La vie quotidienne à Roscoff - Histoire - Chro,iques publéees dans le Bulletin Paroissial de Roscoff

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Chroniques
d'histoires
publiées
dans le
Bulletin
Paroissial
de
Roscoff


de 1962
à   1977

n° 306 - 1977 - Avril à Septembre

- l'aurevoir aux roscovites de Jean Feutren

- Les aubergistes roscovites font faire pénitence aux marins anglais
- La charge de Croaz Batz - 1323
- Ar Mesguen


DIEU VOUS BENISSE !

Pour la dernière fois, j'écris l’éditorial du BULLETIN PAROISSIAL de ROSCOFF.

Au moment même où je dois vous quitter, appelé à me faire d'autres amis à Pleyber-Christ et à servir auprès d’eux Jésus-Christ, je veux vous dire que je vous reste ami de coeur, c’est à dire en vérité. Par don de Dieu, vous étiez ma famille ; vous le demeurez. Mais, j’ai tant de preuves de votre délicatesse à mon égard que je me sens autorisé par vous à adopter d’autres frères, sans que vous, mes aînés, me fassiez de scène de jalousie.

Durant quinze années pleines, j’ai marché avec vous, au pas de vos joies et de vos peines, sur les chemins de la vie et de la mort. Ma mission auprès de vous était de vous faire entendre la voix de Jésus. Lui seul jugera si je me suis acquitté de ma charge selon les désirs de son coeur.

Votre recteur passe pour être un érudit, c' est contre son gré, et contre la vérité aussi.Serait-ce que l’ignorance soit de règle parmi nous et que la fantaisie ait pris le pas sur le goût de la vérité ?

Certes, venant au milieu de vous en août 1962, je ne vous faisais pas mystère qu’un mot de l’apôtre Paul avait le don de m’émerveiller à ce-point qu'il me paraissait définir mon propre élan intérieur : “L'amour met sa joie dans la vérité” (Première lettre aux Corinthiens ch. 13 ver et ver 6). Si j'ai bien gardé ce cap, c'est à vous, pour une grande partie que je le dois sans que, peut-être, vous vous en soyez doutés. Voici comment.

Je n'ai pas d'attrait naturel pour écrire, n'étant ni poète pour étaler ce que je sens, professeur pour réduire toute chose en l'état d’une plate dissertation. Je n'écris que sous le coup de la nécessité, du service qu’il faut rendre. Le Bulletin, sur ce point, aura été pour moi une longue épreuve, mais largement consentie dès l'instant où m'est parvenu un écho de l'intérêt qu'on lui trouvait.

Je ne puis écrire, en vérité, qu'emporté par l’émerveillement d’une découverte quand celle-ci surtout réduit à néant des idées reçues et rejette au dortoir des légendes la prétendue histoire. Notre bulletin m’a mené ainsi dans des recherches sans fin sur Roscoff, son histoire, sa topographie, les noms des lieu et des champs. Ce travail à peine entamé, je le poursuivrai sans doute. Mais je souhaite que d'autres s'engagent, à leur tour, dans ces voies.

Tout Cornouaillais que je sois, j'ai appris à aimer la langue de Roscoff, sans parvenir pourtant à tromper ceux du cru léonard sur l'authenticité de mon parler breton. J'aurai été au milieu de vous ce distingué passereau dont vous attendiez la venue chaque hiver, la grive royale, que vos ancêtres avaient revêtue de splendeur cornouaillaise, MORZIG-KERNE; la tendre et douce grive de Cornouaille. Ce MORZIG-KERNE, n'ayant pas de goût aux escargots, ne pouvait se laisser prendre aux chausse-trappes de vos sillons. Il s'est donc résigné à apprivoiser les trappeurs. La légende court qu'il y a réussi, à ce point qu'on avait escompté lui creuser sa trappe d'éternité dans les sillons du MEZ-DOUN. Le Seigneur en a décidé autrement : le MORZIG-KERNE s'envole vers le sud ; c'est de cette direction qu'il venait.

