La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 258 - 1971 - Octobre

- Essai sur les "Johnnies" de Roscoff, par Mr François Guivarc'h
Johnny    Johnnies de Rroscoff - François Guivarch - 1979

Carte des lieux d'activités des Johnnies

- Objets mobiliers classés "Monuments historiques"
- Le trois mats de la chapelle Ste Barbe


OBJETS MOBILIERS CLASSES A ROSCOFF PARMI LES MONUMENTS HISTORIQUES .

Il est bon que les Roscovites fassent l'inventaire de leur patrimoine artistique. Car ils en ont la charge conjointement avec les BEAUX ARTS. Nous reproduisons ici le dernier état officiel du classement de notre mobilier. Cette liste pourrait un jour s'étoffer des plateaux de quête en cuivre (deux), en argent massif (deux), des chandeliers cuivre (six) du 17ème siècle.

Les datations proposées pour les trois premiers ti­tres sont largement inexactes. La tribune porte inscrite la date de 1606, le buffet des orgues, nous en avons parlé dans le n° 225, est l' œuvre de Maistre Yves RICHART (1649 / 1650).

Les albâtres seraient plutôt du 15ème siècle. quant au chapelet, il n'y a aucune raison de l’attribuer à Marie Stuart; il serait du 17ème siècle bien avancé.

COMMUNE DE DE ROSCOFF :

Eglise Notre-Dame de Croaz-Batz

Chapelle-Sainte-Barbe


ESSAI SUR LES “JOHNNIES” par Mr François GUIVARC'H

Un séjour annuel de plusieurs mois en pays étranger, dont les débuts remontent à 143 ans, devait inévitablement influer sur le comportement des émigrants et les imprégner d'exotisme.

Au tout début, leur but étant uniquement d'amasser aux moindres frais quelque argent pour améliorer en Bretagne le sort de leurs familles, ils se souciaient fort peu des mœurs et des coutumes de leurs hôtes, étant cantonnés dans des locaux inconfortables, parfois même insalubres, des quartiers urbains populeux. Et, parce que leur accoutrement était, sinon miséreux tout au moins très souvent négligé, ils étaient considérés avec méfiance par ceux-ci, irrités au surplus par leur insistance de “Bell-breaker's”. Mais ils n'en avaient cure.

Avec les ans toutefois, le cercle de leur activité s'agrandissant, leur habillement s'améliorant, en même temps que leur comportement s'affinait et que la connaissance de la langue anglaise s'élargissait, ils se mirent à observer plus attentivement le “WAY of LIVE” britannique (manière de vivre), assimilant quelques-unes de ses habitudes, superficielles ou plus profondes.

L'une de leurs premières acquisitions, excellente d'ailleurs à bien des points de vue, fut celle de faire usage comme boisson du THE. Celui-ci, désaltérant autant qu'économique pour les groupements importants qu'étaient à l'époque les “Compagnies”, était dans leurs “magasins” consommé chaud ou froid, et une ou plusieurs grandes théières étaient constamment à disposition de tous, sur le fourneau ou sur le trépied de l'âtre. Les “Tea-totalls” faisaient généralement la moue en l'avalant ; ils se consolaient cependant en songeant qu'il était un “remède” contre la tentation de la bière et qu'il les aidait à sauvegarder la précieuse indemnité supplémentaire que formait pour eux l'accumulation journalière du prix de leurs deux pintes de bière contractuelles, qui viendrait en fin de saison récompenser une sobriété ininterrompue !

Ses odorantes feuilles, entassées en paquets serrés, avaient en outre l'avantage d'être facilement transportables et d'être un présent très apprécié des ménagères bretonnes, autant que pouvait l'être des hommes les cigarettes et le tabac blonds.

Étant donné le grand nombre des voyageurs des groupes et tout en respectant d'aussi près que possible les prescriptions douanières par individu, on pouvait en ramener une quantité suffisante pour les besoins des familles et pour les cadeaux à faire aux parents proches, aux voisins et aux amis.

