La vie quotidienne à Roscoff - Paul Signac

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Paul Signac

1863 - 1935

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Paul Signac naquit dans une famille bourgeoise et s'orienta dès avant sa majorité vers une carrière de peintre. Ses premiers travaux s'inscrivirent dans la suite de ceux des impressionnistes.

En grande partie autodidacte, il ne fréquenta pas l'Ecole des Beaux Arts. Il fut en 1884 parmi les membres fondateurs de la Société des Artistes Indépendants et c'est à cette occasion qu'il rencontra le peintre Seurat. Cette rencontre fut déterminante et c'est grâce à l'apport de Seurat que Signac devint, avec ce dernier, le principal artisan du divisionnisme.

Avec le divisionnisme s'amorça un retour en force du dessin en réaction à l'éblouissement lumineux de la période précédente, et la systématisation de la réalité découverte par Monet.

Convertissant par la même occasion Pissarro, il rédigea d'ailleurs sur cette technique picturale une étude intitulée "De Delacroix au Néo-Impressionnisme".

Ses oeuvres sont pour la plupart des paysages, thème auquel il resta toujours attaché. Dans les sujets comme Arbres en fleurs, Signac montra un grand intérêt pour les réflexions scientifiques sur le contraste simultané des couleurs. Nous avons vu que, selon la théorie divisionniste, la division des tons par la juxtaposition de touches de couleur devait permettre de recomposer les valeurs à distance, et Signac pratiqua cette technique avec application.

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Par la suite, cette systématisation de la touche tendit à s'estomper mais Signac, travailleur infatigable, chercha toujours par le biais de voyages et d'inlassables recherches à préserver l'originalité de son oeuvre. En l'occurence, les théories sous-jacentes n'ont pas empêché l'artiste de réaliser une oeuvre sensible et vivante et, en juste retour, l'influence de Signac fut considérable sur les peintres de la génération suivante. Lorsqu'il ne réside pas sur la côte française, le peintre fréquente les bords de Seine. C'est là que, sous la houlette de Gustave Caillebotte, il est initié au canotage et à la pratique de la voile.

A l'image de Caillebotte, Paul Signac n'est pas seulement un amoureux du paysage marin, c'est un adepte de la voile, qu'il s'agisse de promenade ou de régate.

Paul Signac sur Google Images

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A chaque période de sa vie, dans chaque lieu de résidence, le peintre vit en compagnie des bateaux. Il en possédera au total près d'une trentaine, allant de la barque de rivière de quelques mètres au yacht de mer de plus de dix mètres. Si le Hareng-Saur épileptique est l'un des premiers - Signac y emmène Seurat en promenade dès 1885 -, il est vite suivi par le Tub que Signac place au premier plan de deux tableaux en 1888. Viennent ensuite le Faux-Col, l 'Ubu, la Walkyrie . Comme le souligne son ami le critique Félix Fénéon,« c'est une véritable flottille au service de la peinture ». Signac navigue en différents points du littoral français avec le Mage , un sloop à tape-cul de 10 mètres, l 'Olympia , commandé en 1891 au chantier Kerenfors à Roscoff, l 'Axel et l 'Henriette . Fin 1931, peu avant sa mort, il emmène le Ville-d'Honolulu à Barfleur. Ce sera son dernier bateau. Deux amis peintres témoigneront de la constance de cette passion de naviguer. Théo Van Rysselberghe peint en 1897 Paul Signac à la barre de son bateau et, trente ans plus tard, Pierre Bonnard réalise une grande huile sous le titre Signac sur son bateau .


 PA U L   S I G N A C   U N   P E I N T R E   C O M P A G N O N   D E S   B A T E A U X 

Le musée de Pont-Aven accueille actuellement environ 80 aquarelles « bretonnes » d’un des grands noms du post- impressionnisme, Paul Signac. Le conservateur du musée Estelle Guille des Buttes-Fresneau, considère Paul Signac comme « l’un des plus grands aquarellistes du XX e siècle ». 
Paul Signac ayant rencontré le peintre Caillebotte régatier bien connu, va a son contact s’initier et ne deviendra pas seulement un amoureux du paysage marin, mais un adepte de la voile, qu'il s'agisse de promenade ou de régate. 

