La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 249 - 1970 - Décembre

- L'utilisation des algues
- La pêche au maquereau
- Renseignements divers sur Roscoff - 1870


UTILISATION DES ALGUES

Roscoff connaît expérimentalement deux usages du goémon.

Le goëmon est utilisé par grosses,quantités comme engrais naturel pratiquement sur toute la côte de Bretagne. C'est un engrais organique de même type que le fumier nais avec cependant moins d'azote puisqu'il ne contient pas les déjections animales. C'est aussi un engrais minéral essentiellement potassique convenant parfaitement aux pommes de terre. Peut-être est-ce là qu'il faut chercher la cause de cette saveur particulière de tous nos primeurs.

D'aucuns s'étonnent que le goémon puisse être utilisé comme engrais alors que la mer a la particularité de détruire toute végétation.

Certes le goémon mouillé apporte avec lui. un peu d'eau de mer mais c'est tout. Par ailleurs son milieu de vie la mer étant le plus riche en diversité d’éléments minéraux qui puisse exister puisque tout revient à l’océan il ne risque pas de souffrir de carence d'aucune sorte.

Algues vertes ou brunes, toutes sont bonnes: et selon les besoins sont utilisées immédiatement ou après séchage. Les algues vertes sont essentiellement utilisées quand la terre demande une décomposition rapide Le coin le plus riche en algues vertes de ce genre (Glandour) doit être la rive droite du Guillec jusqu'à “Toul an ouch”. Si vous y allez quand les algues sont en pleine végétation vous pourrez constater combien l'eau est froide car le rayonnement solaire est pratiquement. absorbé par la photosynthèse.

L'immense accumulation de goëmon d'épave qui: s' entasse à la pointe de Perharidy et ailleurs ne suffit même pas à l'agriculture locale puisque nos cultivateurs en achètent à l'extérieur.. L'un de mes cousins en fit même commerce, il s'appelait François (il est vrai que son prédécesseur s'appelait aussi. François, mais j'ignore le nom du suivant). Il livrait sa marchandise par les camions Tanguy. de Lannilis. Peut-être puis-je par ma plume saluer ses anciens clients.

A propos de ce goémon engrais si précieux, il y avait au pays des Abers (qui n'est pas la Paganie, celle-ci s'arrête à Guisseny - ne confondons pas), une coutume qui consistait à remplacer tous les 5 ou 6 ans, je ne m'en souviens pas exactement, le fumier par le goémon. Mais celui-ci, on ne l'achetait pas. Comme les taillis abondaient à l'intérieur, les goémoniers échangeaient une charretée de goémon contre une charretée de bois. Et l'on voyait alors sur les routes, toute une caravane d'équipages car on voyageait toujours en compagnie,dans un sens l'homme guidait le cheval et dans l'autre... c'était à peu près l'inverse. Ces chevaux d'attelage étaient admirables. La race en a disparu. Ils étaient petits, une sorte de bidet de la côte, mais très résistants et certainement intelligents. Ceux d'entre vous qui ont parcouru le pays avec des cargaisons de bricolis les ont certainement rencontrés tirant leurs petits choux. Je suis certain qu'ils étaient capables de trotter de Landivisiau à l'Aberwrac'h sauf aux stations, bien sûr ; ils prenaient même le galop en traversant le bourg de Lannilis et en une file serrée défilaient - il le fallait bien - devant la maison des gendarmes qui les entendaient bien : les bêtes avaient des fers aux pieds mais les roues aussi étaient cerclées de fer et les routes n'étaient pas goudronnées,- qui les voyaient bien, mais qui ne. voulaient pas se faire écraser.

Maintenant il y a le gaz; le bois, personne n'en veut, on ne le coupe même plus et les roues de charrette sont devenues - ô ironie ! - objets de décoration et les petits choux, peut-être même n'y en a-t-il plus.

Le maerl, lui, est utilisé comme engrais calcaire.

Le second usage est l'algothérapie : l'algue qui apporte au bain toute sa richesse. On en parlait ,dans le journal du mercredi 4 novembre presque comme d'une découverte alors que nous la pratiquons depuis si longtemps.