Il s'en faisait ainsi dans notre région qui vivait par lui un peu “à l'Anglaise” une forte-consommation, soit au goûter ou “gortozenn” de la matinée, soit à la collation ou “merrenn” de l'après-midi.

Le VIN étant en Grande-Bretagne rare et coûteux, la BIERE et la LIMONADE étaient par ailleurs les seules boissons accessibles aux Johnnies. Est-il nécessaire. d'ajouter que la limonade était laissée aux jeunes “Nevezshanted” et que le mot anglais “Pint” ou pinte devenant en breton “paintad” fut un des premiers à être familier à nos compatriotes ?

A la bière, blonde ou brune, cette dernière, plus forte, s'ajoutaient cependant quelquefois du “Gin”, eau-de vie anglaise de grains qui rendait le mélange ainsi obtenu et appelé “bier flippet” très excitant. L'usage en aurait été, paraît-il, contracté en Écosse où le whisky remplaçait le gin, comme le faisait parfois chez nous, le “lagout” (du mot français “goutte” probablement) mis pour “gwin ardant” eau de vie de vin.

La boisson, prise sous cette forme ou même pure, était avant la guerre de 1914, courante dans nos auberges qui s'appelaient à l'époque, modestement “Débits de boissons” et en breton “Ostaleri-Ostaleriou”.

Pur ou en “flipp”, le breuvage provoquait parfois le dimanche soir et au jour de l’an particulièrement, des querelles violentes au cours desquelles des injures malsonnantes pleuvaient en anglais, avec les coups de poing. En général, c'étaient d'ailleurs les seuls mots qu'avaient retenu de cette langue, ceux qui les proféraient. Ces bagarres étaient le plus souvent des règlements, provoqués, de vieux comptes, à l'origine desquels se trouvaient des questions de concurrence ou d'anciennes rancunes de métier. Elles étaient en tout cas redoutées des mères de famille ou des épouses qui, d'instinct, les pressentaient et appréhendaient, autant que les tenanciers des débits, cette pénible “heure anglaise”.

Une “Anglicisation” plus relevée se retrouvait heureusement dans les distractions que nos Johnnies rapportaient de leurs campagnes, sous forme de jeux de “Rings” et de “Dags”.

Les Rings étaient des anneaux de caoutchouc, plats et de 2m/m d'épaisseur environ, qu'il s'agissait d'accrocher au nombre de six à des pitons de fer fixés sur le “board” ou tableau, rond, hexagonal ou rectangulaire, en bois, en les lançant d'une distance allant de 2 à 4 mètres, selon les conventions et la place disponible. Presque tous les débits de Roscoff disposaient de ce jeu et il s'y organisait des compétitions suivies dans une atmosphère britannique et avec des variantes, allant du plus grand nombre de points réalisé en tant de reprises, au tour du tableau de 1 à 13 et retour jusqu'à la faute, individuellement ou par équipes.

Eh bien ! à ces exercices les Johnnies n'étaient pas toujours les plus forts. Certains joueurs qui n'avaient jamais mis les pieds en Grande-Bretagne, étaient passés maîtres au jeu. Il est vrai qu'ils avaient le loisir de s'y entraîner pendant toute l'année, tandis que nos “Onions men” avaient d'autres soucis outre-Manche.

Le jeu de “Dags” ou Fléchettes, spécifiquement britannique lui aussi, se pratiquait cependant moins que celui de “Rings” dans les endroits publics, peut-être parce qu'il pouvait y présenter des dangers d'accidents. En Angleterre d'ailleurs la discipline était de rigueur pendant la partie et tout joueur semblant pris de boisson était, dans les clubs, automatiquement exclu des concours.

