La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 272 - 1973 - Février

- Digemer vad - Bienvenue - Welcome
- Roscoff, par Jean Tanguy
- Saïk, le batonnier
- Bloskon


DIGEMER VAD

Tout récemment nous étions sollicité de fournir une' traduction bretonne du WELCOME des Anglais et de son homologue français BIENVENUE. En l' occurrence les dictionnaires ne sont point d'un grand secours ; ils peuvent même nous éloigner de la langue vivante. Aussi avons-nous consulte un bretonnant chevronné, que les Roscovites connaissent bien, le Frère Vincent Seïté. Sa réponse est nette l'on doit dire, conformément à l'usage du pays - DIGEMER VAD

DIGEMER sa prononce “diguémèr”, avec l'actant sur “Gué”. C'est un substantif qui veut dire “accueil, Hospitalité, réception”. VAD est l'adjectif MAD, dont le M s'est assoupli en V. Cet adjectif signifie BON.

Ainsi en breton la BIENVENUE se transmue en BON ACCUEIL.

La grammaire actuelle semblerait exiger DIGEMER MAD, car DIGEMER est un substantif masculin. Bien des Roscovites, sans doute, s'exprimeraient ainsi. Mais nous nous tiendrons à l'usage, qui féminisant DIGEMER, entraîne la mutation douce de RIAD en VAD.

Nous n'irons pas jusqu'à prétendre que la langue bretonne avait pressenti l'apparition des HOTESSES D'ACCUEIL, ni que la vertu d'hospitalité soit un privilège de la femme. Mais il est de notoriété que son naturel porte la femme à chercher à plaire et à séduire. Aussi l'idée ne viendrait-elle à personne de mettre un homme de planton à l'accueil. Sans doute jusqu'à présente, ces messieurs se font-ils payer plus cher les mêmes prestations de services qui seraient demandées aux dames. Mais la raison d'économie n'est pas déterminante dans l'affaire. C'est un rôle de femme.

Si nous n'avons pas tous, mêmes les femmes, les qualités requises d'une PREPOSEE à l'AMABILITE, du moins, devons-nous avoir une volonté d'accueil, fallût-il prendre sur soi, à certaines heures, pour faire preuve de cordialité. Mais l'on n'aime plus PRENDRE SUR SOI a on préfère s'en PRENDRE AUX AUTRES et leur faire porter la responsabilité de nos propres erreurs et de nos fautes. L'on se donne ainsi, un certificat d'honnêteté. De quoi aurions-nous alors à nous confesser ? Ce ne peut être un devoir que pour les autres.

Ainsi vivons-nous aujourd'hui en état d'ALIBI.

Mieux qu'un souhait de BIENVENUE notre DIGEMER VAD est un engagement à. bien recevoir ceux qui nous font l'amitié de venir nous voir. Bientôt apparaîtront outre-Manche les calicots DIGEMER VAD. Que nos WELCOME continentaux à l'adresse de nos visiteurs se traduisent pour nous en termes d'accueil et de chaleur humaine. Notre DIGEMER VAD nous oblige avant tous autres.

Roscoff, par l'ouverture du PORT en EAU PROFONDE, est entré dans une nouvelle phase de sa longue histoire maritime. Cette mutation rapide et profonde, dont la grande région attend beaucoup, provoque le désarroi de ceux des nôtres qui voient leur métier s'en aller et s'effilocher leurs ressources. Nous souhaitons de tout cœur que leurs inquiétudes soient vite dissipées.

Gardons entre nous la cordialité des rapports humains qui donne tant de prix à la vie dans un petit pays. “Là où les gens ne sont pas jaloux les uns des autres, écrivait saint Augustin, les différences contribuent à l'harmonie des cœurs”.

A nous revoir - KENAVO.

Jean Feutren, François Sparfel.


