La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

169 170  171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266  267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300 301 302 303  304 305 306  -  Retour au sommaire   -   Menu

Précédent   - Suivant


Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 206 - 1966 - Octobre

- La chapelle de Santec
- Encore les cloches et l'argenterie
- Un peu de tout...
- 1795 - Les sculptures de l'église


CHAPITRE VI - ANNEE 1794


LA CHAPELLE DE SANTEC

Le 25 fructidor (10 Septembre), la Municipalité de Roscoff signala au District que "la chapelle supprimée de Santec a besoin de réparations pour loger de nouvelles,troupes arrivées"..,


ENCORE LES CLOCHES

Le 2 Vendémiaire an 3 (23 Septembre 1794), la Municipalité écrivit cette lettre au District :

" Citoyens administrateurs, par votre lettre du 26 fructidor vous nous demandez encore nos cloches. Vous savez que notre Commune fut l'une des premières à vous faire l'envoi des siennes à Morlaix. Nous en avons des preuves dans vos différentes lettres et dans votre reçu du 15 frimaire. Il ne nous reste d'autres cloches que celle du décady et celle des quarts d'heure de l'horloge que vous aviez ceddée,par votre lettre du 8 pluviôse."


ENCORE L' ARGENTERIE DE L' EGLISE

Une réponse aussi fière que celle faite au district fut adressée au Comité des Finances de la Convention Nationale, le 20 vendémiaire an 3 (11 Octobre)

" Une lettre du 16 de ce mois de l'agent national près le District de Morlaix nous prescrit, en vertu d'une lettre qu'il a reçue du Comité de Législation, d'envoyer au Comité des Finances les comptes relatifs à l'argenterie de la cy-devant église. Le District a tous nos comptes à cet égard ainsi que les états de nos quatre envois précédents en or et argenterie. Cy-joint est copie d'une lettre du 23 fructidor au même agent national pour lui demander à faire notre dernier envoi d'argenterie de nos églises fermées. Salut et fraternité."


UN PEU DE TOUT, A PROPOS DE L’AMELIORATION DU PORT

Du Décadi 20 Vendémiaire an 3 (11 Octobre 1794) cette étrange délibération :

" Le Conseil général délibérant sur les travaux publics.. considérant qu'après de longues années infructueusement écoulées à solliciter des intendans de province, de leurs agents subalternes et de l'échevinage de l'ancien Régime une grande route entre Roscoff et Paul de Léon ; l'intrigue, la Jalousie, l'incurie des Besoins du peuple, se trouvèrent constamment en opposition à nos justes demandes. Il n'y eut pas jusqu'à un Seigneur temporel mitré et des portes-aumusses fieffés qui, oubliant leur institut primitif, se jouèrent de nos intérêts commerciaux et étouffèrent notre industrie en l'accablant de droits onéreux du produit desquels on n'a jamais rendu un compte ; notre païs fut tôt après encore le jouet d'une autre intrigue enfantée par la noblesse qui s'empara de la confiance des commerçants et de leurs bourses sous le prétexte aller faire extirper ces droits aussy ineptement imposés sur le commerce des vins, eau-de-vie et graine de lin ; les intérêts de l'orgueil furent soignés, ceux du commerce furent sacrifiés."

“ L'aurore de la liberté vient ce nous faire jouir, en moins d'une année, d'une grande route entre Roscoff et Paul-Léon, nos communications sont ouvertes avec l'intérieur. C'est un espoir prochain de voir notre commerce s’étendre, mais pour l'agrandir davantage, il faut que les concitoyens tournent leurs vües sur l'amélioration du port (projet de construction d'une nouvelle Jetée)."


ARGENT DE LA FABRIQUE

La fabrique de l’église avait en caisse à cette époque une somme de quatre mille livres. Savez--vous le moyen ingénieux que proposa la Municipalité pour l'emploi des fonds ? Je laisse la parole à nos Bons Municipaux :

“ 30 Brumaire an 3 (20 Novembre 1794). Provoqués par les réclamations les plus justes, écrivaient-ils au District, nous vous demandons que vous nous autorisiez à employer, quatre mille livres provenant de la fabrique de cette commune à la plus prompte réparation de nos pavés (des rues et non de l'église). Nous en garantissons l'employ qui sera fait avec la plus stricte économie. L'objet est urgent, et nous vous prions de statuer. Nous chargeons le citoyen Sacher, notre collègue, de raporter votre aprobation".

