La vie quotidienne à Roscoff - Corbière Tristan

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Image de tristan Corbière

Tristan Corbière
1845 - 1875

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Médaillon  sur le bâtiment de la Station Biologique de Roscoff - Cliquer pour agrandir

Ecoutez des poèmes de Corbière lus sur Radio Télérama

Tristan CorbièreAu vieux Roscoff

Ouest-France – 26 février 2011

 La Ville de Morlaix fête le poète Tristan Corbière

corbiere-timbre-2011.jpg (44984 octets)

La Ville de Morlaix a lancé hier un timbre à l’effigie du poète Tristan Corbière, qui sera édité à trois millions d’exemplaires.

Personnage illustre de Morlaix, Tristan Corbière (1845-1875) a rédigé un célèbre recueil de poèmes Les Amours Jaunes.

La diffusion de ce timbre sonne le point de départ d’un mois d’animations à Morlaix autour de la vie et de l’œuvre du poète


  • Nouveau livre des " Amours jaunes "

  • édité par une maison d'Edition anglaise "Anvil" ( 475 pages )
    Site web de la Maison d'édition

  • Les textes sont entièrement bilingues Français / Anglais

  • La peinture représentant Tristan Corbière sur la couverture est l'oeuvre d'un roscovite, Artur Stéphany.

Cliquer sur la photo pour lire la présentation du livre

Cliquer ICI, pour lire la présentation ( la couverture ) de ce livre

Par "Le projet Gutengerg" >>> Les Amours jaunes

Les amours jaunes by Corbière, Tristan, 1845-1875

Poetry Book Society Recommended Translation

Tristan Corbière

“Wry-blues loves”

“Les Amours jaunes”
and other poems

Translated and introduced by Peter DALE

“Corbière is hard-bitten. perhaps the most poignant poet since Villon, in very much Villon's manner!
EZRA POUND

“… there are not many men who have written poems as good as his, and he can wait in mocking confidence for the world en make its way to his grave!
RANDALL JARRELL

The chronically invalid son of a robust captain and novelist father, Tristan Corbière ( 1845 – 75 ) published one book of verse and was virtually unheard of in his lifetime. He is an informal formalist, delighting in clashing registers of diction and outrageous puns. With pervasive self-mocking humour his poems combine a hopeless love, a grounded sea-fever, a ferocious ironic compassion and a savage sympathy with dogs and underdogs. As Peter Dale writes in his introduction: “Above all, he is own man, able to resist the blandishments of literary theory,  social expectations, and the mollifications of religion!”

The book contains the entire “Les amours jaunes” and a selection of Corbière’s uncollected poems.

Peter Dale worked as a secondary school teacher before becoming a freelance writer  in 1993. He was co-editor of the poetry journal “Agenda” for many years. As well as his notable translations from Dante, Jules Laforgue and François Villon, Anvil has published his news and selected poems. Edge to Edge ( 1996) and hits most recent collection Under the breath (2002).

Cover painting of Tristan Corbière by Artur Stéphany,
by kind permission of the artist
and courtesy of Pierre Cuzon.

Cover design by Tamasin Cole

·         £14.95

·         $24;95 in USA

La société de livre de poésie a recommandé la traduction

Tristan Corbière

« Les Amours jaunes »

«   Les amours jaunes »
et d'autres poésies

traduites et présenté par Peter DALE

« Corbière est mordant, peut-être le poète le plus intense depuis Villon, vraiment à la manière de Villon! »
Ezra Pound

"...  il n'y a pas beaucoup d'hommes qui ont écrit des poésies aussi bonnes que les siennes, et il peut attendre en confiance la raillerie du monde faire le chemin de sa tombe! 
Randall Jarrell

Le fils chroniquement invalide d'un père capitaine robuste et romancier, Tristan Corbière (1845 - 75) a édité un livre de vers et était pratiquement ignoré de son vivant. Il est un formaliste sans cérémonie, enchantant dans des registres opposés de diction et de calembours tumultueux.

Avec une autodérision pénétrante ses poésies combinent un amour désespéré, une solide « fièvre de marin », une compassion ironique, féroce et une sympathie sauvage avec des chiens et des opprimés.

Comme de Peter Dale écrit dans son introduction: « Au-dessus de tout, il est lui-même, capable de résister aux douces flatteries de la théorie littéraire, à des espérances sociales, et aux amollissements de la religion ! ».

