La vie quotidienne à Roscoff - Corsaires

Les Corsaires
à Roscoff

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A Roscoff - La Guerre de Course sous la République et l'Empire

Roscoff

Un coin de Finistère,
plaque tournante
au Temps des Corsaires

La Guerre de Course
sous la République et l'Empire

 

Paulette Karg-Keriven & Frank Karg

Suite à 4 années de recherches historiques au sein des archives départementales du Finistère, de l’Ile et Vilaine, de la Ville de Roscoff, de la Marine Nationale, de Greenwich à Londres, de la bibliothèque municipale de Morlaix et de Rennes et de la bibliothèque nationale, puis à l’aide de nos archives privées, nous avons l’honneur de vous annoncer notre premier livre historique concernant le patrimoine maritime de Roscoff et de ses environs.

Il s’agit plus précisément d’histoires relatant la vie des corsaires à Roscoff sous la Révolution et l’Empire, des prises de guerre, puis de corsaires américains aussi présents à cette époque.


On peut se procurer le livre à l’adresse suivante :

ATLANTIS

15 rue Édouard-Corbière

F-29680 Roscoff.

(Fax (++33) (0) 298 193 088

En vente également à Roscoff :

  • à la Maison de la Presse

  • à l'Office du Tourisme

Prix de vente public : 100 Francs

Expo Pirates et flibustiers à l'Abbaye de Daoulas de mai à novembre 2001

Cartes et plans de la côte autour de Roscoff et l'île de Batz


Extrait :

L’incroyable trésor du " Vedra " :

L' incroyable histoire d’un trésor caché dans Roscoff débuta en août 1811 à Buenos Aires. Le navire " The Vedra " de Paignton en Angleterre, chargé de cuir en guise de camouflage, fit voile afin de rentrer en Angleterre. La véritable cargaison était composée d’or et d’argent du Brésil. " The Vedra " d’un port de 200 t naviguait sous les ordres du Capitaine Thomas Jamson vers Liverpool. Pour sa protection " The Vedra " possédait un armement de 10 canons de 12 livres chacun..

Quelques jours auparavant , " The Vedra " achevait son passage de l'Atlantique en arrivant à l 'Ouest des Iles Scilly (les Sorlingues). " Le Brestois ", corsaire armé par Lamartinière, le Notaire Floch de Roscoff, et par les négociants Gaultier et Dubois de Brest, quitta la rade de l'Aber-Wrac’h le 20 novembre 1811. Le 24 novembre, le Capitaine du " Brestois " Jean-Marie Gallais prit en chasse " The Vedra ", un court combat eu lieu entre les deux navires. Suite à plusieurs bordées de sa batterie, le Capitaine du " Brestois " ordonna l'abordage.

Une fois son équipage prisonnier, " The Vedra " fut fouillé. Contrairement aux règlements de la guerre de course d’envoyer les bateaux capturés avec leur chargement vers la France pour procéder à des inventaires et la mise en place des scellés, Gallais ordonna le transbordement immédiat d’une partie du chargement en pleine mer !

Il s’agissait donc d’un chargement particulièrement intéressant ; alors le Capitaine Gallais nomma Jean Le Pelletier comme conducteur de prise afin de convoyer " The Vedra " en France.   Le 2 décembre 1811, il arrivait à Roscoff. " Le Brestois " le rejoignit une journée plus tard.

Louis-Hyacinthe-Marin Gourel, Administrateur de Marine à Roscoff fut avertit de son arrivée par le Commandant du stationnaire de l'Ile de Batz. Le chargement du " Vedra " fut aussitôt débarqué par l'équipage de prise du " Brestois " puis transporté dans la rue X. n° 10... chez le sieur Lamartinière et Maître Floch, dans l'un de leurs entrepôts.

Alerté par ces procédures non conformes, le sieur Fallagne, Receveur principal des Douanes , fit vérifier le chargement qui n’était déjà plus au complet. Le chargement constaté par ce dernier était composé de 6 barils de 39.193 piastres en argent ainsi que de 54 kg de lingots d’argent en masse, mais plus aucune trace d’or...

Au cours de ses perquisitions qui prirent un caractère d’inventaire forcé, sans confiscation aucune, le sieur Gourvel, Administrateur de Marine, interrogea les prisonniers débarqués du " Vedra ". Ces derniers furent partagés en deux groupes, ceux qui déclarèrent ignorer la présence d’un trésor à bord et qui étaient persuadés d’avoir seulement transporté du cuir, puis les autres, au nombre de 33, incapables de prononcer une phrase cohérente ou même de réagir à cet interrogatoire, qui furent dirigés sous bonne escorte à l'hopital de la Marine.........

