Ecoutez des poèmes de Corbière lus sur Radio Télérama
Tristan
Corbière - Au
vieux Roscoff
Ouest-France 26 février 2011La Ville de Morlaix fête le poète Tristan Corbière |
Poetry Book Society Recommended Translation Tristan Corbière Wry-blues loves Les Amours
jaunes Translated and introduced by Peter DALE Corbière is hard-bitten. perhaps the most poignant
poet since Villon, in very much Villon's manner!
there are not many men who have written poems as
good as his, and he can wait in mocking confidence for the world en make its way to his
grave! The chronically invalid son of a robust captain and novelist father, Tristan Corbière ( 1845 75 ) published one book of verse and was virtually unheard of in his lifetime. He is an informal formalist, delighting in clashing registers of diction and outrageous puns. With pervasive self-mocking humour his poems combine a hopeless love, a grounded sea-fever, a ferocious ironic compassion and a savage sympathy with dogs and underdogs. As Peter Dale writes in his introduction: Above all, he is own man, able to resist the blandishments of literary theory, social expectations, and the mollifications of religion! The book contains the entire Les amours jaunes and a selection of Corbières uncollected poems. Peter Dale worked as a secondary school teacher before becoming a freelance writer in 1993. He was co-editor of the poetry journal Agenda for many years. As well as his notable translations from Dante, Jules Laforgue and François Villon, Anvil has published his news and selected poems. Edge to Edge ( 1996) and hits most recent collection Under the breath (2002). Cover
painting of Tristan Corbière by Artur Stéphany, Cover design by Tamasin Cole · £14.95 · $24;95 in USA |
La société de livre de poésie a recommandé la traduction Tristan Corbière « Les Amours jaunes » «
Les amours jaunes » traduites et présenté par Peter DALE « Corbière est mordant, peut-être le poète le plus intense depuis
Villon, vraiment à la manière de Villon! » "... il n'y a
pas beaucoup d'hommes qui ont écrit des poésies aussi bonnes que les siennes, et il peut
attendre en confiance la raillerie du monde faire le chemin de sa tombe! Le fils chroniquement invalide d'un père capitaine robuste et romancier, Tristan Corbière (1845 - 75) a édité un livre de vers et était pratiquement ignoré de son vivant. Il est un formaliste sans cérémonie, enchantant dans des registres opposés de diction et de calembours tumultueux. Avec une autodérision pénétrante ses poésies combinent un amour désespéré, une solide « fièvre de marin », une compassion ironique, féroce et une sympathie sauvage avec des chiens et des opprimés. Comme de Peter Dale écrit dans son introduction: « Au-dessus de tout, il est lui-même, capable de résister aux douces flatteries de la théorie littéraire, à des espérances sociales, et aux amollissements de la religion ! ». Le livre contient la totalité des « Amours jaunes » et un choix des poésies inédites de Corbière. Peter Dale travaillait en qualité de professeur d'école secondaire avant de devenir auteur indépendant en 1993. Il était co-éditeur du journal de poésie « Agenda » durant plusieurs d'années. Ainsi que ses traductions remarquables de Dante, de Jules Laforgue et François Villon, ANVIL a édité ses nouvelles et poésies choisies. « Edge to Edge » (1996) et sa récente collection « Under the breath » (2002). Peinture de Tristan
Corbière sur la couverture par Artur Stéphany, Conception de la couverture - Tamasin Cole · £14.95 · $24;95 aux Etats-Unis |
Edouard Joachim naît le 18 juillet 1845 à
Morlaix, son père, Edouard Corbière, romancier et marin, est âgé de 52 ans et sa
mère, Angélique Aspasie Puyo, de 19 ans.
Après une petite enfance passée sans histoire dans le manoir du Launay,Tristan est
envoyé en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc en 1859. Les années passées dans
sa "cage" de Saint-Brieuc furent très douloureuses pour le jeune Corbière qui
se plaint du froid, dengelures aux mains et aux pieds mais surtout qui souffre de
léloignement familial, en témoignent de très longues et touchantes lettres
écrites à sa famille restée au Launay. "Les lettres que jai reçues,je les
sais par coeur car je les lis 5 ou 6 fois par jour." Néanmoins cest durant
cette période difficile que lon voit poindre sa vocation de poète et que se
développe son écriture acerbe.(Il écrit "lode au
chapeau", son premier poème connu.).