Le livre contient la totalité des «  Amours jaunes » et un choix des poésies inédites de Corbière.

Peter Dale travaillait en qualité de professeur d'école secondaire avant de devenir auteur indépendant en 1993. Il était co-éditeur du journal de poésie « Agenda » durant plusieurs d'années. Ainsi que ses traductions remarquables de Dante, de Jules Laforgue et François Villon, ANVIL a édité ses nouvelles et poésies choisies. « Edge to Edge » (1996) et sa récente collection « Under the breath » (2002).

Peinture de Tristan Corbière sur la couverture par Artur Stéphany,
avec la permission aimable de l'artiste
et la courtoisie de Pierre Cuzon. 

Conception de la couverture - Tamasin Cole

·         £14.95

·         $24;95 aux Etats-Unis

Edouard Joachim naît le 18 juillet 1845 à Morlaix, son père, Edouard Corbière, romancier et marin, est âgé de 52 ans et sa mère, Angélique Aspasie Puyo, de 19 ans.
Après une petite enfance passée sans histoire dans le manoir du Launay,Tristan est envoyé en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc en 1859. Les années passées dans sa "cage" de Saint-Brieuc furent très douloureuses pour le jeune Corbière qui se plaint du froid, d’engelures aux mains et aux pieds mais surtout qui souffre de l’éloignement familial, en témoignent de très longues et touchantes lettres écrites à sa famille restée au Launay. "Les lettres que j’ai reçues,je les sais par coeur car je les lis 5 ou 6 fois par jour." Néanmoins c’est durant cette période difficile que l’on voit poindre sa vocation de poète et que se développe son écriture acerbe.(Il écrit "l’ode au chapeau", son premier poème connu.).
A cause de l’aggravatrion de son état de santé,Tristan doit quitter sa "cage" de Saint-Brieuc pour rejoindre son oncle médecin établi à Nantes. En 1860, il entre donc au lycée de Nantes mais cette fois en qualité d’externe.
En 1862, Tristan abandonne ses études, ne passe pas le baccalauréat, et séjourne avec sa mère à Cannes et à Luchon. Il découvre Hugo, Baudelaire, Musset. En 1863, la maladie ayant encore progressé, sur les conseils du docteur Chenantais, vient s’installer à la station balnéairede Roscoff, profitant d’une maison que ses parents y possèdent.Tristan se contente de traîner lamentablement sa maigre silhouette dans les rues et les bars de la ville, sa maladie et ses rhumatismes lui interdisant toute activité (celle de marin par exemple qu’il aurait rêvé d’exercé). Néanmoins les frasques du jeune poète rythment le quotidien du village et celui que la population surnomme déjà l’"Ankou" (le squelette charretier de la mort dans la mythologie celtique) en raison de sa maigreur et de son allure disloquée s’amuse, un jour à se déguiser en forçat, en femme ou en mendiant, l’autre à se raser les sourcils. Il affectionne les voyages en mer à bord de son bateau, le Négrier, baptisé ainsi d’après l’un des romans à succés de son père. Il compose ses Gens de mer.
De décembre 1869 à mars 1870, il effectue un voyage en Italie, à Naples, Sorrente, Capri, puis il visite Rome, où on le voit traîner un porc en laisse déguisé en évêque et ce lors du carnaval en présence du pape.
Fuyant la Commune, à moins que ce ne soit sa répression, arrive à la pension Le Gad, chez lequel Tristan prend ses repas, au printemps 1871, le comte Rodolphe de Battine accompagné de sa maîtresse, l’actrice italienne Armida-Josefina Cuchiani, dite Herminie.
C’est ainsi donc que s’écoulent ses jours jusque sa rencontre avec Marcelle, en 1871, son autre grande passion avec celle qui le lie à la mer. Armida Josefina Cuchiani, cette petite actrice parisienne que Tristan se plaît à appeler Marcelle était en fait la maîtresse du comte Rodolphe de Batine et inspira à Tristan la plus grande partie de son oeuvre. Tous deux vivent une relation pour le moins étrange ( unilatérale souvent, masochiste parfois ) puisque Tristan n’aspirait qu’à "lêcher un peu d’amour qui ne fût pas payé" alors qu’il semble que Marcelle et Rodolphe semblaient profiter du poète pour se promener en bateau ou tout simplement parce que sa sensibilité extrême les amusaient beaucoup ! Toutefois leurs rapports sont sans doute plus complexes et plus ambivalents encore Corbière lui même semble jouer lui même à se faire battre dans cette si troublante relation : Marcelle est pour lui une sorte d’Amour absolu : une impossible quête de son "Ideal-de-femme" et par conséquent celle-ci se doit d’être inaccessible. Voyant qu’elle ne le repousse pas c’est Tristan lui même qui va jouer à "l’amour-coup-de-fouet". Toujours est-il que le jeune poète aime "douloureusement" Marcelle ("Mon amour a moi n’aime pas qu’on l’aime...") et qu’il la suivra lors de ses tournées à Paris ou en Italie. Finalement de cette relation il ne restera que les Amours jaunes, jaune comme la couleur de Judas celle de la trahison du cocuage... ou tout simplement comme le rire jaune ! Hormis cette actrice de seconde zone et la mer ses relations sont rares : L’aubergiste Le Gad chez qui il fréquente des peintres est son plus fidèle ami et certains marins, admiratifs de son courage à naviguer par gros temps, lui témoignèrent aussi de l’affection (de la pitié ?). Il compose la Pastorale de Conlie et la Rhapsodie foraine.
En 1872, Tristan s’installe à Paris pour être au plus près de Marcelle.
En 1873, il publie six poèmes dans La Vie Parisienne. En août, ses Amours jaunes, recueil de poèmes et d’oeuvres en prose sans lien apparent ou cohérence interne et dédié à son père, sont publiés à compte d’auteur (grâce à l’argent de son père) chez le petit éditeur Gladys à Paris (un éditeur spécialisé dans la littérature érotique dont les livres étaient reconnaissables à leurs couvertures jaunes). A l’automne, La vie parisienne publie deux de ses poèmes en prose, Casino des trépassés et L’Américaine.
En 1874, il séjourne dans la Sarthe chez le Comte de Battine, à Aiguebelles. Il passe l’été à Roscoff avec le comte et Marcelle.
Au mois de décembre 1874, ses maux l’obligent à entrer à l’hôpital Dubois de Vincennes et écrit d’ailleurs à sa mère : "Je suis à Dubois... du bois dont on fait les cercueils". Sa mère le ramène à Morlaix. Il y meurt en 1875, le premier mars, en pressant un bouquet de bruyère dans ses bras. Verlaine fera redécouvrir l’auteur dans ses Poètes maudits en 1883.