La réponse ne tarda pas à venir. Pauvres officiers municipaux ! Quel nez ils firent à sa lecture :

" Pol Léon le 8 frimaire an 3 de la République (28 Nov.1794)

Citoyens, la loi du 13 Brumaire an 2 a mis sous la main de la Nation tous les biens apartenants aux fabriques. Je vous prie en conséquence de faire verser au Bureau de l'Enregistrement à Pol-Léon les fonds existant dans le trésor de la fabrique de Roscoff. Leur plus longue stagnation ne pourroit être que préjudiciable aux intérêts de la République. Le Vérificateur de l'agence nationale Roussin. "


REGLEMENT DU COMPTE DE LUSLAC

Le 1er frimaire (21 Novembre 1794), la Municipalité adressa au District le billet suivant :

" Nous vous adressons copie d'un procès-verbal de nos commissaires, constatant l’état actuel du presbiterre, vous observant, si vous le jugé convenable, d'arrêter aux mains du Trésorier de l'administration ce qui. peut rester dû à l'ex-curé Luslac pour faire face aux dégradations et aux manquants, avec ordre de faire vuider le tout. Salut et Fraternité. Il

Le pauvre "Curé intrus" avait donc dû prendre le large ! Le culte de la Déesse Raison n'avait pas besoin de prêtre, fut-il "citoyen curé constitutionnel". En s'en allant il n'avait pu s'empêcher une fois de plus, de prendre exemple sur le gouvernement révolutionnaire. Il avait pillé le "presbiterre" au point d'obliger la Municipalité à faire saisir son traitement pour "faire face aux dégradations et manquants."

(En Décembre 1794, Luslac déclarait se retirer à St Renan. Il mourut vicaire au Drennec le 22 Janvier 1806).


PRISONNIERS FRANCAIS

Le 3 frimaire (23 Novembre 1794), arriva sur rade un navire "américain" Ce 100 tonnes, “Capitaine Torran”. Le navire avait à son bord 41 prisonniers français venant d'Angleterre et des Colonies.


RECLAMATION CONTRE PICREL, L’AINE

Le 13 frimaire (3 Déc 1794), le Citoyen Roussin, receveur de l'enregistrement à Pol-Léon, recevait une lettre de la Municipalité lui dénonçant le sans-gène de Picrel l'ainé, receveur des biens de la fabrique, qui avait remis son compte de gestion aux Bureaux de l'Enregistrement sans l'avoir soumis au Conseil général de la Commune.

Notons que le 19 Brumaire an 4 (10 Nov.1795), Picrel l'aîné répliquait en déposant au Bureau de la maison Commune un paquet de bons et de quittances au soutien du compte qu'il a rendu au conseil général de la Commune le 18 brumaire an 3 en sa qualité de régisseur provisoire de l'église de Roscoff.

Le District de Morlaix le 9 nivôse dernier l'a totalement déchargé de tous autres objets et de rendre d'autres comptes ni inventaires de la dite église.

En conséquence il déclare formellement,protester contre tous les écrits et libellés insidieux et malhonnettes d'une partie de la dernière municipalité, consignés sur les Registres, qu'il voue au mépris qu'ils méritent. Sa présente déclaration pour lui servir ainsy qu'il apartiendra.

Requérant acte et du dit dépot pour lui valoir et servir que de raison et a signé :

Picrel L'ainé. (Journal de Police - folio 36).


LE DECADI

Symbolisant une rupture avec l'ordre ancien, où l'ère dite vulgaire, l'élaboration du calendrier républicain a demandé plus d'un an de débats auxquels ont participé David, Monge, Chénier, Romme et Fabre d'Eglantine.

Le projet définitif est adopté le 24 Octobre 1793, avec effet immédiat pour les usages civils, le début de la nouvelle ère est fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République, qui devient ainsi le 1er vendémiaire an I.

Le début de chaque année, correspond au jour de l'équinoxe vraie d'automne pour l'observatoire de Paris ( qui correspond au passage du soleil par le plan de l'équateur ), où la durée du jour est égale à celle de la nuit, ce qui selon les années peut correspondre au 22, 23 ou 24 septembre, date qui est fixée par décret.

Selon un découpage qui se veut rationnel, chaque année est divisée en 12 mois de trente jours, année complétée par 5 jours appelés sansculotides, la période bisextille est appelée franciade et à chaque années bisextille, on ajoute un jour appelé jour de la Révolution.

Les subdivisions

Les 12 mois portent désormais des noms les situant selon les saisons ou les productions de la terre :

  • AUTOMNE
    Vendémiaire ( Septembre/Octobre ) : Des vendanges.
    Brumaire ( Octobre/Novembre ) :Des brouillards et des brumes basses qui sont la transudation de la nature.
    Frimaire ( Novembre/Décembre ) : Symbolise le froid.

  • HYVER
    Nivôse ( Décembre/Janvier ) : De la neige qui blanchît la terre.
    Pluviôse ( Janvier/Février ) : Des pluies qui tombent avec plus d'abondance.
    Ventôse ( Février/Mars ) : Des giboulées et du vent qui vient sécher la terre.

