La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 284 - 1974 - Mars

- Images de Roscoff
- A B ....
- Marie Stuart et Roscoff


IMAGES DE ROSCOFF

Les signatures que nous reproduisons en photocopie en pages 8 et 9 du présent Bulletin sont tirées du feuillet 63 du Cahier des comptes de la paroisse (17e siècle). Elles authentifient l'inventaire de l'orfèvrerie et des ornements de l'église à la date du 15 Octobre 1657. Ces biens sont alors à la garde missire François Michel prestre et sacriste (ou sacristain) de l'église. Le curé (ou sous-vicaire) est “vénérable personne missire Yves Simon prestre”. Jan Guillou, sieur de Kerdurand et Bertrand Pardeau, sieur de Kermaian sont procureurs ou fabriques en charge qui assurent la gestion des finances ou “deniers” de la paroisse. Jan HELIES, sieur de Pratmellou est procureur “sindic” de Rosgoff (affaires civiles). Guillaume Collec est notaire royal.

L'inventaire est fait “suivant l'advis de Messieurs les habitans du dict port (de Rosgoff) datté du jour d'hier” (14 Oct.)

François QUIDELLEUR devient “curé” de Roscoff le 24 juin 1608. Sa dernière signature est du 14 octobre 1617. Son nom indique une profession “fabricant de filets ou de nasses” : KIDELLERS à ne pas confondre avec KIZELLER ciseleur, sculpteur.

Notre François était un fort latiniste, le morceau de bravoure que nous publions en photocopie achève l'année 1608 des baptêmes (folio 36). Pour quels lecteurs se donnait-il toute cette peine ? Peut-être voulait-il épater les confrères. Nous lui assurons ici une plus large publicité. On remarquera que la prière est d'une seule phrase, nous tentons l'essai de la rendre plus lisible

“ François Quidelleur adresse a Dieu cette humble prière puisqu'Il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité qu'Il veuille bien accorder à tous ces enfants baptisés l'année écoulée comme a ceux qui durant les siècles passés furent “renés” dans la fontaine baptismale du vrai salut, qu'Il leur accorde à tous de se trouver au merveilleux festin des cieux. Que là ils puissent jouir et se nourrir de l'ambroisie divine et de ce nectar céleste que les voix de tous les poètes ont chanté avec tant d'éclat, Et qu'ainsi dans ce champ Élysée des bienheureux ils ne cessent de chanter la louange sans fin à leur créateur bien aimé.

Amen,    -   F., quidelleur   -  Fin de cette année 1608

“Fasse Dieu que pour l'année qui vient et qui est là toute proche la chance soit avec nous !”

 


AB .... (suite)

Les noms de famille bretons en AB s'interprètent, nous l'avons vu, comme “descendant (AB) d'un tel”. Ainsi les ABHERVE descendent d'un certain HERVE. La chose est admise communément : le préfixe AB dériverait de MAB ou MAP, mot breton qui signifie “descendant de, fils,”

Le substantif MAB est attesté devant un nom dans les documents latins que sont les très vieux titres de propriété ou chartes des abbayes. Ainsi dans la collection des chartes ou CARTULAIRE de l'abbaye Sainte Croix de Quimperlé on relève aux 11e et 12e siècles des personnes comme :

Mais dans ce cartulaire on ne trouve aucun AB faisant fonction de MAB.

Comment se fait-il que cet emploi jadis étendu de MAB n'ait laissé aucune trace dans les noms de famille bretons ? Comment a pu phonétiquement se faire le passage de MAB à la forme AB si bien attestée et depuis si longtemps que les Parisiens du 13e siècle en avaient perçu la signification ? Ne pensons pas, en effet, que l'évolution des langues relève d'un pur arbitraire.

Selon les celtisants "un M initial (au début d'un mot) ne tombe jamais en breton". La formule est de ERNAULT dans son article AB déjà cité (Glossaire p. 8).

