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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff
de 1962
à 1977 |
| n°
215 - 1967 - Juillet / Août / Septembre |
- Marins et corsaires de
Roscoff
- Le navire " Le sauveur " - 1622
- De 1690 à1697
- Inventaire sommaire des archives de l'Amirauté à Morlaix |
LE NAVIRE "LE
SAUVEUR" DE ROSCOFF - 1622
Procès-verbal d'enquête
du 6 Décembre 1622 à laquelle a été procédé par Vincent Kermerc'hou écuyer Sr de
Trévéler sénéchal de la Cour de St Paul ayant pour adjoint Salomon Symon notaire royal
à Léon, à la requête de noble homme Nicolas James Sr de la Roche porte noire,
commandant le navire nommé "LE SAUVEUR" du port et havre de Roscoff, employé
dans l'armée navale du roi (commandée par le duc de Guise) à l'effet de justifier du
jour et heure de sa rentrée au port de Roscoff, ainsi que du dégât avenu en iceluy
bâtiment, armes et munitions aux combats que le dit James avait eus contre les rebelles
et ennemis du roi (c'était les protestants).
Auquel procès-verbal
comparurent comme témoins d'office Laurent Sioc'han Sr de la Palue, F. Hervé Sr des
Ondes, Gme Le Maitre Sr de la Tour, Louis Ronyant Sr de Kérugan, habitants de Roscoff,
qui déposèrent que le dit navire entra au dit port le 5 décembre (1622).
Et les principaux de l'équipage du dit navire du
nombre desquels était Pierre Le Pappe ayant chargé et commandement sur les armes ; enfin
les mariniers - qui tous déposèrent que dans les divers combats livrés par le dit
navire depuis le mois de Juillet, époque de la sortie du port de Roscoff, il avait été
consommé environ quatre milliers de poudre tant pour gros canons et artillerie que par la
mousqueterie et environ six milliers pesant de balles de fer, que l'un des canons de fer
du poids de 2.600 livres creva au plus fort du combat du 27 Octobre, lequel canon était
l'un de ceux que le dit sieur de la Roche porte noire avait fait tirer du fond de la mer
d'un navire dunkerquois naufragé, que sept mousquets crevèrent, et qu'au même combat le
mat du devant du navire fut coupé d'un coup de canon ainsi que les haubans du mat de
devant et du grand mat, que la chaloupe dudit navire contenant deux pierriers et huit
mousquets avec balles et munitions, douze demi-piques, quatorze avirons, deux mats avec
leurs voiles, un grappin avec la haussière, a été perdue par l'orage et mauvais temps
le 22 Novembre au retour de l'île de Batz, et qu'un câble du dit navire a été perdu en
rade de Brest au mois de Septembre, et un câble et une ancre en rade du Conquet le 29
Novembre....
De
1690 à 1697,
130 corsaires (dont 3 de
Roscoff et 14 de Morlaix) amenèrent des prises à Morlaix : les prises furent faites, la
plupart, sans combat (sauf quatre).
Pendant la guerre de
succession d'Espagne (1702-1713), le greffier de l'amirauté de Morlaix eut à dresser des
actes concernant 132 corsaires ; 39 étaient de Morlaix et 7 de Roscoff, navires de 8 à
80 tonneaux armés pour la plupart par Bernard de Basseville, en même temps armateur et
capitaine de corsaires lancés à Morlaix et à Roscoff, et par Nicolas Lambert et
commandés par Jean Corre de Villeson, Joachim Sioc'han de Kersabiec, de la Marque des
Iles, Pierre de la Haye, Levenas, Lair, François du Bois de la Marque, Yves Houardon,
Uesgrall, Le Refloc'h.
Les combats paraissent
avoir été nombreux à cette époque : nos registres en mentionnent 22, dont celui de la
DAUPHINE de Roscoff, capitaine du Bois de la Marque, et celui de la MARIE-THERESE,
également de Roscoff, capitaine Bernard de Basseville, 1703.