L'explication de nos vieux noms de lieux, comme Bloskon ou Ranig, m'a engagé dans des recherches infinies au sein du vocabulaire breton. Il le fallait bien pour nous arracher ensemble au fatras des idées reçues et parvenir si possible, à l' exacte compréhension de ces noms. Une de mes dernières surprises aura été de découvrir qu'à Roscoff, dont le nom est souvent rattaché au mot courant ROZ, très rares sont ceux qui connaissent BANELL AR ROZ face à Perennez) et que personne n'y comprend le terme de ROZ (avec un “O” fermé). Les dictionnaires rendent couramment ce mot par “tertre”. Je ne suis pas le seul à trouver à redire à cette interprétation, la notion de “coteau de vallée” me paraît plus conforme aux emplois que je connais de ce mot dans mon pays ; ce sens s'applique bien au ROZ de Kerfissiec, face à CREAC’H ELIES et PERENNEZ. Se justifie-t-il sur le site de ROSKO-GOZ ? Il y a bien une petite élévation rocailleuse qui domine légèrement les vieilles terres cultivées et la grève voisine avec la crique de Saint Luc, PORZ AR SAOS, la crique de l'Anglais . D'autre part, il y a bien aussi un vallon marécageux entre Rosko-goz et Kerguenec, où se rejoignent les deux ruisselets de Kerhoret et de Lenn-Baol ; ce vallon, ouvert sur l'Aber, est le LAGADENNOU. Ainsi face au coteau élevé (CNECH) où est implanté KERGUENEC (le village sur la hauteur); le site de Rosko goz a véritablement pu s'attirer la dénomination de ROZ.

A l’intention des lecteurs qui ont pris goût aux énigmes de la Toponymie bretonne (noms de lieux), je signale un ouvrage précieux et d'un prix modique “LES NOMS DE LIEUX BRETONS”, par BERNARD TANGUY – Studi °3 Rennes, septembre 1975.

Avant d'arriver au milieu de vous, je n'avais guère eu l'occasion, si ce n’est au confessionnal, d'exercer en langue bretonne, mon ministère, sacerdotal. Mon intérêt pour ma. langue maternelle s' est ravivé au cours de nos rencontres et par la nécessité d'écrire pour le Bulletin. Jamais, cependant, je ne serai de la classe des écrivains bretonnants : je n’en ai pas le talent et n'ai plus l’âge ni le loisir d’amorcer une telle entreprise. Je serai toujours un bien modeste bretonnant, même si les hasards d'une rencontre, m'auront conduit, il y a bientôt trois a accepter la charge de rééditer le premier dictionnaire breton-français-latin, LE CATHOLICON (1459). Ce travail, prévu pour n'être qu'une réédition photographique, doublée d'une transcription du gothique en caractères modernes, était une oeuvre méticuleuse beaucoup plus qu'un exercice d'érudition. Le désir de venir au secours des utilisateurs du livre m'a poussé à ajouter à l'ouvrage une copieuse introduction et surtout un dictionnaire du vieux français et des études sur le texte.

Le travail est achevé et l'ouvrage, déjà à l'imprimerie, paraîtra au cours de l'automne. Le Bulletin aura pâti de cette surcharge de travail, vous saurez excuser son rédacteur.

La réédition du Catholicon est dédiée AUX ROSCOVITES, en témoignage de ma reconnaissance et de mon amitié.

Ne vous étonnez pas que je me sente porté à vous exprimer des sentiments de gratitude, alors que vous seriez tentés d'en faire un devoir pour vous seuls, du fait même que j'ai été quinze années A VOTRE SERVICE. Dieu sait tout ce que je vous dois d'autre que l'amitié qui nous unit. Pour vous, pour nos amis curistes et estivants, j'ai entrepris des recherches sur Roscoff, j'ai appris l’Art Breton sur les routes et sentiers de la province, j'ai ranimé les braises qui couvaient encore de ma langue maternelle. Avec vous tous, ceux même qui ne partagent pas notre foi, j'ai cherché le VISAGE DE JESUS et scruté SON REGARD. La théologie me les avait voilés. Vous m'avez rendu l'émerveillement de LA FOI.