Mais si “M initial” ne tombe pas il peut se laisser glisser doucement vers V et V, lui, se laisse parfois volatiliser.Tel est le double processus qui, selon Ernault.., a conduit de MAB à AB.

La mutation de M en V est chose courante en breton au même titre que les mutations d'autres consonnes. Ce phénomène est tout aussi courant en gallois. “Une règle constante, en gallois, écrit Ernault, veut qu'immédiatement après un nom propre on change de forte en faible la première consonne muable d'un adjectif qui le qualifie habituellement, ou d'un substantif en apposition qui le détermine. Ainsi HYWTELL dda, Hywell le Bon (prononcez tha par th anglais doux, de da) - Dafydd frenin - David le Roi (de brenin), De même OWEN Vab Uryen - Madawe Vab Marc, - Owen fils d'Uryen (prononcez vab, qui remplace mab )”.

Mais, en breton, mab reste tel quel dans cette position entre deux noms et l'on ne connaît pas d'exemple de “vab”. Par contre les exemples abondent en breton de noms propres dont l'épithète a subi une mutation adoucissante :

Un exemple emprunté à la toponymie roscovite illustrera la transformation d'un M en un V si stable qu'il a supplanté le M. Le terme MAENEG ou MEANEG ou MÊNEC désigne un “lieu plein de pierres”, mais non pas “pierreux” nécessairement : un des alignements de CARNAC porte ce nom. Dans la région de ROSCOFF, MEANEG est devenu VENEG dans la dénomination de 2; sites, dont l'un n'est pas pierreux. A l'Île de Batz on dit VÊNOG. Le VÊNEG de SANTEC est si peu un terrain pierreux qu'il est appelé MECH0U : ensemble de parcelles de bonnes terres, Dans un partage du 22e janvier 1552 ce dernier VENEG est écrit : “terrouer du MEANEC” (aujourd'hui on met G en finale quand il s'agit d'un substantif) (arch, départ. 5G -;2g n° 13). Ce même terroir revient souvent dans l'inventaire (5G-9*); il est dénommé le plus souvent MENNEC ; mais on trouve un nombre appréciable de VENNEC ; nous sommes alors avant 1700. Aujourd'hui VÊNEG est seul en usage.

Nous avons moins de chances avec MAB qu'avec MEANEG : nous n'avons pas de traces écrites d'un stade VAB. Cela peut tenir au fait que l'évolution se serait produite au début de ce millénaire et aurait atteint le stade AB. Cette époque est pauvre en documents sur la langue bretonne, les rédactions se faisant en latin et plus tard, en français, mais pas en langue “vulgaire”, c'est-à-dire dans la langue du peuple.


MARIE STUART ET ROSCOFF

CHAPITRE 1er - LE VOYAGE DE MARIE STUART EN FRANCE EN 1548

Le vendredi, 3 Août de Brézé poursuit :

“ Madame, j'ai reçu votre lettre ce matin et voici des nouvelles de la reine votre fille. Je puis vous assurer qu'elle se porte aussi bien, elle est aussi bien portante que vous l'avez toujours connue. Pour ma part j'en bénis Dieu et ne regrette que de ne pouvoir voir lui donner un plus grand confort. Je suis navré que le temps ait empêché le courrier de nous joindre ici ; mais un marin doit prendre patience. Aujourd'hui le temps s'est mis au beau et, si cela continue, j'espère vous envoyer bientôt des nouvelles agréables. Je désire vous assurer, Madame qu'en dépit des vents forts de ces quelques derniers jours, qui secouaient la galère avec la plus grande violence, la reine n'a pas été malade un instant. Ceci me donne à penser qu'elle souffrira peu en haute mer.” (16)

En ce qui concerne la progression de la flotte il est permis de considérer de BREZE comme une source plus autorisée que LORD GREY. Celui-ci rapporte que la flotte était encore à Dumbarton le 3 à midi. Par ailleurs la réponse bourrue de l'amiral à Lady Fleming n'est pas tout à fait convaincante. (17)