Le registre des Baptêmes de Roscoff relate en 1712
le baptême de Nicolas Gras, 11 ans, de Guinée et en 1713 celui de Louis Nottay, naigre
(sic) de Guinée également, 13 ans, pris tous deux sur la frégate hollandaise "LES
CINQ SOEURS DE MILDEBOURG" (la prise eut lieu le 13 Mai 1710 à la côte de
Corlingue) par le corsaire "L'HIRONDELLE" de Roscoff (capitaine Sioc'han), et
instruits dans la religion catholique le premier par les demoiselles Lambert, et le second
par le Sieur Sioc'han.
Le Registre des
Sépultures de Roscoff mentionne en 1709 le décès des Sieurs Colombier de Roscoff,
Kermarquer de Tréguier, Renault de St Pol, Pastor, Fichot, Pouchard, Perchec, Keranfors,
Querné dit Modo de Roscoff,tous en course dans la DAUPHINE de Roscoff le sieur du Bois
Lamarque) et noyés dans la Manche en abordant une
prise anglaise le 24 Avril et en 1710, le décès de F.Le Guichoux de Landunvez,
matelot, 30 ans, blessé en course dans la DAUPHINE et enterré e 15 Mai "muni de
tous les sacrements''.
Les rançons furent plus
nombreuses que pendant les Campagnes précédentes ; elles furent généralement imposées
par les petits corsaires à un pont, armés de moins de 25 pièces de canon, appelés à
cette époque : frégates, qui ne pouvaient sacrifier une partie de leur faible équipage
pour conduire leurs prises en France. La rançon n'atteignait parfois qu'un chiffre infime
: en 1709, Sioc'han, capitaine de L'HIRONDELLE, se contentait de 20 livres sterling. Ces
petits profits ne compensèrent pas les désastres causés par la guerre : dès 1703,
l'Intendant de Bretagne constatait que le commerce des toiles qui était pour les
armateurs de Morlaix (et de Roscoff) la plus importante source de profits avait
complètement cessé. Mais la période relativement longue de paix qui régna de 1713 à
1744 permit aux négociants de réparer leurs ruines ; des navires furent armés pour
Terre-Neuve dès la cessation des hostilités, d'autres furent expédiés en Espagne et
aux Antilles par les fabricants de toiles.
Lorsque la guerre éclata de nouveau, la place de
Morlaix fut en mesure de prendre une part effective dans la lutte. Douze corsaires furent
armés à Morlaix.
- Le "DU MOUCHY"
de 70 tonneaux, 10 canons, 14 pierriers, 80 marins, capitaine Pierre Fleury de
Kervalégan, armateur J. Sioc'han de Keradennec, croisa de juillet 1746 à Janvier 1747 et
fut pris par les ennemis.
- Le "PONTCARRE"
(1746) et le "COMTE DE St PERN" (1746) commandés par J.L.F. Sioc'han de
Kersabiec n'amenèrent aucune prise à Morlaix et furent sans doute pris peu de temps
après leur sortie de la rade.
Les résultats généraux furent toutefois très
brillants. La guerre reprit (guerre de 7 ans, 1755-1763). La Marine de course tomba alors,
comme la marine royale elle-même, son modèle et son appui, dans le déplorable état de
décadence qui frappait toutes les forces du royaume.
Notons en passant que
pendant cette période, Nicolas Griffon de Roscoff est tué d'un coup de canon (le 3
Novembre 1757, étant embarqué sur le corsaire "LE HAZARD" de Morlaix
(Registres de Roscoff).
La situation changea sous le règne de Louis XVI.
L'Angleterre n'étant plus, comme en 1758, maîtresse incontestée des mers, il fut
possible aux corsaires de faire de belles croisières.