A cause de laggravatrion de son état de santé,Tristan doit quitter sa
"cage" de Saint-Brieuc pour rejoindre son oncle médecin établi à Nantes. En
1860, il entre donc au lycée de Nantes mais cette fois en qualité dexterne.
En 1862, Tristan abandonne ses études, ne passe pas le baccalauréat, et séjourne avec
sa mère à Cannes et à Luchon. Il découvre Hugo, Baudelaire, Musset. En 1863, la
maladie ayant encore progressé, sur les conseils du docteur Chenantais, vient
sinstaller à la station balnéairede Roscoff, profitant dune maison que ses
parents y possèdent.Tristan se contente de traîner lamentablement sa maigre silhouette
dans les rues et les bars de la ville, sa maladie et ses rhumatismes lui interdisant toute
activité (celle de marin par exemple quil aurait rêvé dexercé). Néanmoins
les frasques du jeune poète rythment le quotidien du village et celui que la population
surnomme déjà l"Ankou" (le squelette charretier de la mort dans la
mythologie celtique) en raison de sa maigreur et de son allure disloquée samuse, un
jour à se déguiser en forçat, en femme ou en mendiant, lautre à se raser les
sourcils. Il affectionne les voyages en mer à bord de son bateau, le
Négrier, baptisé ainsi daprès lun des romans à succés de son
père. Il compose ses Gens de mer.
De décembre 1869 à mars 1870, il effectue un voyage en Italie, à Naples, Sorrente,
Capri, puis il visite Rome, où on le voit traîner un porc en laisse déguisé en
évêque et ce lors du carnaval en présence du pape.
Fuyant la Commune, à moins que ce ne soit sa répression, arrive à la pension Le Gad,
chez lequel Tristan prend ses repas, au printemps 1871, le comte Rodolphe de Battine
accompagné de sa maîtresse, lactrice italienne Armida-Josefina Cuchiani, dite
Herminie.
Cest ainsi donc que sécoulent ses jours jusque sa rencontre avec Marcelle, en
1871, son autre grande passion avec celle qui le lie à la mer. Armida Josefina Cuchiani,
cette petite actrice parisienne que Tristan se plaît à appeler Marcelle était en fait
la maîtresse du comte Rodolphe de Batine et inspira à Tristan la plus grande partie de
son oeuvre. Tous deux vivent une relation pour le moins étrange ( unilatérale souvent,
masochiste parfois ) puisque Tristan naspirait quà "lêcher un peu
damour qui ne fût pas payé" alors quil semble que Marcelle et Rodolphe
semblaient profiter du poète pour se promener en bateau ou tout simplement parce que sa
sensibilité extrême les amusaient beaucoup ! Toutefois leurs rapports sont sans
doute plus complexes et plus ambivalents encore Corbière lui même semble jouer lui même
à se faire battre dans cette si troublante relation : Marcelle est pour lui une
sorte dAmour absolu : une impossible quête de son "Ideal-de-femme"
et par conséquent celle-ci se doit dêtre inaccessible. Voyant quelle ne le
repousse pas cest Tristan lui même qui va jouer à
"lamour-coup-de-fouet". Toujours est-il que le jeune poète aime
"douloureusement" Marcelle ("Mon amour a moi naime pas quon
laime...") et quil la suivra lors de ses tournées à Paris ou en Italie.
Finalement de cette relation il ne restera que les Amours jaunes,
jaune comme la couleur de Judas celle de la trahison du cocuage... ou tout simplement
comme le rire jaune ! Hormis cette actrice de seconde zone et la mer ses relations
sont rares : Laubergiste Le Gad chez qui il fréquente des peintres est son
plus fidèle ami et certains marins, admiratifs de son courage à naviguer par gros temps,
lui témoignèrent aussi de laffection (de la pitié ?). Il compose la Pastorale de Conlie et la Rhapsodie foraine.
En 1872, Tristan sinstalle à Paris pour être au plus près de Marcelle.