Il fait partie des cinq " poètes maudits " découvert par Verlaine. Le moindre que l'on puisse dire c'est que les Roscovites ne sont pas près de l'oublier !

  • 1845 - Naissance le 16 juillet au manoir de Coatcongar, près de Morlaix,

  • 1859 - études au lycée de Saint Brieuc.

  • 1860 - externe au lycée de Nantes.

  • 1862 - rhumatismes et premiers symptômes de la tuberculose. Tristan abandonne ses études et séjourne avec sa mère à Cannes et à Luchon.

  • 1863 - il arrive à Roscoff pour soigner ses rhumatismes. Il y restera sept ans.

  • 1969 - Décembre à Mars 1870 : il voyage en Italie (on le voit à Naples, Sorrente, Capri, puis il visite Rome, …).

  • 1871 - coup de foudre de Tristan Corbière pour Herminie, maîtresse du Comte de Battine rencontré à la pension le Gad. Il baptisera Herminie Marcelle. Il compose la Pastorale de Conlie et la Rhapsodie foraine.

  • 1872 - Tristan s'installe à Paris pour être plus près de Marcelle.

  • 1873 - La vie parisienne publie les poèmes de Corbière. En Août, son père paie l'édition des Amours Jaunes.

  • 1874 - séjour dans la Sarthe chez le Comte de Battine (à Aiguebelles). Il passe l'été à Roscoff avec le comte et Marcelle.

  • 1874 - Décembre - Il est transporté à l'hôpital Dubois à Vincennes ( il aura ce jeu de mots : " Dubois dont on fait les cercueils ") puis sa mère le ramène à Morlaix.

  • 1875 - 1er Mars - il meurt à Morlaix âgé de 30 ans.