Lon sait que la prospérité de la marine
française ne se maintint pas, et que pendant la longue guerre, qui, sauf une courte
interruption, régna sur mer de février 1793 au mois de mai 1814, la suprématie
appartint, dès le début des hostilités, aux flottes anglaises.
Quatre corsaires armés à Roscoff par J.P. Guilhem
de Brest, Martin de Rouen, Guibert de la Salle, Yves Heurtin et Rouvier (de Roscoff) et
commandés par Adam, Marbaisse et F. Le Peletier ne paraissent pas avoir été heureux.
La course prit alors le caractère d'une opération
commerciale avec des "dessous" quelquefois un peu louches.., A l'époque du
blocus continental, la guerre de course facilita l'entrée en France des marchandises
interdites : la tradition attribue à ces opérations l'origine des fortunes qui
s'édifièrent rapidement à Roscoff,
INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DE
L'AMIRAUTE DE MORLAIX
Année 1690
- Vente de
l"EXPEDITION", prise par la "MUTINE", capitaine Keradennec-Sioc'han,
et du "CYGNE" pris par la "MUTINE" et le HENRI.
Année 1622
- Certificat de Jacques
Lambert, commissaire et inspecteur des manufactures à St Malo, du 5 Mai, reconnaissant
qu'il a vérifié les marchandises venant de Morlaix de la prise "LEXPEDITION"
de Londres, faite par la. "MUTINE" commandée par M. de Keradennec.
Année 1694
- 3 Avril - Procédure
relative à l'accusation de pillage de la prise "LA BONNE AVENTURE" de Londres,
prise faite par le St LOUIS de Saint Malo.
Année 1694
- 13-18
Novembre -: G. Chrétien de Kérohic, procureur du Roi, qui
avait déjà le 3, accusé le lieutenant général M. Orist de favoriser une des parties,
proteste contre ses agissements et l'accuse de mener clandestinement l'information contre
La Marque et autres accusés de Roscoff. Il veut ignorer la pratique la plus familière
Qu'un juge d'un jour ne voudrait pas ignorer. Ses manuvres ne peuvent qu'être
concertées avec les parties pour éviter la punition d'un crime public, etc...
Année 1696
- 30
Novembre - Commission du duc de Chaulnes au sieur
Pierre F. de la Marque pour la frégate "L'AVENTURE DES 3 FRERES" de Roscoff, du
port de 25 tonneaux.
Année 1697
- 8 Juin -
Commission à J. Marzin, Sr de Coatélan de faire armer en guerre pour le compte du Sr
Michel de la Roche la corvette la MARIE ANNE, de la Roche-Derrien, 20
tonneaux, 26 hommes d'équipage.
Année 1702
- 17 Mai -
Commission de guerre pour le sieur de Basseville Bernard, capitaine de la frégate la
MARIE-THERESE de Roscoff, du port de 18 tonneaux,
Année 1706
- 5 Mai -
Commission à J. Sioc'han pour armer en guerre la MARIE DU MUR, de Morlaix,
120 tonneaux.
- 18 Juin -
Jugement du conseil de prise déclarant de bonne prise le vaisseau hollandais; LETOILE
DU JOUR, de Canfer, chargé de houblon, pris le 22 Mai, à la hauteur du cap de
Cornouaille par le Sr de la Marque, commandant la frégate le ST JEAN BAPTISTE
de Roscoff.
Année 1707
- 28 Mai -
Commission au Sr Levenas pour armer en guerre la double chaloupe BONNE ESPERANCE
de Roscoff.
- 30 Août -
Commission au Sr Pardeau de Kervillar pour armer en guerre la frégate LA MARIE
JOSEPH de Morlaix, 80 tonneaux.
Année 1708
- 22 Mai -
Commission au même.. le corsaire LA PROVIDENCE de Morlaix, 100 tonneaux.
- 5 Juillet -
Commission à P. Bernard de Basseville... le vaisseau LE PRINCE DES ASTURIES,
de Morlaix, 180 tonneaux ; Nicolas Lambert; bourgeois, banquier et armateur à Roscoff se
portant caution.