Il n'est rien d'étonnant à cela. La mer est d'une richesse extraordinaire. L'algue y puise ses propriétés et les redistribue par son action propre. C'est ainsi qu'elle est responsable de la présence dans l'eau et dans l'air de cette infinité de particules actives que l'on appelle des ions. Nos carrosseries de voiture le savent bien et dans un domaine médical particulier (un parmi tant d'autres), l'air de Roscoff est connu pour sa richesse en iode, ce qui fait diriger vers nos maisons de cure les malades de la thyroïde.

Il reste à Ti-Saozon un four à algues et à Plouescat une usine défunte, traces d'une activité disparue. L'algue séchée était brûlée dans de simples fosses de 6 à 140 mètres de long, larges de 50 centimètres et profondes d'une quarantaine, tapissées de pierres plates. La matière organique était détruite, il restait au fond des fosses ce qu'on appelait la “soude”. Cette “soude” .brisée en grosses plaques était transportée aux usines qui en extrayaient de l'iode, du brome et de la potasse.

Si l'une des usines de l’Abervrac'h fonctionne encore, elle ne prépare plus d'iode.

En fait, cette manière d'agir était un véritable gaspillage du même genre que celui que nous blâmons chez les agriculteurs africains qui mettent le feu à la savanes, sèment, récoltent et recommencent plus loin. De ce qui pourrait être une fumure ils n'utilisent que la cendre.

Ce que détruisait le feu est aujourd'hui ce que l'industrie retient de l'algue : l'algine.

Les plantes, tout comme les animaux d'ailleurs, sont constituées de cellules dont l'ordre de grandeur est le centième de millimètre ; l'unité de mesure en est le micron = millième de millimètre.

La cellule est limitée extérieurement par une membrane, une peau, en cellulose et les cellules sont maintenues en contact les unes avec les autres par ce qu'on appelle une lamelle moyenne : une sorte de colle. C'est la gélification de cette lamelle qui liquéfie plus ou moins l'intérieur d'une tomate mûre.

Cette lamelle moyenne dans les algues brunes est formée par l’algine, qui représente 20 à 30% du poids sec de l'algue.

Un bain d'acide élimine les sels minéraux et autres constituants sauf l'algine et la cellulose.

Il reste la cellulose et l'algine qui forment encore la moitié de la masse, une deuxième opération permet de séparer la cellulose de l'acide alginique, qui sera utilisé tel quel ou sous sa forme combinée d'alginates de potassium, de sodium, ou d'ammonium selon les besoins.

Sont donc perdus : les sels, les sucres et la cellulose. Peut-être un jour de disette y pensera-t-on. Je me rappelle d'ailleurs avoir vu, avant guerre, du papier fabriqué au laboratoire de la vieille usine de-l'Abervrac'h ; il ressemblait au papier grossier qu'utilisaient autrefois les bouchers pour envelopper la viande.

Les usages de cet acide alginique ou des alginates sont extrêmement nombreux. Ils trouvent un emploi dans la pharmacie, l'industrie, l'alimentation.

L'acide alginique est insoluble dans l'eau mais il est très hydrophile, c'est-à-dire qu'il gonfle en prenant beaucoup d'eau, jusqu'à 17 fois son poids. Beaucoup de médicaments pris par voie buccale ont un volume extrêmement limité, leur contact avec l’estomac serait donc très limité s'ils n'y étaient dispersés par un agent délitant qui leur donnerait un très grand volume : c'est le rôle de l'acide alginique.

Le dentiste aussi l'utilise dans la prise des empreintes buccales : mêlé aux ciments, il donne au moulage une plasticité, une élasticité qui permet au praticien de l'extraire de la bouche sans cassure.

Les alginates - combinaison de l'acide avec la soude la potasse, l'ammoniaque - sont solubles et ont la propriété de donner aux solutions une grande viscosité.

C’est pourquoi on utilise leurs propriétés épaississant dans la teinture (les tissus et des papiers, les colles et badigeons, les crèmes de beauté, les cosmétiques, les pâtes dentifrices, les crèmes glacées, les sauces, les mayonnaises, les potages, les entremets, les laits cacaotés, les jus de fruits pulpeux, les confitures.