Le 6 Août, “de la rade de l'Île de Lamlash”, de BREZE écrit :

“ Jusqu'à présent le temps a été défavorable. Il a donné des signes de fatigue et grâce à un léger vent favorable, sur-le-champ nous avons mis à la voile vers le large, si bien que je n'ai pas eu loisir de vous écrire hier. Mais au moment où nous atteignions le large, le vent tourna contre nous et nous fûmes contraints de retour au port dans notre abri précédent. Pendant que nous étions là cinq ou six autres navires sont arrivés chargés de vivres ; je ne voulais pas les laisser passer sans vous informer que, grâce à Dieu, la reine, votre fille, est.bien et aussi peu fatiguée que possible. Il en est de même pour le reste de sa suite.” (18)

Le lendemain les éléments abandonnèrent la lutte inutile qu'ils menaient pour retenir dans son propre royaume l'infortunée demoiselle. Le poète du Bellay écrit dans “L’ENTTREPRISE DU ROY DAULPHIN” : “Loin vers le Nord nous quittâmes l'Ecosse, où fleurit à présent le lys de France, et longeant cette partie de l'Angleterre où la Cornouailles se resserre en une pointe nous arrivâmes au port en Bretagne” (19)

Le prosaïque de Brézé fournit quelques détails de plus.

“Nous fûmes à peu près contraints, en deux ou trois occasions, de retourner au port à Dumbarton ; et, une nuit, à dix lieues environ au-delà du Cap de Cornouailles, alors que la mer était prodigieusement déchaînée avec les plus hautes vagues que j'aie jamais vues de ma vie, à notre grande consternation le gouvernail de notre galère se brisa. Cependant, il plut à Notre Seigneur d'intervenir, si bien que nous remplaçâmes presque sur-le-champ le gouvernail, en dépit de la mer qui se soulevait et roulait avec force.

Cette tempête a fait le sujet de maintes descriptions dans l'histoire de Marie Stuart ; aussi bien y a-t-on vu une raison de son débarquement dans le nid de pirates bretons de Roscoff ; on explique ainsi l'empreinte de son pied sur le rocher en cet endroit et l'érection, plus tard dans l'année, d'une chapelle en l'honneur de Saint-Ninian sur cet emplacement.

De Brézé ne fait aucune mention de ce pittoresque incident ; Marie ne revint pas en Bretagne plus tard dans l'année et la chapelle elle-même ne figure pas dans l'énumération d'Albert Le Grand.

Le 18 août de Brézé écrit de St Pol de Léon

“ Madame, dans la conviction que ce sera pour vous un réconfort d'avoir des nouvelles de la reine votre fille, et de sa suite, je ne veux pas faillir à l'obéissance que je dois aux ordres qu'il vous a plu de me donner à mon départ et je vous informe qu'elle est en pleine santé et telle que vous l'avez toujours vue. Elle a été moins malade en mer que personne de sa suite, de sorte qu'elle se moquait de ceux qui l'étaient “(a este moyngs mallade sur la mer que personne de sa compaignye, de sorte qu'elle se moucquoit de ceulz qui l'estoient). Nous avons débarqué ici à St Pol de Léon, le 15ème du mois d'août après une traversée de dix huit jours de mer dans la tempête. Je puis vous dire, Madame, que j’espère conduire bientôt la reine à Saint Germain suivant les ordres que le roi m'a envoyés. Son désir est qu'elle y soit menée et il a envoyé un maître d'hôtel et les autres domestiques pour son service. Monsieur et Madame de Guise, M, d'Estampes et M, de Rohan également viennent la voir.” (21)

Le seul témoignage qui soit exactement contemporain semble contredire le récit de DE BREZE ; si bien que la question surgit tout naturellement : Marie Stuart toucha-t-elle la terre de France à Roscoff ou à Saint Pol ?

Le 24 août en effet Henri II écrivit vit de Turin a M. de Humières : “Mon cousin jay eu certaines nouvelles de l’arrivée en bonne santé de ma fille la royne descosse au havre de ROSCOU près leons en mon duché de bretaigne” (22).