ROSCOFF par Jean-Yves TANGUY

Nos lecteurs aussi bien que ceux du Bulletin Municipal de Roscoff ont apprécié les études documentées que notre jeune compatriote Jean-Yves TANGUY a publiées en nos deux parutions sur l’histoire de Roscoff.

Pour couronner ses études d°Histoire, il s'est appliqué durant deux ans à compulser la riche documentation du sujet ROSCOFF. Le travail prit forme au cours de 1972. A la fin de l'année il le présentait à un jury brestois. A notre très grand regret, nous n'avons pu nous rendre a cette soutenance de thèse. Non seulement le sujet nous tient à coeur, mais nous avons été sensible la clarté du style et à la rigueur de l'analyse. Le jury a reconnu les qualités de cette étude en lui décernant la Mention TRES BIEN.

Que Jean-Yves agrée nos compliments et qu'il entende aussi les voeux, que nous faisons de le voir prolonger son œuvre et nous donner cette histoire de Roscoff que nous attendons d’historiens patentés comme lui.

Jean-Yves a bien voulu écrire pour notre BULLETIN. Le situant dans la lignée des chercheurs qui se sont penchés sur l'histoire de Roscoff, il nous fait part ici de la méthode suivie et des conclusions essentielles de son étude.

On aimera prendre connaissance auparavant du titre de l'ouvrage

ROSCOFF – Etude d’une évolution économique, sociale et démographique du XVI ème au XVIII ème siècle.

Le tome 1, outre les pages consacrées aux sources et l'index, comporte 166 pages. Les cartes graphiques et tableaux forment un tome II de 75 pages.

L'ouvrage n'est pas dans le commerce,

Roscoff, par son passé maritime et son patrimoine artistique, a depuis longtemps attiré l’attention d'érudits qui trouvèrent dans la salle des archives de la Mairie, une collection appréciable de documents intérieurs à la Révolution.

Monsieur Bourde de La Pogerie, dans son inventaire sommaire des archives du Finistère (1913), avait déjà mis l'accent sur cette richesse archivistique.

Le premier essai de monographie de notre ville vit le jour, à la fin du siècle dernier, en 1888. Son auteur, Louis Pagnerre qui y passait naguère ses vacances,voulut promouvoir la renommée de Roscoff qui, selon lui, avait tous les atouts pour devenir une station balnéaire à là mode, L'ouvrage intitulé “Roscoff, un coin de Bretagne” s'inspirait principalement de la copie d'un manuscrit rédigé, à la fin du XVIIIe siècle, par un officier de carrière : François Pascal de Kerenvever.

Les deux tomes (manuscrits) que possède la commune, sont connus sous le titre d' “Annales roscovites”. De Kerenveyer avait pris pour passe-temps de compulser les registres paroissiaux de Roscoff, afin de dresser un état complet des différentes familles qui ont peuplé notre cité et des alliances qu'elles ont pu y contracter,

Cependant, l'intérêt essentiel d'une telle chronologie historique réside dans la retranscription judicieuse de nombreux documents, parmi lesquels un. certain nombre, aujourd'hui, a disparu (actes divers, délibérations du corps politique de la ville, quittances, etc...).

Nous pouvons également signaler qu'une brochure plus récente fut éditée en 1924 par Marcel A. Hérubel qui parvint à éclairer singulièrement le rôle du port de Roscoff dans l'économie locale et régionale, surtout en ce qui concerne le XVIIIème siècle.

Pourtant il m’a semblé qu'il serait possible d'enrichir, de façon encore plus substantielle, nos connaissances sur l'histoire de Roscoff avant 1798. J'entrepris alors, à partir de la fin de l'année 1970, des recherches systématiques dans le cadre d'un diplôme universitaire d'études supérieures, Sous le titre “'Roscoff : étude d'une évolution économique sociale et démographique du XVII au XVIII ème siècle, le mémoire qui fut le fruit d'un long labeur vient de recevoir sa conclusion finale lors de la soutenance, effectuée tout récemment devant un jury brestois.