Ils servent aussi à lier les oxydes métalliques servant à enrober les électrodes de soudures.

De tels débouchés devraient assurer un brillant avenir au métier de goémonier. Les champs marins sont très abondants mais les ouvriers de plus en plus rares, ce qui fait que sur la côte de la Manche, si riche, les usines doivent importer des algues jusque d'Afrique du Sud.

L'algine se prépare à Lannilis et à l'Aberwrac'h, du moins pour la région et je, remercie l'ingénieur qui m'a si aimablement documenté. La production s'exporte dans la proportion de 80%.

Ces usines ne traitent pas indifféremment toutes les algues brunes de la région, seulement trois : une laminaire : laminaria digitata et deux fûcacées : ascophyllum nodosum et Fucus serratus.

Les algues rouges aussi ont un débouché industriel et alimentaire. Le lichen carachéen (chondrus crispus) fournit le carraghénate (du nom d'une localité d'Irlande appelée Carragheen), voisin des alginates et que les anciennes ménagères de la côte doivent connaître puisqu'ils l'utilisaient pour faire des “gâteaux de goémon”. Les “potaches” connaissent aussi de nom l'agar-agar ou la, gélose . Il provient aussi d'une algue rouge, une gélidée “gelidium corneum” . Voyez l'origine des noms.

Mais bien avant l'invention de l'industrie, les hommes ont su utiliser les algues et ils les utilisent toujours. Les Îliens les emploient comme combustible. De tout temps elles ont servi de nourriture aux hommes et aux animaux qu'elles soient vertes, rouges ou brunes. En Chine, par exemple, on apprécie comme un mets particulièrement délicat les “nids d'hirondelle”. Ce n'est pas une galéjade. Évidemment nous ne nous voyons pas ingurgitant un nid de nos hirondelles des toitures, mais il y a là-bas une espèce d'hirondelle de mer qui utilise pour la fabrication des nids une algue infiniment délicieuse et voilà la solution !

N.J.


LA PECHE AU MAQUEREAU

Le port de Roscoff fut très fréquenté dans le passé par les marins, normands qui s' en venaient chercher le maquereau entre Irlande et île de Batz.

Nous lisons, en effet, dans une étude de Pierre Goulier consacrée à PORT EN BESSIN (pays de Bayeux) aux 17ème,et 18ème siècles que la particularité de ce port normand comme de celui de SAINTE HONORINE DES PORTES au milieu des autres ports du Bessin, c'était la pratique de la pêche hauturière du hareng et du maquereau.

Vers le 15 avril, les bateaux partaient vers l'île de Batz et Roscoff qui leur servaient de base et d'entrepôt. La Bretagne n'était pas sujette à la. gabelle (impôt sur le sel). Roscoff, de ce fait, était un centre très actif de la contrebande du sel, ce qui ajoutait à l'attrait de ce port pour les marins normands. Les bateaux roscovites allaient chercher le sel au CROISIC ou peut-être encore plus loin, à BAYONNE. Le poisson était conservé dans la saumure.

Les marins de PORT EN BESSIN n'allaient dans la Manche occidentale,que pour le service du ROY (La Royale à Brest) et pour la pêche au maquereau.

 

Nous citions récemment l'ouvrage du capitaine Thomassin “PILOTE DE LA MANCHE”, édité en 1874.

Nous en extrayons des renseignements qui suivent. Ils nous font retrouver quelque peu les activités de Roscoff il y a un siècle mais il ne faut pas oublier que le plus clair du commerce maritime des denrées de la région se faisait au départ de MORLAIX par les steamers de la ligne régulière Morlaix - Le Havre.

Renseignements divers

C'est à Roscoff qu'on trouve les plus beaux coquillages de toute la côte Nord de France ; les moules, berniques, ormeaux, palourdes , ainsi que les crabes sont énormes. Le goémon de rive se coupe en mai à Roscoff, et en mai et septembre à l’île de Bas. “

Ce port est fréquenté en été surtout par les navires qui viennent charger des oignons, des pommes de terre, des choux-fleurs et autres légumes dont il se fait un très grand commerce. Il en vient de 40 à 50 par an dans les mois de juin, juillet et août. En 1870 il est,parti 15 navires chargés de choux-fleurs. Les autres bâtiments qui viennent, apportent du vin et du bois.