Il avait la particularité de se jouer sur un nombre impair de points, 251 ou 501, par exemple et “à reculons” si l'on peut dire, car les “scores” réalisés se déduisaient au lieu de s'ajouter. Et il exigeait une stratégie certaine, car la partie devait obligatoirement se terminer sur un nombre double et forcément pair que l'on ne pouvait obtenir qu'en plaçant la fléchette dans la mince

bande coloriée de quelques millimètres, bordant sur le tableau l'espace réservé à chaque chiffre de 1 à 10.

Quant aux enfants des écoles, nous savons l'amusement qu'ils prenaient en jouant aux billes baptisées “canettes” parce qu'elles provenaient des bouteilles de bière et de limonade de ce nom et dont elles étaient les bouchons, rapportées par leur père, leurs frères ou leurs cousins.

Les habitudes bonnes ou franchement mauvaises en soi que nous venons de décrire, portaient le cachet britannique, mais elles étaient en somme superficielles.

Nos compatriotes en contractaient heureusement d'autres plus heureuses et plus profondes.

Nous avons assez parlé, en étudiant les particularités de leur vie en Grande-Bretagne, de leurs qualités naturelles et non acquises là-bas, d'acharnement à la besogne et d'endurance peu commune, pour n'y pas revenir. Disons tout de même qu'elles y ont eu l'occasion de se développer beaucoup dans la pratique d'un métier pénible.

Il s'y ajoutait par ailleurs un amour du “travail bien fait” que l'émulation qui régnait à l'intérieur des compagnies ou entre elles, accroissait.

L'ambition du botteleur par exemple était d'être toujours en avance dans la fourniture de “bottes” aux vendeurs, aussi bons fussent-ils, mais aussi de les faire solides, présentables et commerciales, même lorsqu'une réduction du nombre des bulbes à incorporer était parfois imposée par le coût élevé de la marchandise ou par sa mauvaise conservation.

Quant au vendeur, son amour-propre lui commandait de se rapprocher toujours le plus possible des “scores” réalisés par le plus fort de la compagnie, et pour ce dernier, d'égaler les “as” de la profession. Il y avait généralement un ou plusieurs champions dans chaque groupement dont le Patron, jouant sur le stimulant qu'ils y apportaient, n'hésitait pas à faire des sacrifices pour s'en attacher les services.

Cet acharnement à l'ouvrage et ce goût du labeur bien fait qui se fortifiaient chez le Johnny quelle que fut sa spécialité, étaient à son retour en France bénéfiques pour lui, qu'il travaillât chez les Expéditeurs de légumes ou pour son propre compte.

C'est cependant dans le domaine de la “Discipline” que le Marchand d'oignons a été marqué en profondeur par ses séjours annuels Outre-Manche. Il y a en effet appris le respect des Lois et des Règlements, qui n'est pas, il faut le reconnaître, le trait dominant chez ses compatriotes.

Oh ! Cela ne s'est pas opéré évidemment dès le premier débarquement de Henri OLLIVIER à PLYMOUTH et il a fallu pas mal de réprimandes et de procès-verbaux pour corriger un laisser-aller naturel.

En ce qui concerne l'hygiène et la salubrité publique par exemple, nous confiant récemment un ancien Johnny, celui-ci a appris en Grande Bretagne qu'il y a une décence élémentaire à observer dans les rues, qui possèdent d'ailleurs des édicules permettant d'y satisfaire. Vous verrez donc rarement de sa part, ajoutait-il, des manquements à cette règle. Ce sont évidemment les vendeurs qui circulent dans les rues des villes et des bourgades qui ont assimilé cette louable habitude, le plus rapidement. Mais cette pratique est-elle, de nos jours, toujours aussi rigoureusement respectée chez nos voisins surtout de la part de la jeunesse, lui avons-nous demandé ? Nous n'avons pas reçu de réponse ; le doute et le regret se devinaient cependant sur son visage.

Mais c'est en matière de Circulation routière que le marchand d'oignons respecte scrupuleusement les règles et les signaux du Code.

