La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 275 - 1973 - Avril

- Don Camillo, curé de Roscoff
- Olivier de France
- Bloskon


DON CAMILLO, CURÉ DE ROSCOFF

On dit sur Roscoff n'importe quoi. C'est ainsi que le premier “curé de Roscoff” aurait été un Italien. Tant qu'à faire pourquoi ne l'avoir pas appelé DON CAMILLO ?

Nous extrayons cette découverte sensationnelle de l'ouvrage "TRISTAN CORBIERE" par René Martineau (Paris 1904)

• L'église (de Roscoff) s'élève sur une sorte de terre-plein. Ce monument du 16e siècle, restauré intérieurement au 17e siècle; fut construit par un prêtre italien qui devint, après l'achèvement de son église, curé de Roscoff.

• Cette origine italienne de l’architecte de Notre-Dame de Croaz-Batz explique le clocher le plus original du Finistère, mélange très heureux des combinaisons de l'art gothique avec celles de l'italien. et du roman.” (p. 46)

D'où peuvent bien sortir de telles élucubrations ?

Rétablissons du moins la vérité sur le premier “curé” de Roscoff. D'abord il n'y eut jamais à Roscoff avant la Révolution de “curé-recteur”, car ce ne fut pas une paroisse. Il n'y eut même pas de “curé” au sens breton, c'est-à-dire de “vicaire”. On appelait probablement ainsi les prêtres de service à Roscoff. Juridiquement ils n'avaient que le titre de “sous-vicaire”.

Quoi qu'il en soit du titre, le prêtre en poste à Roscoff et qui signe les premiers actes, des actes de baptême, s'appelle “Guéguen", sa signature gothique, est d'une régularité superbe..

En même temps que GUEGUEN apparaît dès 1550 (ter folio) Y. MORICE prêtre. Quelle mouche l'a piqué de signer d'un nom français ? Cela n'a pas duré. Il s'appelait en réalité Yves MORVAN, traduction bretonne du prénom MAURICE.

Il trouve sa signature bretonne depuis 1551 jusqu’à 1585.

Signalons à cette occasion, que la commune de LA ROCHE-MAURICE auprès de Landerneau s'appelle ROCH-MORVAN

Point d'Italien en tout cela.

Il est regrettable que l'auteur de cette fantaisie italienne n'ait point donné ses sources. On y fût allé voir et peut-être aurions-nous découvert un indice qui nous aurait mis sur une voie plus sûre.


OLIVIER DE FRANCE

Le 26 Septembre 1605 était baptisé à ROSCOFF, OLIVIER, fils naturel et légitime de JAN de FRANSCE et Catherine TANIOU. Le parrain fut Olivier AN DIROU et la marraine Anna GUILLERM.

Le nom de FRANCE se rencontre en diverses provinces. Le premier de chacune des souches était un étranger à la province qui l'accueillait. Il était connu comme “originaire de la France”, soit anciennement l'ILE de FRANCE, soit la FRANCE aux divers stades de l'annexion des provinces. Pour les gens du duché de Bretagne la FRANCE c'était BRO C'HALL, GALL désignant le GAULOIS puis le François.

Le nom DEFRANCE aurait pu être une promotion française d'un AR GALL, un breton fortement enraciné en notre pays et dont l’ancêtre éponyme (1er du nom) venait de France, ce qui lui aurait valu le surnom de FRANCAIS. Le nom AR GALL est l'un des plus portés en Bretagne, A Roscoff, il apparaît dans les registres de baptême en 1561.

Le cas des DELAUNAY et des LE GUERN est plus typique. Nous y viendrons dans le prochain numéro.


LE BEAU NOM

Un ROSCOVITE, père encore jeune d'une famille nombreuse, porte un nom aux sonorités merveilleuses .

Nos lecteurs, qui ne sont point tous celtisants, ont droit à quelques explications.

Par un jeu très naturel de la gorge les consonnes initiales se sont assouplies,- c'est le phénomène complexe des MUTATIONS.

On lira donc :

Il est à parier que ses enfants, trente ans plus tôt, eussent été eux mêmes anoblis d'un nom à multiples tiroirs :

et le cadet, à l'exemple du père :

En breton BERNARD se dit BERNEZ.

Nos meilleurs voeux à toute la famille !


Peut-on être Breton et s'appeler DUVAL ?

Sans nous prononcer sur le cas du présent J. DUVAL nous pouvons répondre par l'affirmative. Et voici comment.

Le 5 Avril 1768 noble homme François LHABASQUE décrit tous ses biens fonciers dans l'AVEU qu'il en fait au Seigneur Evêque de St Pol. Ce document est égaré au milieu des archives de Saint Nicolas de Roscoff. A plusieurs reprises il y est question d'un sieur DUHAN propriétaire en Plougoulm de terres contiguës à celles du dit sieur LHABASQUE. Il semble bien que DUHAN soit le même que DERVAL cité dans le folio 27.