- 3 Octobre -
Jugement du conseil des prises déclarant de bonne prise le vaisseau anglais LE PRAVUS de
Bridgewater. revenant de Virginie, chargé de tabac; pris le 13 août par le Sr Pardeau de
Kervillard, commandant la frégate la Providence.
Année 1709
- 20 Mars -
Commission à P. La Haye pour armer en guerre la double chaloupe LE TEMERAIRE,
de Roscoff; 8 tonneaux.
- 23 Mars -
Commission à F. Bernard ...pour le PRINCE DES ASTURIES, 160 tonneaux.
Année 1710
- 17
Février - en 1706, Mr de Pontchartrain autorisa Théodore Saulnier,
sieur de Villehaye à envoyer la MARIE DU MUR de Morlaix, capitaine Jean
Sioc'han aux îles d'Amérique. Le voyage devait durer 36 mois. Suivant déclaration de
l'armateur (6 mai 1706) le navire, de 120 tonneaux, armé en guerre et marchandises,
était chargé de 400 barils de farine, eau-de-vie et autres marchandises d'une valeur de
70.000 livres. Par jugement du 17 Février 1710, rendu par Alex. Bourbon, Cte de Toulouse,
les sieurs Cadoué, Cottard et Lévesque, commandants les vaisseaux "LE BIEN
ACQUIS", "LE BENJAMIN" et "LES TROIS
FRERES" de Nantes, coupables d'avoir amariné, le 4 Juillet 1706, le vaisseau
"LA MARIE DU MUR", de l'avoir pillé et détourné de la route de St Domingue
pour la conduire à la Martinique, furent condamnés solidairement à payer à Saulnier
"300 livres de dommages et intérêts, pour raison de l'amarinement du dit bâtiment
LA MARIE DU FUR et en outre à lui payer les gages et loyers de l'équipage
pendant les quatre jours de sa détention en mer, et à remplacer trois barriques de vin
enlevées...
- 22 Octobre -
Commission à Jean Corre, Sr de Villeson pour faire armer en guerre et marchandises pour
trafiquer au port de Cadix et autres lieux le vaisseau LA DAUPHINE de Roscoff,
80 tonneaux, 22 canons et pierriers, caution Jacques Chastenat Sr des Garennes.
Année 1711
- 28 Mars -
Commission à Joseph Sioc'han, Sr de Coatsabier pour faire armer en guerre le vaisseau
LE BIJOU de Roscoff, 60 tonneaux, se portant caution le sieur Lambert armateur
à Roscoff.
- 21 Octobre -
Passeport pour venir de Lübeck à Roscoff à Jean Nipps, commandant LE PIGEON BLANC
de Lübech, 100 tonneaux, et 12 plusieurs passeports successifs furent délivrés. Ces
navires apportaient à, Roscoff graines de lin, cuivre, fer, acier, laiton, etc ...
Année 1712
- Commission au Sr
Villeson-Corre, du 19 Novembre pour armer en guerre la DAUPHINE, 120 tonneaux,
18 pièces de canon. Caution : le Sr de Vieux-Pignon Passart.
Année 1714
- 3 Mars
Jugement condamnant Patrick Maylord à payer une rançon de 150 livres sterling à
Guillaume Coranlay de Kerouzien armateur de la frégate LA PROSPERITE de
Roscoff. En 1711, le Sr Lamarque, capitaine de LA PROSPERITE avait rançonné
à ce prix le navire commandé par Maylord. Les matelots anglais laissés en otage
s'étant évadés, Maylord arrêté à Port-Louis est déclaré responsable. Mais le 26
Mars intervient un jugement ordonnant sa mise en liberté et condamnant les armateurs et
capitaine de LA PROSPERITE à lui payer les frais de sa détention, à raison
de 20 sols par jour et 300 livres de dommages. Un arrêt du conseil du 20 Octobre confirme
la sentence des juges de l'amirauté (du 28 Mars), à la réserve que la rançon de 150
livres sterling sera déduite des dommages.