Avant d'analyser les principaux résultats qui sont renfermés dans cette monographie consacrée à Roscoff, il serait peut-être intéressant d'exposer les objectifs fixés en fonction de la documentation dont je disposais,

Cependant, il ne faut pas perdre de vue que les registres sont surtout utilisables à partir de 1570.

Les problèmes rencontrés lors de mes recherches n'ont pas toujours été aisés à résoudre.

La principale difficulté venait du fait qu'il n'existe pas de registres portuaires, permettant d'apprécier le trafic annuel du port de Roscoff.

L'étude simultanée du mouvement portuaire et des courbes démographiques était impossible pour élaborer le dessin général de la conjoncture.

Aussi, je me suis reporté à d'autres éléments de comparaison : il s'agit de la tendance démographique enregistrée à Saint Pol de Léon, de l'évolution du montant de certains baux à ferme et surtout de l'étude des recettes de la “paroisse” de Roscoff.

Il a été constaté que l'évolution roscovite était plus ou moins rattachée à la tendance générale, enregistrée en Bretagne. En effet, la prospérité du XVIème siècle breton s'est continuée tout au long du siècle suivant ; l'insertion de Roscoff sur l'espace économique de la région toilière, a permis au port de se rattacher à l'économie léonarde, en pleine expansion.

Il faudra attendre les années 1715 -1720, pour assister véritablement à une baisse de vitalité, interrompue par l'essor rapide du commerce de contrebande avec l'Angleterre.

A plusieurs moments de son histoire, le port de Roscoff est parvenu à s'imposer. Mais, en janvier 1790, lorsque la “communauté” obtint finalement l'autonomie tant souhaitée, le port semble avoir perdu tout dynamisme.

Avant la Révolution, la vie sociale était dominée, à tous points de vue, par une bourgeoisie d'affaires; commerçants ou rentiers, ils détenaient la richesse foncière et concentraient entre leurs mains, toutes les responsabilités à l'intérieur de la cité.

En définitive, la population roscovite dont on connait désormais certains aspects de son comportement, est apparue très différente du paysannat de la région et le but d'une telle étude a consisté à essayer de faire revivre ces humbles, anonymes pour la grande histoire.

J-Y. TANGUY.


SAIK LE BATONNIER

SAIK n'est plus. Nous avons perdu un ami.

Depuis un an il avait cessé son office de sacristain, mais chaque dimanche, il aimait venir à la messe de 10 heures. Il revêtait avec délices sa tenue cardinalice, se couvrait de sa barrette rouge, arborait sur l'épaule gauche le bâton plat en ébène, garni de plaques d'argent en 1805 et tenait de la main droite une canne à pommeau.

Il ne lui déplaisait pas d'attirer les regards curieux et admiratifs des touristes ; il se prêtait volontiers à poser pour eux.

Il n'y aura plus de bâtonnier.

ADIEU, SAIK !


BLOSKON

L'actualité régionale est braquée depuis plusieurs mois sur la POINTE DE BLOSKON, au sud-est de laquelle s'est implanté le PORT EN EAU PROFONDE. Dans le dossier PORT DE ROSCOFF remis aux invités lors de l'inauguration du Port le 20 Janvier 1973, deux des cartes en couleurs placées en annexe portent même l'intitulé “PORT EN EAU PROFONDE DE BLOSCON”.

Une petite inscription soulignée d'une flèche sur ces mêmes documents nous a transporté d'aise : “ ROSCOFF, le bourg ” Elle nous a remis en mémoire l'aventure survenue, il y a quelques années, à un confrère qui descendait du train à la gare de DAOULAS-IRVILLAC, Il voulait se rendre à DAOULAS. Sortant de la gare, il avise une dame pour lui demander son chemin “Par où va-t-on au bourg ?” - “Par là.!” lui fut-il répondu. Il prit la route sur sa droite et se retrouva une demi-heure plus tard à IRVILLAC, au bourg. Quelle idée aussi de confondre les torchons et les serviettes ? Daoulas est une petite ville, mais c'est une ville. La différence d'avec un bourg, nul ne pourrait la définir. Ce jour-là, an tout cas, le confrère, tel que nous le connaissons, ne fut certainement pas en goût de rire de sa bévue. Furieux, il revint sur ses pas et fit 4 km avant de se trouver à DAOULAS.