C'est un excentrique qui a le goût de la provocation. Il déambule dans les rues déguisé en fantôme ou en matelot et multipliant les farces auprès des habitants. Petit à petit, il fait partie du paysage local. Il y accueillera son ami Alexandre Dumas qui logera à l'étage de l'actuel Office de Tourisme.

Un écusson représentant son profil est sculpté sur la façade de sa maison, place de l'église, qui abrite aujourd'hui une partie de la station biologique.


Voir la page évoquant son père Edouard Corbière

 
Archives de France Culture
émission du dimanche 18 mai 2003
Tristan Corbiere (1845-1875)

par Anne-Lise David
Réalisation : Marie-Christine Clauzet

«A l’heure où j’écris, note Lautréamont, de nouveaux frissons parcourent l’atmosphère intellectuelle». Corbière fait partie de cette poignée de jeunes surdoués qui font frémir la littérature autour des années 1870 et qui disparaissent avant 30 ans en ne laissant souvent qu’un seul chef d’œuvre.

Les amours jaunes , publié en 1873 à compte d’auteur chez les frères Glady à Paris, sera le seul volume de Tristan qui s’éteint en 1875 à Morlaix, perclus de rhumatismes articulaires.


C’est à Paul Verlaine que l’on doit sa résurrection en 1884 : Corbière aura l’honneur d’être sacré «poète maudit», entre Rimbaud et Mallarmé, par l’auteur de Sagesse. Pourtant cette «malédiction» ne sera pas due à la misère : Corbière n’aura jamais à travailler. Il est né fils d’un marin devenu notable à Morlaix, Edouard Corbière, rangé et respectable, auteur d’un roman fameux Le négrier . D’abord baptisé Edouard comme son père, Tristan se fera un prénom en imposant au talent du père son génie propre. Face à l ‘écrivain maritime célèbre, le « flibustier du style » qu’est le poète impose des vers anguleux et sombres, au rythme syncopé : une voix toujours moderne. Malade, laid, «posant pour l’unique», complaisamment installé entre le crapaud repoussant et le chien servile, le «fantasque Corbière» selon les mots de Rémy de Gourmont, aurait des allures de Lautrec. Excellent caricaturiste, Corbière se défigure avec délectation, promène une langouste au bout d’une laisse dans les rues de Morlaix, se déguise en évêque, tout en écrivant ses remarquables «Rondels pour après», sa «Rapsode foraine» et la série de poèmes intitulée «Raccrocs». Malgré les lectures enthousiastes de Léon Bloy et de Huysmans, Corbière sera longtemps catalogué parmi les excellents poètes régionalistes. La faute à Verlaine qui célébra aussi le «breton bretonnant»… Mais l’inventeur de la dissonance poétique, l’amateur de fausses notes, fruit vert, Quasimodo, marin loupé de la baie des trépassés, mal aimé, surnommé «l’Ankou» par les gamins de Morlaix, aurait inventé la Bretagne si elle n’avait pas existé. C’est un pays de nulle part, curé jusqu’à l’os, «paysage mauvais» de l’ailleurs qui est la vraie patrie du «rafalé» : «fuyons vers les pays qui sont des analogies de la mort» disait Baudelaire… Quelques voyages en Italie et à Paris le reconduisent à Roscoff, port d’attache et lieu d’une fatale rencontre amoureuse avec celle pour qui il écrit son unique recueil. Mais qui fut cette «Marcelle», maîtresse attitrée d’un autre qui ne trouva jamais rien à redire à ce «flirt» ?

Une édition des Amours jaunes
(Livre de poche 2003).


Anne-Denes Martin.  Professeur à l’Université Michel de Montaigne/Bordeaux III.Evelyne Wilhelm.  PoèteMichel Décaudin.  Professeur émérite à la Sorbonne nouvellePatrick Besnier.  Professeur à l’Université du MaineJean Roudaut.  EcrivainJean Berthou.  Chercheur au CNRSMichel Dansel.  EcrivainUne adresse
Cercle Édouard et Tristan Corbière
(prés. Marcel-Vincent Postic)
Bibliothèque du patrimoine - Hôtel de Ville
BP 25- 29610 Morlaix Cedex
tél.: 02.98.63.10.13

Ouvrages :

Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, Poèmes retrouvés, Œuvres en prose, éd. Jean-Louis Lalanne, préf. Henri Thomas, Paris, Gallimard, « Poésie », 1973.
Tristan CORBIÈRE, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1970 [en compagnie de Charles Cros] - épuisé
Tristan CORBIÈRE, Œuvres poétiques complètes, préf. de Hubert Juin, éd. présent. et annot. par Michel Dansel, Paris, Laffont, « Bouquins », 1989 [en compagnie de Rimbaud, Cros, Lautréamont] – épuisé.
Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, éd. Christian Angelet, Paris, LGF, « Le Livre de poche » – à paraître, en mai 2003.
Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, éd. Claude Bonnin, Élisabeth Aragon, Toulouse, Presses universitaires du Mirail-Toulouse, 1992.
Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, postf. Isabelle Rossignol, Paris, Seghers, « Poésie d'abord » à paraître, en mai 2003..
Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, postf. et notes Yves Leclair, Paris, Seuil, « L'École des lettres », 1992.
Tristan CORBIÈRE, Les Amours jaunes, prés. Serge Safran, Paris, La Différence, « Orphée », 1989 – épuisé.
Tristan CORBIÈRE, Armor, Gens de mer, précédé de Gilles Plazy, « La poésie mise à nu par le célibataire même », Spezet, Coop Breizh, 2002 [poèmes extraits des Amours jaunes]
Tristan CORBIÈRE, Le casino des trépassés, éd. bilingue, trad anglaise de et préf. Kenneth White, Perros-Guirec, La Tilv, « Bibliothèque internationale de poésie », 1995.
Tristan CORBIÈRE, Mathurin Méheut, Tristan Corbière, Saint-Malo, Ancre de marine, 1989 [choix de poèmes illustrés].
Édouard CORBIÈRE, Les pilotes de l'Iroise, éd. sous la dir. de Jacques-Rémi Dahan, Paris, Corti, « Domaine romantique », 2000.

Numéros de revue :

Michel DANSEL (dir.), Tristan Corbière, La nouvelle Tour de feu, numéro spécial, 11-12-13, printemps, été, automne 1985, Corbeil-Essonnes, Éd. du Soleil, 1985.
COLL., Tristan Corbière en 1995 : lire les "Les amours jaunes" 150 ans après la naissance du poète, Morlaix, Comité Tristan Corbière et Bibliothèque municipale de Morlaix, 1996.

Essais et études biographiques :

Henri THOMAS, Tristan le dépossédé : Tristan Corbière, Paris, Gallimard, « Blanche », 1972.
Jacques SIMONOMIS : Comme un cri d'os ... Tristan Corbière…, Le Pallet, Traces / Michel-François Lavaur, 1983.
Michel DANSEL, Tristan Corbière : thématique de l'inspiration, Lausanne, l'Âge d'homme, « Lettera », 1985.
Michel DANSEL, Langage et modernité chez Tristan Corbière, Saint-Genouph, Nizet, 1974.
Jean ROUSSELOT, Tristan Corbière : un essai, œuvres choisies, bibliographie, dessins, portraits, facs-similés, textes inédits, Paris, Seghers, « Poètes d'aujourd'hui », 1951, 1961, 1973, nouv. éd. – épuisé.
André LE MILINAIRE, Tristan Corbière : la paresse et le génie, Seyssel, Champ Vallon, « Champ poétique », 1989.
Alexandre ARNOUX, Tristan Corbière, une âme et pas de violon, Paris, Grasset, 1930 – épuisé.
Anne-Denes MARTIN, Itinéraire poétique en Bretagne : de Tristan Corbière à Xavier Grall, Paris, l’Harmattan, « Critiques littéraires », 1995.
Hughes LAROCHE, Tristan Corbière ou Les voix de la corbière, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, « L'Imaginaire du texte », 1997.
Francis F. BURCH, Sur Tristan Corbière, Saint-Genouph, Nizet, 1976 [lettres inédites et critiques].
Keith H. McFARLANE, Tristan Corbière dans les `Amours jaunes', Paris, Lettres modernes Minard, « Bibliothèque des lettres modernes », 1975.
Tristan Corbière :" poète en dépit de ses vers", Musée des Jacobins, 1995 [Place des Jacobins, 29600, Morlaix]

Compléments :

Pascal RANNOU (dir.), Pierre Bazantay, Fabienne Le Chanu, Yannick Lemarié, et al., Visages de Tristan Corbière, Skol Vreizh, 33, Morlaix, 1995.
Yves LE MANACH, Corbière, Rimbaud, Blanqui et l'éternité, Quimperlé, Éd. de la Digitale, 2002.
Francis F BURCH, Tristan Corbière: l'originalité des `Amours jaunes' et leur influence sur T.S. Eliot, Saint-Genouph, Nizet, 1970.