A supposer même que ce dernier soit un autre sieur, le nom de DUHAN est un terme bloqué à mi route de son évolution vers le français, tout comme LE BIHAN arrêté dans sa marche vers LE PETIT.

A l'origine de DUHAN il y a un nom de terroir : AR HAN (KAN = VAL, ruisseau). On a longuement parlé dans ce bulletin de MEZ AR HAN, à St Pol. Il y a un PONT AR HAN

en Plouvorn. Autrefois il y avait un terroir du KAN à SANTEC.

Le nom ARHAN est encore courant aujourd'hui en tant que nom de famille, écrit parfois aussi ARC'HAN. C'est notre DUVAL.

Il nous semble que la brève notice de DAUZAT dans le “Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France” doive être corrigée dans le sens de cette note.

"ARHAN (Finistère : Adgan 1029 ; Azgan 1323) ancien nom de baptême breton, d'origine obscure.”

Le relevé alphabétique des noms de Roscoff qui ouvre les Annales Roscovites ne signale au-zun ARHAN, ni DUHAN, ni DUVAL. Aussi bien ne faut-il pas trop se fier aux relevés de Pascal de Kerenveyer. Sous toutes réserves, nous signalons Yves AN ACHON baptisé le 28 Août 1585, fils de Yves et Béatrice LAGADEC (qui a de gros yeux).. la marraine fut Françoise TRIBARA (trois pains). Ce dernier nom se retrouve le 2 Sept. 1665 ; ce jour là “Escuyer François TRIBARA, sieur de Penanru, de la paroisse de Plouezcat épouse Marie LE BOULLOUCH”.

Dans le pays du CAP SIZUN les noms de ARHAN et DUVAL seraient courants.

Une autre filière a pu aussi déboucher sur DUVAL, c'est le nom AN TRAON ou TRAON, TRAOUN qui signifie LE BAS. Ce nom est bien attesté à Roscoff dès le 15 Mars 1573 où fut baptisé Olivier AN TRAON. Nous reviendrons bientôt sur l'ancienne orthographe AN TNAON rencontrée encore en 1604 pour le baptême de Claude (une fille).

Nous avons essayé de trouver un passage de TRAON à DWAL dans les archives de Roscoff ; nos recherches ont été vaines. En remontant de Yvon Dominique DUVAL, fils de Thomas et Isabelle Couturier, baptisé le 16 Nov. 1703, nous avons rencontré ses aînés Jean-François (1700) Antoine-François (1699) Guillaume (1696) Pierre-Yves (1694) pour aboutir au mariage des parents, le 14 sept 1693. Thomas du VAL est un normand de la paroisse de GILVILLE "evesche" de Bayeux. Isabelle COUTURIER est de Roscoff. Sa mère Marguerite LA PIERRE est sa tante Isabelle sont témoins du mariage mais déclarent ne point savoir signer. La mariée, elle, a une bonne signature.

Nous ne serions point surpris que la COUTURIER soit tout simplement une QUEMENER et les LA PIERRE d'authentiques LE MEN, La famille aurait eu de la prétention. Nous ne voulons pas pousser nos recherchés plus loin.

Nous signalerons seulement que noble homme HAMON LA PIERRE époux de Jeanne PRIGENT, est né certainement dans nos régions pour porter un tel prénom ; leur fils LOUIS fut baptisé le 30 Avril 1671. On les retrouve en 1658 pour le baptême de leur fille Marie.

Une rencontre curieuse a rapproché dans les actes de baptême :

Yves Pierre LA PIERRE, fils de Yves et Catherine Le Seyer, né et baptisé le 21 Juin 1701

Et Marie Françoise LE MEN née le 21.Juin et baptisée le 22.

Sur ce point de l'origine des noms français portés à Roscoff aux 16e, 17e et 18e siècles ce sont les actes de mariage qui nous éclairent le mieux. Nous venons de le voir pour DUVAL. Citons un autre exemple, qui nous met en garde contre l'attribution précipitée d'un nom breton à un étranger au pays et aussi d'un nom français à un authentique breton.

“Dimanche 10e Juin 1668 Nicolas POUHYER normand de la parroisse de St Vast espousa Anne DAO de Roscoff en la chapelle de madame Ste Anne Le Guellen ; après leurs bannies faictes sans aucun empêchement, le curé (Simon, vicaire) fit la solennité, missire françois Subil dit la messe de Le(urs) noces, les bénit en p(rése)nce de Monsieur K/sulguen, Y/anguen, du VAL LAMBERT, Y/anpronost et autres normands, les dicts jour et an que devant.

signé : SIMON, curé (seul).”


BLOSKON

Nos fouilles sur le nom de BLOSKON nous conduisent à explorer le vocabulaire breton des mots en BOLS.