Une véritable flotille au service de la peinture

A chaque période de sa vie, dans chaque lieu de résidence, le peintre a vécu en compagnie des bateaux. Il en possédera au total près d'une trentaine, allant de la barque de rivière de quelques mètres au yacht de mer de plus de dix mètres. Il commencera avec sa périssoire LeManet Zola Wagner. Sur sa yole aviron le Hareng-Saur épileptique bien dans l’esprit des canotiers d’Argenteuil Signac emmène Seurat en promenade dès 1885. L’année suivante ce sera le Tub jeu de mots canotier entre le sujet de la femme à sa toilette et le bateau qui se remplit à la gite. Vient ensuite la Walküre cette norvégienne canot d’aviron de formes élégantes. En octobre 1889 il devient propriétaire de Roscovite. un voilier destiné à la croisière en mer qu’il nomme Mage, sloop tape cul de 6 tonneaux. Comme le souligne son ami le critique Félix Fénéon,« c'est une véritable flottille au service de la peinture ».

Devenu l’ami de Jacques de Thézac il commande en 1891 au chantier Kerenfors à Roscoff l'Olympia en hommage au tableau de Manet, puis il commandera à M. Mors un monotype qu’il nommera Faux Col qui sera étrenné par Mallarmé à Saint Tropez. En 1894 il fera construire au Petit Gennevilliers un cotre de régate à dérive Axël très remarqué pour son élégance, puis le dériveur Aleph qu’il revendra rapidemente. Il se passionnera pour un petit sharpie Ubu etfera l’acquisition d’un dériveur américain Lark qu’il nommera Acarus puis en 1908 de l'Henriette un canot automobile. Au moment de l’adoption de la jauge internationale il fera l’acquisition d’un des premiers bateaux de course de la Série Nationale Fricka . En 1913 sur des données précises il fera construire un grand yawl de croisière Sindbad , puis fera l’acquisition la même année de Balkis. En 1927 alors qu’il séjourne en Bretagne il fait l’acquisition d’un solide canot du genre de ceux de Belle-Ile nommé Ville-d'Honolulu. Ce sera son dernier bateau. Deux amis peintres témoigneront de la constance de cette passion de naviguer. Théo Van Rysselberghe peint en 1897 Paul Signac à la barre de son bateau et, trente ans plus tard, Pierre Bonnard réalise une grande huile sous le titre Signac sur son bateau . 
Le Musée de Pont-Aven est ouvert tous les jours.


Musée de Pont-Aven.
Escale d’été pour Paul Signac 

« L’un des plus grands »

Estelle Fresneau, le conservateur du musée, considère que Paul Signac est « l’un des plus grands aquarellistes du XX e siècle ».

Les cimaises du musée de Pont-Aven vont accueillir, cet été, environ 80 aquarelles « bretonnes » d’un des grands noms du post- impressionnisme, Paul Signac. Vernissage samedi.

Paul Signac n’aimait pas Pont-Aven, ce « pays ridicule de petits coins à cascades pour aquarellistes anglaises ». Il faut dire qu’à l’époque, il avait une dent contre Paul Gauguin... Mais sur les bords de l’Aven, on n’est pas rancunier, et c’est donc cet artiste qui sera en pleine lumière de juin à octobre, dans les murs du musée. Il faut dire que s’il n’appréciait pas Pont-Aven, Paul Signac adorait la Bretagne ; au moins la maritime, celle des ports et des grands voiliers. Et il y venait très régulièrement, de Saint-Malo à Guérande et de Roscoff à Concarneau ; d’autant que ce Parisien était aussi un excellent régatier qui a possédé, dans sa vie, achevée en 1935, pas moins de 32 bateaux !

Considéré comme post-impressionniste, adepte du pointillisme et du tachisme, admirateur de Seurat et Delacroix, il avait une grande liberté dans la touche et un sens profond de la couleur. Bref, un peintre hors pair dont les œuvres sont disséminées dans le monde entier. Il a fallu deux ans à Estelle Fresneau avec, comme chaque année l’aide financière du CMB, pour rassembler les 80 œuvres en question. Certaines viennent de l’Arkansas, d’autres des Pays-Bas et de grands musées français, et 25 collectionneurs privés ont aussi été sollicités pour mettre sur pied ce qui constituera sans nul doute l’un des grands événements culturels de l’été breton.

Le public devrait être au rendez-vous : laissant sourdre bien des rêves de grands départs, ces grand-voiles et ces vieux gréements couchés sur la toile il y a une centaine d’années constituent en quelque sorte un clin d’œeil idéal à Brest 2008.

  • Ouvert tous les jours du 7 juin au 6 octobre 2008
    de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.
    de 10 h à 19 h en juillet et août.

  • Entrée : 6 et 4 €

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Le Télégramme du 5 juin 2008

Article de l'Ouest-France du 24 juillet 2008

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