AU VIEUX ROSCOFF

 Berceuse en Nord-Ouest mineur

Trou de flibustiers, vieux nid
À corsaire! - dans la tourmente,
Dors ton bon somme de granit
Sur tes caves que le flot hante...

Ronfle à la mer, ronfle à la brise;
Ta corne dans la brume grise,
Ton pied marin dans les brisants...
- Dors: tu peux fermer ton oeil borgne
Ouvert sur le large, et qui lorgne
Les Anglais, depuis trois cents ans.

- Dors, vieille coque bien ancrée;
Les margats et les cormorans
Tes grands poètes d'ouragans
Viendront chanter à la marée...

- Dors, vieille fille à matelots;
Plus ne te soûleront ces flots
Qui te faisaient une ceinture
Dorée, aux nuits rouges de vin,
De sang, de feu! - Dors... Sur ton sein
L'or ne fondra plus en friture.

- Où sont les noms de tes amants...
- La mer et la gloire étaient folles !
Noms de lascars ! noms de géants !
Crachés des gueules d'espingoles...

Où battaient-ils, ces pavillons,
Écharpant ton ciel en haillons!...
- Dors au ciel de plomb sur tes dunes.
Dors : plus ne viendront ricocher
Les boulets morts, sur ton clocher
Criblé - comme un prunier - de prunes…

- Dors: sous les noires cheminées.
Écoute rêver tes enfants,
Mousses de quatre-vingt-dix ans,
Épaves des belles années...

Il dort ton bon canon de fer,
A plat-ventre aussi dans sa souille,
Grêlé par les lunes d'hyver...
Il dort son lourd sommeil de rouille.
- Va: ronfle au vent, vieux ronfleur,
Tiens toujours ta gueule enragée
Braquée à l'Anglais !.. - et chargée
De maigre jonc-marin en fleur.

 

Sur un bâtiment actuel de la Station Biologique, place de l'Eglise
cette plaque rappelle que
Tristan Corbière, le poète y a vécu.

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Photo de Tristan Corbière Epitaphe pour Tristan Corbière - 150ème anniversaire de sa naissance

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

corbiere-tristan-22.jpg (9584 octets)

 

Photo de Tristan Corbière
Tristan Corbière, vu par un étudiant roscovite en 1995

Guitare
RescousseLitanie
Elizir d'Amor
Vendetta
Heures
Chanson en si
Portes et fenêtres
Paris nocturne

Autres poèmes
de Corbière

Rondel
A la mémoire de Zulima vierge folle et d'un Louis
Féminin singulier
Chapelet
A l'éternel Madame
Bohème de chic
Gente Dame
Sonnet (avec la manière de s'en servir)
Sonnet à Sir Bob
Steam-boat
Pudentiane
A une rose
A une camarade
Insomnie
Duel aux camélias
Fleur d'art
Pauvre garçon
Déclin
Bonsoir
Sonnet de nuit

Tristan Corbière - Version intégrale des Amours jaunes

A l'Etna
Hidalgo
Paria
Paysage mauvais
Nature morte
Cris d'aveugle
Le mousse
Pièce à carreaux
Laisser-courre
A ma jument souris
A un juvénal de lait
A une demoiselle
Décourageux
Rapsodie du sourd

à écouter

- Apres la pluie 3.63 MB 2.54 MB 1.82 MB
- Ca 3.35 MB 2.39 MB 1.68 MB
- Elizir d'amor 3.02 MB 2.18 MB 1.51 MB
- Femme 3.67 MB 2.64 MB 1.84 MB
- La fin 2.56 MB 1.90 MB 1.28 MB
- Le phare 3.06 MB 2.22 MB 1.53 MB
- Au vieux Roscoff 2.72 MB 2.00 MB 1.36 MB

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