Dans les lettres à son ambassadeur en Angleterre et dans le brouillon de sa lettre (23) aux Etats d'Ecosse - qui, expédiée en cette forme, eût été un surprenant exemple d'écrit impolitique - Henri, (en ces documents), n'indique aucun port.(24)

Joachim du Bellay, quant à lui, malgré la liberté que le Baron de Ruble a prise avec son texte, est tout aussi imprécis; il omet même de noter la présence de Mary à St Pol comme à Morlaix.

La seule explication de la différence entre les lettres de Henri II et de DE BREZE est que les galères relâchèrent à Roscoff, d'où un messager annonçant leur arrivée fut dépêché au père-roi, alors à Turin ; ensuite contournant le promontoire, les navires prirent la direction de Saint Pol où Mary et sa compagnie débarquèrent.

Le récit de DE BREZE est si précis :

- fymes notre descente en ce lieu de Sainct Paul de Léon le XVe de ce mois d'Aougst ayants demeuré dix-huict jours sur la mer.

qu'il semble à peine probable qu'ils aient mis pied à terre à Roscoff et traversé le promonoire pour rejoindre Saint Pol, distant de cinq milles environ.

En ce qui concerne la date, aussi bien que de l'arrivée la confusion règne parmi les auteurs qui font autorité ; un classement des renseignements permet d'y introduire un ordre relatif.

Laissant de côté ces écrivains qui s'en tiennent, d'une manière vague, au débarquement en Bretagne ou en France, on trouvera en LESLIE (1578) la première autorité en faveur de Brest Cette thèse fut admise - sauf d'Albert LE GRAND (1636), de dom Morice (1750) - jusqu'en 1850 ; à cette date Dargaud, sur l'autorité de LE GRAND, adopta Roscoff comme lieu du débarquement. Depuis lors, Brest a trouvé une faveur non moindre auprès d'aussi nombreux écrivains que Roscoff.

Pour ce qui est de la DATE du débarquement CHALMERS (1818) fut le premier historien à le fixer au 13 août.; il fut suivi en cela par la majorité des auteurs, bien que quelques-uns aient continué de pencher pour le 14 ou le 20 .Ces différences s'expliquent par le fait que Miss Benger, citant à faux Chalmers, écrivit le 14 à la place du 13, tandis que l'adoption du 20 venait du récit de LE GRAND, selon lequel MARIE arriva par mer (et rivière) à Morlaix ce jour-là. Si l'on tient compte de la violence du temps subie au cours de la traversée ainsi que de l’excellente organisation des “courriers du roi” en France, il semble inutile de mettre en doute l'exactitude de la date donnée par DE BREZE.

Suivant les instructions d'Henry II, qui furent reçues au débarquement, le voyage de Saint:-Germain se poursuivit sous la surveillance de DE BREZE, Le 20, Marie entra à Morlaix en apparât, accompagnée par son cousin éloigné, le vicomte de Rohan, qui avait été chargé par Henry de l'accueillir à soif débarquement de Morlaix, ils se rendirent par terre vers la Loire et embarquèrent sur une chaloupe, croit-on, à Nantes.

De Brézé signale leur présence sur le fleuve, à Ancenis, à quelques milles en amont de Nantes ; la suite y fut attristée par la mort du jeune SETON - le petit Ceton – “attribuée â une inflammation de l'estomac! .Ce fut la seule perte qu'ils éprouvèrent durant le voyage”.

Cependant la vie de deux gardes de Marie, les lords Erskins et Livingston fut aussi à un moment donné en danger. Ils sont signalés comme convalescents, le 1er novembre, (25).