Qui'il chemine à bicyclette, à vélomoteur ou en automobile, vous le verrez toujours marquer nettement les arrêts aux “STOP” ou accorder la priorité dans les carrefours non protégés ; faire signe de la main s'il doit changer de direction à vélo, à moto, et parfois même en voiture, prévenant ainsi une défaillance possible des clignotants de cette dernière ; bien que prioritaire, il cédera parfois son droit de passage, selon les conditions de la circulation, par courtoisie ou pour faciliter l'écoulement du trafic routier ; et sur la route, lorsqu'il sent derrière lui un véhicule plus puissant ou conduit par un chauffeur pressé, il sortira le bras en l'agitant d'arrière en avant, pour indiquer à ce dernier qu'il peut le passer.

En un mot, il conduit de manière “défensive”, c'est à-dire qu'il est toujours sur le qui-vive quant à lui-même et surtout quant aux autres et à leurs erreurs possibles.

Lorsqu'il se trouve comme conducteur ou comme passager dans un véhicule lent, charrette ou tracteur, vous pourrez reconnaître un Johnny à son attitude bien particulière. Roulant récemment sur la route de St Pol-de-Léon derrière un tracteur, un jour de circulation dense mais sans exagération, dans la longue,et dangereuse courbe qui va de Kernenguy à Lagadvran où la visibilité est longtemps réduite, nous avons vu un homme se lever dans le tracteur et, de la main, nous faire signe de ralentir ; puis lever cette dernière à plat devant lui, pour prévenir les voitures qui venaient en face qu'il y avait des usagers derrière le tracteur, et quand la route fut visiblement libre jusqu'au delà, de la chapelle de Bonne-Nouvelle, nous faire signe d'arrière en avant de sa main gauche, de passer.

“Ce prévenant Monsieur est sans nul doute un Johnny” avons-nous dit à notre passager, car nous avions eu maintes fois l'occasion de constater pareille attitude coopérante chez ses collègues. Nous ne nous étions pas trompés. Le reconnaissant en doublant son véhicule, nous lui avons fait un geste amical qui était en même temps, un signe de félicitation...

L'osmose qui se produisait donc inévitablement entre ses hôtes et le Johnny, par l'assimilation chez ce dernier d'habitudes anglaises, galloises ou Écossaises, conduit tout naturellement aussi à penser à une interpénétration plus poussée et à la probabilité de fréquents mariages entre Bretons d'Armorique et femmes de Grande-Bretagne.

Et ce faisant, l'on se trompe grandement. Depuis 1928, en effet, il y eut dans ce domaine, relativement peu d'unions légales à enregistrer.

Dans les origines du trafic et jusqu'à la guerre de 1914 / 1918, cela pouvait assez facilement s'expliquer.

Le Johnny s'expatriait en effet temporairement et dans le seul but d'améliorer par les résultats d'un labeur acharné, le sort des siens en Bretagne et il ne l'oubliait pas. S'il aspirait tous les ans, malgré la rudesse du métier, à repartir, il voyait aussi avec soulagement arriver la fin de la campagne, et ne songeait nullement à s'attarder outre-Manche.

Il n'y entretenait d'ailleurs avec ses populations que des relations courantes de vendeur à acheteur et aurait-il eu l'intention d'y contracter mariage et de s'y fixer,.que son manque absolu de spécialisation ou de qualification, lui aurait compliqué l'existence dans un pays déjà très industrialisé.

Il n'y eut donc durant cette longue période, que de rares unions Anglo-Bretonnes.

Celles-ci furent un peu plus nombreuses entre les deux guerres, mais pour la raison que nous venons d'exposer, les ménages qui se créèrent vinrent s'installer dans notre pays. Nous en avons pour notre part connu un ou deux qui ont d'ailleurs ensuite définitivement regagné la Grande-Bretagne. Il est vrai que les épouses, à cause de leur nationalité d'origine, étaient, sous l'occupation allemande, l'objet d'une surveillance étroite, et avaient, de 1940 à 1944, subi une existence encore plus pénible que celle des Français de naissance.