  • *PRINTEMPS
    Germinal ( Mars/Avril ) : De la fermentation et du développement de la sève.
    Floréal ( Avril/Mai ) : De l'épanouissement des fleurs.
    Prairial ( Mai/Juin ) : De la fécondité des récoltes des prairies.

  • ETE
    Messidor ( Juin/Juillet ) : De l'aspect des moissons dorées qui couvrent les champs.
    Thermidor ( Juillet/Août ) : De la chaleur tout à la fois solaire et terrestre qui embrase la terre.
    Fructidor ( Août/Septembre ) : Des fruits que le soleil dore et mûrit.

Chaque mois est divisé en trois parties égales appelées décades et les dix jours qui les composent sont désignés par :

  • Primedi ( 1, 11 et 21 ),

  • Duodi ( 2, 12 et 22 ),

  • Tridi ( 3, 13 et 23 ),

  • Quartidi ( 4, 14 et 24 ),

  • Quintidi ( 5, 15 et 25 ) ,

  • Sextidi ( 6, 16 et 26 ),

  • Septidi ( 7, 17 et 27 ),

  • Octidi ( 8, 18 et 28 ),

  • Nonidi ( 9, 19 et 29 )

  • Décadi ( 10, 20 et 30 ).

A chaque quintidi correspond un animal domestique avec un rapport précis à la date de l'inscription ( ex : la Truite pour le 15 fructidor ).

A chaque décadi correspond un instrument aratoire ( ex : la fourche pour le 20 prairial ), le décadi est en outre un jour de repos, ce qui n'a pas été sans contestation, car avec le nouveau calendrier, le nombre de jours de repos passe ainsi à 41 contre 52 auparavant ( le repos dominical a été rétabli sous le consulat ).

Aux autres jours correspondent des termes rappelant les productions de la nature ( faune, flore etc. ), ce qui selon le législateur permettrait à tous les citoyens " de faire insensiblement et sans s'en apercevoir une étude élémentaire de l'économie rurale, les noms de ses vrais trésors..."

Les 5 jours supplémentaires ( fêtes sanculotides ) portent quant à eux respectivement les noms de : 

De la vertu, Du génie, Du travail, De l'opinion, Des récompenses. Une faible proportion de la population a cependant puisé dans ce calendrier pour choisir les prénoms des enfants. Le calendrier Républicain, élaboré en pleine rupture avec l'ordre ancien et en pleine déchristianisation est rapidement tombé en désuétude, étant surtout utilisé par l'administration. Il sera définitivement aboli sous l'empire le 11 nivôse an XIV ( 1er janvier 1806 ).

Voir Calendrier révolutionnaire - Calendrier de conversion  - par Decadi

Le jour chômé et férié de la Révolution n'était pas célébré assez solennellement, à en croire les officiers municipaux, qui exposaient leurs doléances à Saillour agent national auprès du District

"1er frimaire (21 Novembre) - Républicain, nous te présentons nos réflexions, elles tendent à rendre les séances du Décadi plus fréquentées. Nous voyons avec peine que principalement ceux qui doivent tout à la République et qui sont salariés par elle négligent de prêcher d'exemple. Fais en sorte, nous t'en conjurons, de porter l’administration à rejeter ses arrêtés et ses proclamations


DU GENIEVRE A LA TROUPE

Le 21 frimaire (11 Décembre) la Commune demanda aux Représentants du Peuple à Brest l'autorisation de : "distribuer aux braves frères d'armes quatorze pots de genièvre, et vingt ballots de tabac en carottes (pesant 870 livres) saisis en pluviose sur le cutter anglais “JANUS”, capitaine Scott. Et que les représentants du Peuple se rassurent : on n'en fera distribution économique qu'aux militaires de garde sous les forts et batteries les plus exposées à l'intempérie de la saison."


LETTRE D'UN SOLDAT DE LA REPUBLIQUE

Pour clore l'année 1794, voici une curieuse lettre, adressée par un soldat de la République à ses parents.

Nous en respectons scrupuleusement l'orthographe et d'abord l'adresse :

L'aprésente soit rendue aûsy toyen henry Le Corre

démeurent à roscau

Département du fisnister

District de Lendernaû

Proche St Paule de lion

Et maintenant le corps de la lettre :

" Faite a hennebond Le 7 Pluvios Landeuxièmme de La république Et un indivizible 1794 (26 Janvier)

“ M'ontrès cher parents Ets Matrès cher Mère ainsy que mais frère ets soeurre Oncle Ets tante tous Parents ets Amis. Je vous écrits cest lignes pour minformé de létat de votre santé, à tous, pour la mienne et fort bonne grace adieu, Je souhaite que L'aprésente Lettre vous trouve tous en bonne santé, Voila tous ce que vous désiré. Je vous diré pour nouvèlle que voila plusieurs Léttres que Je vous écrits sans avoir û de réponce.