En 1873, il publie six poèmes dans La Vie Parisienne. En août, ses Amours jaunes, recueil de poèmes et doeuvres en prose sans
lien apparent ou cohérence interne et dédié à son père, sont publiés à compte
dauteur (grâce à largent de son père) chez le petit éditeur Gladys à
Paris (un éditeur spécialisé dans la littérature érotique dont les livres étaient
reconnaissables à leurs couvertures jaunes). A lautomne, La vie
parisienne publie deux de ses poèmes en prose, Casino des
trépassés et LAméricaine.
En 1874, il séjourne dans la Sarthe chez le Comte de Battine, à Aiguebelles. Il passe
lété à Roscoff avec le comte et Marcelle.
Au mois de décembre 1874, ses maux lobligent à entrer à lhôpital Dubois de
Vincennes et écrit dailleurs à sa mère : "Je suis à Dubois... du bois
dont on fait les cercueils". Sa mère le ramène à Morlaix. Il y meurt en 1875, le
premier mars, en pressant un bouquet de bruyère dans ses bras. Verlaine fera redécouvrir
lauteur dans ses Poètes maudits en 1883.
Il fait partie des cinq " poètes maudits " découvert par Verlaine. Le moindre que l'on puisse dire c'est que les Roscovites ne sont pas près de l'oublier !
1845 - Naissance le 16 juillet au manoir de Coatcongar, près de Morlaix,
1859 - études au lycée de Saint Brieuc.
1860 - externe au lycée de Nantes.
1862 - rhumatismes et premiers symptômes de la tuberculose. Tristan abandonne ses études et séjourne avec sa mère à Cannes et à Luchon.
1863 - il arrive à Roscoff pour soigner ses rhumatismes. Il y restera sept ans.
1969 - Décembre à Mars 1870 : il voyage en Italie (on le voit à Naples, Sorrente, Capri, puis il visite Rome, ).
1871 - coup de foudre de Tristan Corbière pour Herminie, maîtresse du Comte de Battine rencontré à la pension le Gad. Il baptisera Herminie Marcelle. Il compose la Pastorale de Conlie et la Rhapsodie foraine.
1872 - Tristan s'installe à Paris pour être plus près de Marcelle.
1873 - La vie parisienne publie les poèmes de Corbière. En Août, son père paie l'édition des Amours Jaunes.
1874 - séjour dans la Sarthe chez le Comte de Battine (à Aiguebelles). Il passe l'été à Roscoff avec le comte et Marcelle.
1874 - Décembre - Il est transporté à l'hôpital Dubois à Vincennes ( il aura ce jeu de mots : " Dubois dont on fait les cercueils ") puis sa mère le ramène à Morlaix.
1875 - 1er Mars - il meurt à Morlaix âgé de 30 ans.
C'est un excentrique qui a le goût de la provocation. Il déambule dans les rues déguisé en fantôme ou en matelot et multipliant les farces auprès des habitants. Petit à petit, il fait partie du paysage local. Il y accueillera son ami Alexandre Dumas qui logera à l'étage de l'actuel Office de Tourisme.
Un écusson représentant son profil est sculpté sur la façade de sa maison, place de l'église, qui abrite aujourd'hui une partie de la station biologique.
| Archives de France
Culture émission du dimanche 18 mai 2003 Tristan Corbiere (1845-1875) par Anne-Lise David
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AU VIEUX ROSCOFF Berceuse en Nord-Ouest mineur Trou de flibustiers, vieux nid Ronfle à la mer, ronfle à la brise; - Dors, vieille coque bien ancrée; - Dors, vieille fille à matelots; - Où sont les noms de tes amants... Où battaient-ils, ces pavillons, - Dors: sous les noires cheminées. Il dort ton bon canon de fer,
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Sur un bâtiment actuel de la Station Biologique, place de l'Eglise |
à écouter |
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| - Apres la pluie | 3.63 MB | 2.54 MB | 1.82 MB |
| - Ca | 3.35 MB | 2.39 MB | 1.68 MB |
| - Elizir d'amor | 3.02 MB | 2.18 MB | 1.51 MB |
| - Femme | 3.67 MB | 2.64 MB | 1.84 MB |
| - La fin | 2.56 MB | 1.90 MB | 1.28 MB |
| - Le phare | 3.06 MB | 2.22 MB | 1.53 MB |
| - Au vieux Roscoff | 2.72 MB | 2.00 MB | 1.36 MB |
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