Ce port offre assez de ressources aux marins. Outre les vivres de toute espèce qu'on y trouve, la proximité de Saint-Pol de Léon qui n'est qu'à 5 kilomètres permet de se procurer tous les objets qu'on ne trouve pas à Roscoff. Il y a dans cette ville, des charpentiers de navire, le forgeron et des voiliers. L'eau se fait à la fontaine qui est au fond du port, à la naissance de la jetée. Les communications par mer avec Morlaix sont fréquentes et très rapides à cause de la marée. “

Communications :

Les bains de mer se prennent dans une anse étendue appelée l'Aber, qui se trouve à toucher Roscoff dans l'Ouest. La plage est magnifique, le fond est de sable partout, et la mer n’y est jamais grosse. Il y a au moins autant d'eau dans cette anse que dans le port de Roscoff, et l'on y est bien mieux à l'abri des vents et de la mer. Il suffirait d'un simple appontement pour permettre aux bâtiments d:'y charger et décharger facilement. “

L'île de SIECK est le rendez-vous des pêcheurs de sardines. Cette pêche n'a commencé qu'en 1864 et en 1870 il y est venu 57 bateaux de Douarnenez. Il y a sur l'île une fabrique de sardines. Il vient aussi à l'île de Sieck quelques navires prendre du feldspath pour faire de la porcelaine.”

Il y avait au Sud de l'île un môle en pierres sèches la marine en a fait construire un autre qui a besoin de réparation.”

Pour aller à l'île de Bas, on embarque à une cale inclinée qui se trouve à: 300 mètres à L'Ouest Nord Ouest, (O.N.O.) de l'église, à l'endroit nommé Pen ar Vil ou le Vil. Lorsque la mer est basse, on embarque aux rochers qui sont dans l'O.N.O. et où l'on a, construit de petites chaussées. On est quelquefois obligé d'aller jusqu'au Loup, qui est à un kilomètre de là. “

 

Exportation par cabotage en 1868,

648 tonneaux. dont :

Expédiés à :

 

Importation par cabotage en 1868

587 tonneaux, dont :

Venant de :

Navigation avec l'étranger en 1868

Entrées - Navires venant de :

Sorties - Allant à:

En 1870, il est venu en tout à Roscoff 90 bâtiments du port de 30 à 150 tonneaux ; de Cardiff, Swansea, Plymouth, Portsmouth, Jersey, Morlaix, Saint-Malo, Regnéville et Bordeaux. Il faut déduire de ce chiffre 3 navires de 50 tonneaux entrés au Kernic (Plouescat), 1 navire entré à Penpoull et 2 navires entrés à l'île de Bas.

Il vient à l'île de Bas environ 200 navires en relâche par an. 25 entrent dans le port et il y en a tous les ans plusieurs qui hivernent sur la plage de Kernoc'h en attendant la débâcle de la Mer Baltique. Il faudrait dans le port de l'île de Bas deux corps morts et deux chaînes sur le fond pour empêcher les navires de chasser dans les coups de vent de N.O. et d'Ouest : l'un près de l'île aux Moutons, l'autre au Nord de l'extrémité de la jetée.


ACTE DE MARIAGE  ... en Mai 1682

entre : 

Tous deux natifs de la paroisse de Toussaint au bourg de Roscoff.

Cet acte de mariage donne le texte d'une dispense de parenté (2ème et 4ème degrés de consanguinité) qu'on lira avec intérêt.

DISPENSE POUR LE MARIAGE

ENTRE OLIVIER PRIGENT (KERSCAO) ET GUILLEMETTE JAMES.