Les relations entre les Johnnies et leurs hôtes ayant, après la reprise du trafic en 1946, évolué, nous l'avons vu, vers plus d'intimité, les mariages entre eux sont devenus plus fréquents et ont, durant ce simple, quart de siècle, dépassé en nombre ceux des 118 années précédentes. Côté Johnny, quelques célibataires prolongés, des veufs et même des enfants de ces derniers, ont ainsi pris femmes en Grande-Bretagne et s'y sont définitivement fixés.

Et nous sommes amenés à faire à ce propos, la remarque que nous avons déjà faite au sujet des variations en hausse du nombre des sympathisants et amis des Johnnies : ce nombre croit en raison inverse de celui de ces derniers qui est d'année en année en diminution.

Beaucoup d'entre eux avaient, par ailleurs, pris l'habitude de se faire accompagner dans leur expatriement, de toute leur famille, épouse et enfants, et c'est ainsi que de jeunes Bretonnes en s'unissant à des Britanniques, ont aussi fondé des foyers outre-Manche et y sont restées.

Mais si les intéressés, avant de contracter mariage à l'Etranger, sont dans la nécessité de solliciter de la Mairie de leur lieu de naissance, les pièces d’Etat-Civil requises, ils négligent ensuite pour la plupart, d'adresser à cette mairie, l'acte de célébration lui-même.

Celui-ci ne vient donc généralement à sa connaissance que par un avis du Consul de France qui l'a rédigé, avis qui est aussitôt transcrit pour faire foi, en marge de l'acte de naissance du marié. Il est donc difficile de savoir exactement le chiffre des unions réalisées en Grande-Bretagne par nos Johnnies. A l'usage de nos lecteurs qui s'attacheraient cependant à vouloir le connaître, disons qu'il' doit, sans grosse erreur, se situer pour les vingt-cinq dernières années., aux environs de la douzaine.


LE TROIS MATS DE LA CHAPELLE SAINTE BARBE

Visitant la chapelle sainte Barbe un curiste, fervent restaurateur des bateaux miniatures, a pris en pitié l'ex-voto de la chapelle. Il a consacré les loisirs de sa cure à remettre en ordre notre TROIS MATS. Le voici tout pimpant de ses cordages et de sa fraîche peinture. Il mesure 1m20,

Monsieur Olivier GENIN nous a laissé une note sur ce bateau :

NOTE SUR LE TROIS MATS DE LA CHAPELLE Ste BARBE

-           Il s'agit.d'un trois-mâts carré, navire marchand semblant être du début du XIXe siècle.

-           On remarque qu'il a 4 vergues à chaque mât :

o       une grande vergue,

o       une vergue de hune,

o       une vergue de perroquet

o       et une vergue de cacatois

o       sous le beaupré on voit une vergue de civadière.

Sous le 2ème Empire, pour faciliter la manœuvre des voiles on divisa la voilure en ajoutant une cinquième voile : le hunier volant.

-           les sabords qui sont peints sont des faux sabords comme c'était l'habitude à l'époque.

-           sur le pont on peut lire une signature . deux prénoms, Paul et François (à moins que l'un des deux soit un nom de famille).

Ces deux noms sont séparés par une date : XV.7.36 que l'on peut interpréter 15 Juillet 1936.

Depuis sa fabrication ce trois-mâts a beaucoup souffert des ans. Il a déjà été restauré et au cours de ces restaurations des modifications ont été apportées sciemment ou non ; toujours est-il qu'actuellement le gréement est exact, mais l'emplacement relatif des vergues est tel qu'il ne serait pas possible d'y placer toutes les voiles.

Olivier GENIN

6 clos du Hamel

76 - BOIS GUILLAUME

 

Merci à notre artiste. L'an prochain il se propose de restaurer un autre ex-voto plus petit et de très grande finesse qui était conservé autrefois à l'église dans une cage de verre.

Roscoff - Intérieur de la Chapelle Ste Barbe

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