Cette haine me trouble plus que ses résultats." DEPLACEMENT. SANTE. LRV, 24. Roscoff, chez les Ghica. 8 août 1924. «Ma santé que je mène avec des précautions & des régimes à nen plus finir est meilleure quand je ne bouge pas.» JACOB, Max (1876-1944). Trop méconnu, ce fantasque poète breton illumina lentre-deux-guerres. Ouvrages en vente à la Bernique. Ne loupez jamais ce quen dit Maurice Sachs, ou Liane de Pougy.
?? texte de cette dédicace : "A Monsieur
Jacques Zym, qui sera toujours un charmant (enfan ?), trop intelligent pour son âge -avec
la sympathie vive de Max Jacob"
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