Après Ancenis la chaloupe royale passa par Angers et traversa l'Anjou pour arriver en Touraine. A Maillé, à la suite de lettres d'Henry II lui: donnait l’ordre de prendre du service actif auprès du duc d'Aumale, de Brézé prit congé de sa jeune protégée. Trois jours auparavant (entre le 17 et le 21 sept.) il l'avait confiée à sa grand'mère, Antoinette de Bourbon (26). Le 3 la duchesse avait informé la reine douairière par lettre qu'elle partait dans la semaine à la rencontre de sa petite-fille et tôt après elle faisait part de ses premières impressions sur MARIE au cardinal :”Je vous assure , mon fils, qu'elle est la plus gracieuse et la meilleure.enfant de son âge que vous ayez vue.”

Le voyage se poursuit par le fleuve au-delà d’Amboise et Blois – “le berceau des rois”, on le sait pour aboutir à Orléans, où l'on prit la route.

Plusieurs dates furent annoncées pour l'arrivée de la reine par Henry, alors en voyage dans le sud-est. Finalement, c'est le dimanche 14 octobre que la future reine de France rejoignit les enfants royaux au château de Carrières, près de Saint Denis (27), où on les avait transportés durant les transformations qui se faisaient au château de Saint Germain (28). Là, elle eut la préséance sur les enfants et partagea la meilleure chambre avec la princesse Elisabeth (29).

Les nouvelles de son arrivée parvinrent à ,Henry à Moulins par des lettres de la duchesse et de M, de Humières. Et le 18 il écrivit au duc de Guise :"Marie et le dauphin se sont faits l'un à l'autre comme s'ils s'étaient connus depuis longtemps et personne, venant d'auprès elle, qui n'en fasse les louanges comme d'une merveille ; tout ceci redouble mon désir de la voir" (30).

Diane de Poitiers dans sa lettre du 20 octobre à DE HUMIERES fait une allusion à l'accueil réservé par le dauphin à Marie : “Le roi est ravi de l’accueil fait à la reine d'Ecosse par le dauphin ; je sais bien que ceci est dû à votre intervention (31)”. Avec son tact habituel “cette Aspasie sur l'âge” suivit les sentiments de son royal amant en manifestant un intérêt exagéré aux enfants. A la fin d'une longue série de lettres à leur gouverneur, elle écrivait le 2 novembre “que le roi partait voir ses enfants et qu'il arriverait un de ces jours devant la Cour pour jouir du plaisir d'avoir leur compagnie toute à lui.” (32).

Henry avait déjà (25 Oct.) annoncé de Nevers, où il avait reçu les portraits des enfants, qu'il arriverait à Saint Germain le 9 Novembre (33). Aussi sa première rencontre avec Marie Stuart se place-t-elle probablement à cette date ou très peu après.

Le 1er Novembre DE BREZE écrit à la douairière . “Le roi ne l'a pas encore vue ; mais il a quitté Moulins pour Saint-Germain et je crois, Madame, qu'il la trouvera aussi charmante et autant à son goût que tous ceux qui l'ont vue et qui l'ont trouvée gracieuse et fine d'esprit” (34). Le 11 décembre il continue : Le roi est venu la voir ici à Saint-Germain, où elle se trouvait avec le dauphin. Je vous assure, Madame, qu'il lui a réservé le meilleur accueil possible et qu'il continue d'agir de la sorte de jour en jour. Il est très heureux qu'elle soit arrivée sans accident et sans avoir été malade et la considère non moins que sa propre fille. Je ne doute pas que si le dauphin et elle avaient eu l'âge, ou à peu près, le roi n'eût réalisé sans tarder son projet. Ils se témoignent déjà autant d'affection que s'ils étaient mariés. En attendant, le roi a décidé de les élever ensemble et de constituer leur domesticité en une MAISON, de façon à ce qu'ils s'habituent l'un à l’autre dès le début. Il l'a trouvée la plus jolie et la plus gracieuse princesse qu'il ait vue, la reine aussi et toute la cour.” (35)

REFERENCES DE L'ARTICLE

Par oubli les références du Bulletin de février n'ont pas été numérotées. On complètera ainsi :

REFERENCES DE CE NUMERO


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