Pierre, par la Miséricorde de Dieu, grâce et communion du Saint Siège Apostolique Evesque, Comte de Léon, au Vicaire ou Curé de la paroisse de Toussaint, salut et Bénédiction -

De la part de Noble Homme Olivier Prigent, Sieur de Kerscau, originaire de la dicte paroisse, nous a été représenté que depuis longtemps, il fréquente Damoiselle Guillemette James, Dame du Menec, et la recherche en mariage, le luy a promis et s'y est engagé par contract passé du gré, et consentement du père et mère de la dicte James, mais d'autant, qu'ils se trouvent parents du second au quart degré de consanguinité, qu'ils leurs seroit difficile de rencontrer-d'autres parties sortables au lieu de Roscoff où ils sont tous deux nés, et où ils prétendent faire leur demeure ordinaire.

Roscoff estant une péninsule dont la plupart des bourgeois sont parents, que les dispenses de Rome sont de longue attente, et qu'il est de nécessité absolue au dict Prigent de se rendre incessamment en Espagne pour recueillir ses effects, tant des navires venants des Indes, qu'autrement faute de quoy il souffriroit un très notable préjudice en ses biens.

“Ce qui l'a porté à avoir recours a nous pour obtenir la dicte dispense, et à cet effet nous a présenté des personnes dignes de foy, qui nous ont rendu témoignage de ce que dessus.

C'est pourquoi, après avoir mûrement considéré les “raisons du dict Prigent, et avoir souvent invoqué le Saint Nom de Dieu, nous, tant en vertu D'indult Apostolique que de notre authorité épiscopale, avons dispensé et dispensons pour bonnes considérations, les dictes parties du second au quart degré de consanguinité, pourvu qu'il n'y ait aucun autre empêchement canonique.

Vous permettons de procéder à la .célébration du dict mariage par paroles de présent, selon la forme du Sacré Concile de Trente...”

Dans l'acte de mariage (mai 1682) entre noble homme Jean Lévenas (28 ans) et damoiselle Catherine Moal, la dispense du 4ème degré de consanguinité s'accompagne de cette considération qui tend à les justifier de ne pas recourir à Rome ( ce qui était la règle ).

“ .... vivant du travail de leurs mains et n’ont pas de quoy envoyer en cour de Rome pour obtenir la dicte dispense ....”


LA COUPE DU GOEMON

L'idée de coordonner toutes les réglementations antérieures et d'en former un code qui complétât les lois positives déjà existantes, en même temps que, sous le rapport du droit privé, remplacerait la variété des usages anciens, ne pouvait échapper au génie de Colbert.

L'ordonnance de 1681 fut rédigée par ses soins. Elle fut accueillie avec admiration et enthousiasme en Europe.

ORDONNANCE TOUCHANT LA MARINE DU MOIS D'AOUT 1681

Titre X - De la. Coupe du Varech, ou Vraicq, Sar ou Gouesmon.

Cette Loi, telle qu'on la connait généralement et rédigée au mois d'Août 1681 ne fut point envoyée au Parlement de Bretagne, comme à toutes les autres cours souveraines du royaume. La Bretagne avait seule conservée le privilège de ne point dépendre de l'Amiral de France pour tout ce qui concernait l'administration, la police. des ports et la navigation. Elle ne reconnaissait à cet égard que l'autorité de son gouverneur nommé par le Roi. Les juridictions .ordinaires y exerçaient encore exclusivement toutes les attributions dont les amirautés jouissaient dans les autres parties du royaume.

Par respect pour les privilèges maritimes de la Bretagne en matière de juridiction, on fit une nouvelle rédaction au mois de Novembre 1684 sous le titre : “Ordonnance touchant la marine sur les cotes de Bretagne" que le parlement enregistra le 18 Janvier 1685”.

PREAMBULE DE LA REDACTION FAITE, en 1684, POUR LA BRETAGNE

• Louis,etc.., étant nécessaire pour l'avantage des négocians et navigateurs, qui fréquentent les ports, côtes et rades de notre province de Bretagne, et pour le bien du commerce et de la pêche qui s'y fait, d'y établir une bonne police, de fixer la jurisprudence des contrats maritimes, et de régler les pouvoirs et fonctions des officiers qui en connaissent et les principaux devoirs des gens de mer, ainsi que nous avons fait dans les autres ports et côtes de notre Royaume, par notre ordonnance du mois d'Août 1681, A ces causes, etc...            

J.Y.T.


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