Année 1718
- Requête présentée par
B.F. de la Bourgonnière, sieur de Hauteville, commissaire aux classes aux départements
de Morlaix et Roscoff. Il déclare avoir expédié le 12 Mai des rôles d'équipage pour
deux vaisseaux de Roscoff, appartenant au sieur "Syohan"(sic), LE BIJOU,
de 50 tx, capitaine Monnery, 8 hommes d'équipage, allant à Dantzig et LA BELLE
JUDITH, 46 tx, capitaine J.P. Piquerel, 13 hommes d'équipage, allant à Copenhague.
- Or le 17 Septembre, J.P. Piquerel vint lui déclarer que les deux vaisseaux
allèrent directement à Coatenbourg" (Gothenbourg) où, sur l'ordre de
l'armateur Sioc'han, LA BELLE JUDITH fut vendue. Six hommes d'équipage restèrent à
Gothenbourg ; les autres furent embarqués sur LE BIJOU pour revenir en
France. Mais le capitaine Monnery, son second et six de ses marins s'engagèrent au
service du Roi de Suède : ce qui, avec les six hommes de la BELLE JUDITH fait
14 hommes demeurés en Suède. Piquerel déclare en outre que, sur l'ordre de l'armateur,
il avait embarqué deux passagers non portés sur le rôle de l'équipage.
- 7 Novembre - le
Procureur général conclut à ce que les poursuites soient entamées contre Sioc'han et
les deux capitaines.
- 9 Novembre - Le
Lieutenant général au siège de l'amirauté de Morlaix, défend aux armateurs et
capitaines de vaisseaux naviguant dans les mers d'Europe de recevoir à leur bord des gens
non portés sur le rôle d'équipage.
- 22
Novembre - B.F. de Bourgonnière, sr de Hauteville rapporte qu'il
expédia le 12 Juillet un rôle d'équipage pour la corvette LES TROIS FRERES
de Roscoff, de 35 tonneaux, capitaine Yves Moncrut, 5 hommes d'équipage, appartenant au
sieur Sioc'han et allant à Bayonne chargé de froment. Au retour J. Moncrut avoue qu'il
avait été à Malaga et en avait ramené le sieur de Crec'huelen-Sioc'han, armateur, de
Roscoff, sur l'ordre verbal du sieur Sioc'han,
- 25
Novembre - Nicolas Raoul., Sr de Launay, conclut à ce que J. Moncrut
soit assigné à comparaître devant la Procureur général, son lieutenant au siège de
l'amirauté de Morlaix.
- 3 Octobre -
Lettre de maîtrise de Jean Louis Siochan, sieur de Keranhoret, fils de Joseph Marie
Siochan de Kersabiec chevalier, gentilhomme d'ancienne extraction noble, ayant
entrée, séance et voix délibérative aux Etats généraux de Bretagne et de noble dame
Mauricette Hervé, né le 20 Mars 1714. Les certificats présentés apprennent que
Sioc'han de Keranhoret avait servi sous les ordres de Sioc'han de Crec'huelen, sur le
SAINT JEAN, puis sous les ordres de son frère, sur LA PARFAITE,
en qualité de volontaire 1728 / 1732, denseigne 1733, de lieutenant 1733 / 1737. Il
avait fait les voyages de St Domingue (1), de Cadix (1), d'Alicante (1)4 de Marseille (2),
de Gênes (1), de Port Maurice (1).
Année 1736
- 11 Avril : Noble
homme J.B. Lavaux négociant à Morlaix déclare être propriétaire, avec Mauricette
Hervé femme de N.H.Jos.M. Sioc'han de Kersabiec et Michel Philippe de l'île de Batz
d'une barque de 25 tx, nommée la MARIE ANNE de Morlaix.
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