Nous ne pensons pas que les PAOTRED ROSKO (les gars de ROSKO) apprécieraient la plaisanterie. longtemps “faux-bourg” de St Pol puis “bourg” au même titre que Pempoul et Santec, Pouldu, Menroignant (en Santec) - Roscoff secoua définitivement la tutelle, jugée intolérable, de la cité épiscopale en s'octroyant le statut de municipalité indépendante le 31 Janvier 1790. Dès cet instant Roscoff arbora fièrement sa qualité de VILLE au même titre que la VILLE de Saint Pol.

Sortant nous même d'un petit bourg, nous avons pu mesurer, au long de notre jeunesse collégienne, l'enflure de ceux qui sortaient de leur trou de ville. Si nous aimons tant ce “BOURG-VILLE” de ROSKO c'est, pour une bonne part, que nous avons le sentiment de vivre dans un bourg où nul n'est étranger à l'autre et où la prétention prête encore à sourire.

Il va de soi que le nouveau port ne peut décemment porter d'autre nom que celui de PORT DE ROSCOFF ; lui seul est exportable. Les autres noms que l'on a pu avancer ne sont utilisables que pour la consommation locale :

Le PORT intègre un ensemble de sites, dont l'appellation est vieille de plusieurs siècles, à savoir, du nord au sud :

Si aucun de ces noms n'a eu l'heur de plaire, un autre, par contre, a tenté, on l'a vu, les responsables : PORT DE BLOSCON. La sonorité est bonne, certes, mais BLOSCON est d'un emploi strictement local et le sens du mot est trop mystérieux, comme nous allons le voir, pour que l'on s'attarde plus longtemps à proposer pour le port le patronyme de BLOSCON.

L'étude du nom de BLOSCON doit s'ouvrir sur la question préjudicielle : est-il breton ?

Nous avons tendance à supposer un peu vite que tous les noms de lieux en usage dans nos pays bretonnants ou qui furent bretonnants dans le passé, non seulement ont la sonorité bretonne, mais sont de racine celtique. A Roscoff, en particulier, il nous faut nous défier de tels entraînements. Roscoff, aussi haut que nous remontions, nous apparaît comme un pays où cohabitèrent autochtones celtiques et colons étrangers ; un colon étant ici un homme, non originaire du pays, qui y fait son domicile. Longtemps l'on vint à Roscoff uniquement pour faire des affaires.

Rien d'étonnant., dès lors, que des familles portent des noms français, anglais, espagnols, que des sites soient de pures dénominations françaises, comme les deux rochers. LES BOURGUIGNONS, comme l'île JACOBIN. Est-il imaginable même qu'il y ait eu des TARTARIN de ROSKO ? C'est-à-dire non pas des PAOTRED ROSKO singulièrement vantards, comme l'était celui d'Alphonse DAUDET, le TARTARIN de TARASCON, mais des gens dont c'était le patronyme.

Les registres des baptêmes de Roscoff au 16ème siècle (à partir de 1551), regroupés en un seul volume aujourd'hui ne sont pas toujours aisés à déchiffrer. Mais cette lecture est savoureuse et instructive à l'extrême, par exemple sur l'écriture ancienne des noms de famille encore en usage. Ainsi avons-nous découvert en 1566 (folio XX) une Françoise TARTARIN épouse d'Yvon Ménez, maman d'une fille Isabelle.