Je seroits charmé desçasoir pourquoy, ille me semble que le papier plumme et l'angle et fort rare dans le payie, puisque vous me donné point de réponce.

" Mais Jespèrre en avoirre aussy tôt cette présente Lèttre reçûe. Ainsy Je vous prie m'on très cher père ets très cher Mère frère ets soeurre tous parents ets amis de me faire réponse au plus vitte à lh'aûtelle de la grande Maison à Hennebond.

“ Je été pendent d'eux m'oy bien m'alle d'une blessûrre que javoit û le malheur da frappé à Rouan dans la Jambe gauge, mais dieu Mlercy je suis bien guerri.

" Sça na pas peut m' anpeché de suivre l'armé pour défendre la patrie et pour combattre les brigand et les ennemy.

“ Nous somme à la veille d'epartirre pour Tourre. Ainsy cest pourquoy que je désirre avoir de vos nouvèlle. Nous somme venus a Hennebond pour changé dairre voyant que mon maitre étoit malade aprèst le combat du dernier attaque a Savenay dont nous avons û ledessus après avoir û combattue pendants vint deux heûrre de temps dont nous avons détruy deux dix mille sans comté les noyé. Cette par la que nous avons û le pirre. Je vous marque pas la misérre que nous avons û à les poursuivre Jour ets nuy sans boirre ny sans m'angé. Actuellement ille sont presque tous détruy.

" Je vous prie deme donné des nouvelle due payie Mais assurence de respect a tous mais parents ets amis.

" Je finy en vous embrassants tous dûe profond de mon coeur M'ontrès cher père ets très chère mairre frère ets soeurre oncle ets tante cousin,ets couzinne tous parents ets amis. Je demande aussy des nouvelle dem'on frère.

Joseph LeCorre.

" Je vous prie d'anbrassé pour moy Guillou postaique et françois roignante. Vous demande cy glaude daiigue et a la maison. "

(glaude daiigue, c'est-à-dire Claudaïk, petit Claude ; Guillou postaique, c'est-à-dire Guillaume Postec )

L'année 1794 fut l'année sanglante et jusqu'au 9 thermidor (26 Juillet) époque de la chute de Robespierre, non seulement les prêtres, les nobles et ceux qui les cachaient, mais aussi les membres du Conseil général du Finistère, qui les premiers avaient persécuté le clergé, portèrent leur tête sur l'échafaud.

La poursuite contre les prêtres fidèles continuait avec acharnement.


CHAPITRE VII - ANNEE 1795

LES SCULPTURES DE L' EGLISE

Les Révolutionnaires, disions-nous, faisaient argent de tout, et leur appétit était insatiable. Les officiers municipaux de Roscoff, après leur avoir déjà donné les cloches, les vases sacrés, les effets d'argent et d'or, les ornements et linges de leur église, se proposèrent une fois de plus d'essayer d'assouvir cet appétit en leur livrant les sculptures dorées de l'église.

" Dans notre. ancienne église qui nous sert depuis longtemps pour nos assemblées de décadi, écrivaient-ils au District le 16 Nivôse an 3 (5 Janvier 1795), il existe des autels chargés de différents morceaux de sculptures dorés dont nous ne connaissons point la valeur. Suivant la loi nous avons empêché à ce qu'on n'y mit la main pour les détruire, et d'après l'avis que nous donne le citoyen Cambry chargé par le Comité de prendre des renseignements sur tous objets d'antiquité de cette espèce, et desquels on pouvait peut-être tirer quelque parti lucratif. Il serait donc urgent d'y pourvoir. Le citoyen Pascal l’aîné de cette Commune nous a été désigné pour savoir ôter les dorure et en tirer quelque chose. Comme cette découverte peut devenir très utile, nous vous la transmettons. Salut et Fraternité. "

Les Roscovites qui sont si fiers de leur belle église et des magnifiques sculptures sur bois qu'elle contient, doivent savoir que leurs grands Ancêtres ne sont pour rien dans leur conservation. Si on les avait écoutés, nous n'en verrions plus la trace !

Monsieur Le Corre ajoute :
" L'autel de l'Eglise de Roscoff est surmonté d'un magnifique rétable en bois sculpté (et doré), ouvrage d'un Hollandais du 17ème siècle, qui semble avoir été dérobé à la chapelle de Versailles (dictionnaire de la France : De St Fargeau). Si l'autel échappa au Vandalisme il n'en fut pas de même des statues des Saints qui ornaient l'église. On les brûla sur la place. L'un des ouvriers qui aidaient à les enlever de leurs piédestaux tomba de son échelle et se cassa la jambe : son nom ou plutôt son surnom est venu jusqu'à nous : on l'appelait Jean Cahou.

Le responsable du Bulletin Paroissial ne partage pas le sentiment de Monsieur Le Corre sur l'origine du maître Autel. On en reparlera un jour.


Précédent   - Suivant