GREGOIRE de ROSTRENEN connait "Tombeau ou tombe élevée" BOLS (un tombeau LR VOLS). LE PELLETIER signale le mot dans le sens de "voûte". BOLSENNI "faire ventre" se dit d'un mur qui enfle et va crever.

L'édition 1690 de notre célèbre G. QUIQUER roscovite ne contient pas BOLS dans le lexique, mais au chapitre “DEVIS de la LEVEE” (du LEVER) la conversation, qui n'est rien d'autre qu'un exercice de vocabulaire et de tournures utiles aux commis voyageurs, s'engage, le temps d'un flash, sur un tombeau : (page 119).

La comparaison de ce dernier lexique avec les éditions antérieures fait apparaître que l'ouvrage a quelque peu changé de destinataires. Nous reviendrons bientôt plus longuement sur notre compositeur de lexique et les origines flamandes de son travail. On notera seulement ici la disparition des termes commerciaux et maritimes. Dans la 1ère édition (1626) que nous avons pu consulter à la Bibliothèque nationale (Res x 2054) nous avons relevé un terme lié particulièrement à la “vie” des ports, le mot BORDEL, qui désigne une maison de prostitution ; la traduction, sauf erreur de notre part, est BOLS. Nous attendons une confirmation de notre lecture. L'édition de 1633 (Res X 2055) rend le français BORDEAU par BORLELL.

Donnons quelques mots ou expressions du lexique de 1633 :

Le Père MAUNOIR dans le “SACRE COLLEGE DE JESUS” (1659), que nous avons consulté à la Bibliothèque Masarine connait BORDELL mais ne cite pas BOLS. Il rend BOLZEN par “fente d'une paroi.”

Il ne faut pas croire que le sens de BOLS dans le QUIQUER de 1626 soit une création de l'auteur. Le célèbre CATHOLICON de Jean LAGADEC (1499) que nous citions dans le dernier numéro connait BOLS mais se contente de renvoyer à FORNICATION.

Il semble bien que ce double sens de BOLS provienne de l'usage latin lui même. Au sens propre FORNIX signifie “voûte, arc, arche” ; au sens métaphorique c'est un “lieu de débauche" (qui se tient dans une cave voûtée). BOLS semblerait provenir d'un vieux français “VOUS, voûté” ou du latin populaire VOLSUS (Petit Robert).

Les BOLZEC ou LE BOLZEC ont eu un chef de file “VOUTE, BOSSU”. Le nom BOZEC a le sens précis de BOSSU ; il pourrait être une corruption de BOLZEC mais en le rattacherait plutôt à BOS “Bosse, noeud”.

A supposer que le nom originel du site ait été BOLSKON, dans le sens de MONUMENT FUNERAIRE ou de MONUMENT DU CHENAL (on peut trouver pour KAN, KAON), on s'expliquerait le passage en BLOS. Monument funéraire et maison de prostitution sont des termes péjoratifs et trop clairs. BLOSKON serait ainsi devenu obscur tout comme GARDALEAS.

Nous cherchons si peu à convaincre de la valeur de notre hypothèse que nous tenons en réserve des arguments pour en assurer le caractère purement hypothétique.

Nous allons, en effet, proposer une datation précise et assez tardive de notre ARC'H. L'identification des deux noms sera écartée et BLOSKON rejeté à son mystère.

L'énorme rocher AN ARC'H est couché sur la plate forme érodée du détroit. Dans sa chute il a entraîné une série de plusieurs plaques rocheuses imposantes qui se sont inclinées vers le nord et reposent les unes sur les autres, l'ensemble étant retenu par AN ARC'H.

Quand et comment s'est produite cette chute ? Il faut écarter toute idée de cataclysme. A l'ouest de AN ARC'H gisent de gros blocs aux arêtes encore vives. Ces blocs tout comme AN ARC'H, avec leurs formes franches, contrastent fort avec les roches-boule qui, à Bloskon comme sur tout le littoral Est, recouvrent pointes et anses de ce littoral ARC'H n'est donc pas couché depuis bien longtemps.

L'érosion naturelle de la mer pourrait être une explication raisonnable de la chute ; cette érosion se poursuit à la racine, visiblement friable de cet ancien KLEGER (G dur) ou masse rocheuse terrestre.

L'explication probable est à chercher ailleurs, nous semble-t-il, que dans l'érosion naturelle. L'aménagement actuel de la pointe de Bloskon serait l'oeuvre des ingénieurs de VAUBAN.

Voici notre argumentation.