Récemment nous avons eu l'attention attirée sûr le danger de voir du breton là où, par exemple, les mots sont des termes du vieux français. Nous disions dans le dernier numéro du bulletin combien nous aurions aimé à consulter les dictionnaires célèbres du ROSKOIS, QUIGUER.

Nous en avons eu la possibilité à la Bibliothèque Nationale à Paris. Nous y avons passé une journée. Désormais notre documentation sur QUIQUER s'est bien étendu ?. Nous avons même découvert son portrait à Landévennec. Encore un sujet en attente.

En parcourant l'édition 1633 de son dictionnaire (Res X 2055) nous sommes tombé en arrêt devant :

" ISNEL, - prompt, vif, traduit en breton par “prount, buhan “.

Nous faisions depuis longtemps des acrobaties linguistiques sur la signification de KER ISNEL. Exercices inutiles puisque le mot est français. Nous l'avons vérifié dans un dictionnaire du FRANCAIS du 16ème siècle. Mais nous y reviendrons dans notre étude sur la JUSTICE ANCIENNE, liée en notre région à la seigneurie de KERISNEL

Un autre exemple, dû à QUIQUER aussi, a sans doute confirmé notre interprétation du site AR VIL, mais nous laisse soupçonner une influence anglaise. Dans un DICTIONNAIRE latin-français-breton auquel QUIQUER a collaboré pour la partie bretonne (édition de 1633 - Res. p. X 13) nous trouvons :

Au début du 17ème siècle on employait donc à Roscoff le terme MILL, comme l'anglais, pour désigner un moulin. D'où, avec l'article entraînant la mutation : AR VILL.

Les toponymistes patentés eux mêmes ne sont pas toujours sur leurs gardes.

Reprenons maintenant notre question :BLOSCON? est-il un mot breton ? La chose est si loin d'être évidente que les celtisants de métier y achoppent et déclarent forfait.

Nous commencerons donc par supposer que BLOSCON a une toute autre origine. Il pourrait paraître farfelu d'envisager une origine grecque ; mais nous verrons, par la suite, l'extrème probabilité de la fréquentation de nos sites roscovites par les marins méditerranéens, bien avant Jésus-Christ. Aussi bien une importante énigme archéologique a-t-elle été soulevée vers 1700 par la découverte d'un buste en pierre dans le site même où se construisait le FORT de Bloscon. Elle n'est point encore bien résolue. Nous donnerons bientôt un dessin de cette statuette et le constat de son premier détenteur.

Quoi qu'il en soit de ces données archéologiques, nous devons indiquer, même si nous n'y mettons aucune conviction, que seule la langue grecque, à notre connaissance, dispose d'un mot IDENTIQUE à notre BLOSKON, le participe présent singulier; masculin ou neutre BLOSKON, avec ou non un accent circonflexe sur le dernier 0, du verbe “BLOSKO” – “Je vais, je viens”.

Nous ne nous attarderons pas sur cette explication hautement improbable par la haute antiquité qu'il faudrait lui prêter.

Le document le plus ancien que nous avons trouvé où soit indiqué le site de BLAUSCON date du 8 octobre 1551 (archives départ. 3 C-329).

Nous avons extrait de l'aveu de Jehan de Penfentenyo seigneur de Kermorus ce passage qui vient à notre sujet : “ au terroir de PORZLOUZE entre les venelles pierreuses et le chemin menant de KERMORVAN à BLAUSCON et la mer jusques à l'endroit une brèche du chemin menant du dit lieu à la rive de PORZLOUZE.”

On notera le nom donné ici à ce que nous appelons aujourd'hui POULLOUZ d'un nom moins juste : LOUZ = sale. On trouve en outre l'indication d'un ancien habitat Kermorvan, au nord de Kerhoulaouen, à la hauteur de la brèche des Deux Roches. Il nous semble que BLAU doit se lire BLO et non BLAO, à la différence de PAUL qui se dit PAOL.

Personne ne prononce BLAOSKON.


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