Il paraît que les pièces d’argent frappées sous le règne de Charles IV et de Ferdinand VII d’Espagne, trouvées par le Receveur principal des Douanes ne représentaient seulement qu’une partie infime du fameux trésor. La plus grande partie fut cachée à Roscoff, puis par certains membres de l'équipage du " Brestois " sur une des nombreuses îles de la côte léonarde. La circulation de pièces d’or se manifesta pourtant souvent dans les auberges roscovites...

Les 33 prisonniers étant au courant de trop de détails sur le trésor, furent victimes de délires dûs à l'absorption, à leur insu, de drogues en provenance de Saint-Domingue.

En ce qui concerne " Le Brestois ", il n’existe aucun élément concernant sa prise " The Vedra " dans le registre de liquidations des prises. Il est seulement fait mention de 2 autres de ses prises, " The Hearn " et " L'Alicia ". La prise, " The Vedra ", n’existe pas de façon officielle dans la comptabilité de liquidation du " Brestois " des négociants malouins, roscovites et brestois. ....................................................

 

 

Croquis de navires
et

page de liens avec le monde des Corsaires

 

Allons voir le dictionnaire "Petit Robert"
pour préciser
quelques appellations :


corsaire [kCYsDY] n. m.

• 1477; cursaire 1443; it. corsaro; bas lat. cursarius, de cursus " cours " 

1¨ Anciennt
Navire armé en course par des particuliers,
avec l'autorisation du gouvernement.
— Le capitaine qui commandait ce navire.

Jean Bart, Surcouf sont de célèbres corsaires.

2¨ Aventurier, pirate. Þ boucanier, flibustier. — Spécialt Les corsaires barbaresques.

à Pantalon corsaire : pantalon court (au-dessous du genou) et moulant. — N. m. Un corsaire.


boucanier [bukanje] n. m.

• 1654; de 1. boucan 

¨ Aventurier coureur de bois des Caraïbes.

à Par ext. Pirate qui infestait l'Amérique. Boucaniers et flibustiers


flibustier [flibystje] n. m.

• 1666; angl. flibutor; altér. du néerl. vrijbuiter " qui fait du butin librement " 

1¨ Aventurier de l'une des associations de pirates
qui, du
XVIe au XVIIIe s., écumaient les côtes
et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique.

Þ boucanier, corsaire, pirate.

 Vieilli Homme malhonnête. Þ escroc, pirate (fig.).


pirate [piYat] n. m.

• 1213; lat. pirata, gr. peiratês 

1¨ Anciennt
Aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce.
Þ boucanier, corsaire, écumeur, flibustier, forban. " purger les mers des pirates qui les infestaient " (Bossuet). " La tête de mort est l'emblème bien connu des pirates " (Baudelaire).
— 
Mod.
Des pirates ont attaqué les boat people.

à Bateau pirate, ou pirate : navire monté par des pirates.

2¨ Pirate de l'air : individu armé qui prend en otage l'équipage et les passagers d'un avion.

3¨ Fig. Individu sans scrupules, qui s'enrichit aux dépens d'autrui, dans la spéculation. Þ bandit, escroc, filou, voleur.

à Pirate informatique, qui pirate les logiciels ou s'introduit dans un système informatique pour en tirer profit.

4¨ (v. 1966) Adj. ou second élément de subst. comp. Clandestin, illicite. Radio pirate, qui émet sans autorisation. Les radios pirates. Émetteur pirate, enregistrement pirate, édition pirate.


forban [fCYbS] n. m.

• 1505; forbsan " pirate " 1273; de l'a. fr. forbannir " bannir ", frq. °firbannjan 

1¨ Pirate qui entreprenait à son profit une expédition armée sur mer sans autorisation.
Þ boucanier.

 Littér. Individu sans scrupules capable de tous les méfaits. Þ bandit, brigand.


écumeur, euse [ekymZY, Vz] n.

• 1351; de écumer 

1¨ Écumeur (de mer) : pirate, corsaire, flibustier.
" En mer, les hardis écumeurs! " (Hugo).

Fig. " Ces écumeurs littéraires " (Beaumarchais).
Þ
plagiaire.

2¨ Vx Écumeur de marmites, de tables : pique-assiette.

Ä HOM. Écumeuse (écumeux).