La seule attestation qui ait un peu d'âge du nom de POR ARC'H se rencontre dans l'AVEU de ses biens établi en 1768 par noble homme François LHABASQUE. Les archives de Saint Nicolas en conservent un exemplaire, ce gros document a été oublié dans ces archives par son

petit-fils PICREL--KERANDRE, ancien administrateur de l'HOSPICE. La table des aveux de TOUSSAINT - ROSCOFF

(archives départ. 5G - 16*) de 1700 à 1780 ne contient qu'une seule attestation de PORS RACH - celle de l'aveu LHABASQUE. Au folio 5 de cet aveu nous lisons “Au terroir de PORZ-RACH près ROSCOFF, quartier de TOUSSAINTS, une garenne, terre froide, nommée GOAREM PORZ RACH”. On aura noté l'inversion du R : RAC'H pour ARC'H.

Les lecteurs se souviennent du “permis de construire” du moulin à vent de Blauscon, du 8 juin 1605 (Bulletin Juillet-Août 1972). Ce que nous appelons FOR ARC'H y est désigné sous le nom de PORZ SCAFF. Il se peut que tel ait été le nom à l'époque ; n'oublions pas qu'il s'agit d'un acte notarié (dont nous avons la photocopie sous les yeux). Il est raisonnable d'en déduire que la dénomination POR ARC'H est postérieure à cet acte et que AN ARC'H n'était pas encore couché. Nous n'avons rien trouvé dans la 1ère liasse des aveux de TOUSSAINTS (1499 - 1569) - arch. dép. 5G - 329. L'inventaire (1499 - 1700) est disparu quant à lui.

Ainsi AN ARC'H aurait chû entre 1605 et 1768 ; on doit d'ailleurs remonter au delà de 1768 pour donner à POR ARC'H le temps de naître et d'entrer en usage.

Un aveu de la famille LEMERCIER en date du 1er Oct. 1708, transcrit dans l'inventaire 5G - 16* (fol 54) nous entretient du moulin à vent “au terroir de BLAUSCOND...”. Selon ce document le terrain est “cerné du levant du FORT de BLAUSCOND et de la rive de la mer”. Or précisément le levant est ce que nous appelons aujourd'hui POR ARC'H. Quant au port de BLAUSCOND il n'est pas situé, nous semble-t-il, exactement comme en 1605. La propriété du moulin est “cernée au couchant (ouest) des REDOUTES de la RIVE devers ROSCOFF et du nord la chapellenie de Sainte Barbe”. On voit qu'en 1708 il y avait des fortifications sur le site ; mais à en croire cette description il y avait des REDOUTES du côté du BLOCKHAUS-café. Ceci ne préjuge pas de l'existence d'un fort au nord de Sainte Barbe.

Dans un aveu du 9 nov. 1747 il est question du “Parc BLOSCON garni de murailles cerné au levant du chemin qui conduit au fort de BLOSCON, au midy de 2 grosses roches, au couchant du rivage de la mer et au nord de la franchise de Ste Barbe” (fol. 124).

Dans l'aveu du 27 sept. 1749 (f 1 143) on écrit BLOASCON.

Pour mettre au dossier un dernier document et verser un pleur sur le moulin à vent nous citerons l'AVEU du sieur Pierre Le Seveur, en date du 26 Avril 1775.

“Près de sainte Barbe, terroir de BLOSCON, une masière de moulin à vent vulgairement nommé “LE MOULIN DE BLOSCON” contenant une circonférence 52 pieds 4 pouces et de hauteur dans ses murs existant 16 pieds et demy, ayant ses ouvertures aux levant, midy, couchant et nord, l'issue entourant la dite masière du moulin à vent, terre froide contenant 183 cordes et démy, au nord de la même manière un jardin nommé LIORS AR VILIN, terre chaude ayant ses fossés en son cerne donnant au nord et en partie au levant de la grève du BLOSCON.” Le pied vaut 0,324m. Nos lecteurs sauront faire la multiplication.

Dans ce dernier document nous trouvons cité “la grève de PEN AR VIL”.

Nous espérons bien qu'un historien militaire saura éclairer pour nous la construction du FORT de BLOSKON aux toutes premières années du 18e siècle. En attendant cette étude autorisée nous livrons notre propre sentiment : AN ARC'H aurait été renversé par les ingénieurs de VAUBAN ; d'autre part, le nom AR CHADEN (la chaîne) donné à la tourelle Nord, face à Bloskon de l'autre côté du chenal, nous paraît en relation avec la défense du détroit.

Dès lors la synonymie entre AN ARC'H et BOLSKON ne peut plus être envisagée. Et nous voilà amenés à rejeter dans un passé très lointain les origines du toponyme BLOSKON. Le prochain numéro nous mènera au delà de l’AN MILLE, il nous faudra, même remonter à l’époque gallo-romaine, avant la christianisation du pays, pour percer le mystère de la DIVINITE à l'oiseau de BLAUSCON.

Nous nous en tiendrons désormais à cette graphie (écriture) du nom, car elle est, nous l'avons vu, la plus anciennement attestée.


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