Dieu vous bénisse !

Qu'il donne à votre nouveau recteur, Monsieur l'abbé François ROLLAND, supérieur du collège Charles de Foucauld, ce même bonheur que j'ai vécu auprès de vous !

Jean FEUTREN


LES AUBERGISTES ROSCOVITES FONT FAIRE PENITENCE AUX MARINS ANGLAIS

La revue HISTORAMA dans le n°8 hors série a publié, en page 121, une correspondance échangée entre le ministre TURGOT et l'Intendant de Bretagne. Elle est relative au refus des aubergistes roscovites de servir de la viande aux Anglais les “jours maigres” ecclésiastiques. Dans ces documents, le “curé” désigne non pas un chef de paroisse, “recteur” en Bretagne, mais ce que nous appelions le “vicaire”. Le ministre n'était sans doute pas au fait de ces-nuances. En réalité il n’y a pas eu de recteur de Roscoff, y demeurant, durant l'Ancien régime. Le titre officiel du responsable religieux du bourg de Roscoff était SOUS-VICAIRE, mais on lui faisait grâce comme au sous-lieutenant de son “sous” et on l'appelait en breton, comme en français, CURE. Après la Révolution française l'équilibre du vocabulaire se fixera sur les termes : Curé (pour les recteurs d'une paroisse canton), Recteur (pour les autres paroisses, en breton PERSON), Vicaire (en breton CURE).

Lettre de Turgot à l'intendant de Bretagne - Vendredi 22 Avril 1776.

On m’assure, Monsieur, que plusieurs matelots anglais, qui étaient dans l'usage de s'approvisionner au port de Roscoff, des thés que nous tirons de la Chine, commencent à s'en éloigner, parce que le curé de Roscoff a voulu les assujettir à ne pas manger de viande pendant le Carême et les jours maigres.

M. l'évêque de Saint-Pol-de-Léon, instruit du préjudice que le zèle indiscret de ce curé portait au commerce, a levé la défense de faire gras, mais que ces matelots n'en sont que plus gênés, parce que les cuisiniers sont exhortés depuis, par leurs confesseurs, à ne pas faire cuire de viande les vendredi et samedi.

Je vous prie de vérifier si les matelots, qui abordent à ce port, éprouvent effectivement de semblables difficultés et de me faire part, le plus promptement qu'il vous sera possible, de ce. que vous aurez appris.

Réponse du subdélégué de St-Pol-de-Léon à l'intendant de Bretagne - 13 Mai 1776

Monseigneur,

D'après les informations que j'ai faites, touchant les prétendues, défenses ou exhortations secrètes du curé de Roscoff, aux aubergistes de l'endroit, de ne fournir point de viandes, pendant le Carême et les jours maigres, aux Anglais qui sont dans l'usage de fréquenter ce port; en raison du commerce des thés et eaux-de-vie, il m'a paru, que tout se réduirait à la cause d'un seul commerçant de cette nation, le Sieur Biggs, lequel, en qualité de pensionnaire, a dû éprouver auprès de son maître de pension. Français d'origine et catholique, le refus de lui faire apprêter et servir des viandes, dans les divers temps prohibés par la religion de l' Etat.

Mais, à l'égard des aubergistes, dont le nombre est fort considérable au port de Roscoff, depuis la grande affluence des traficants anglais, je n'avais ouï jusqu'à cette heure, aucune plainte de leur délicatesse sur ce point. Je dois ajouter qu'ils y auraient trouvé fort peu leur compte, par la concurrence d'aubergistes anglais car il y en a toujours eu quelques-uns ; enfin. les notables du lieu m'ont nouvellement assuré que le commerce des thés et eaux-de-vie y reprenait tous les jours de nouvelles forces.

(Archives départementales de l'Ille-et-Vilaine C. 86 }


LA CHARGE DE CROAZ-BAZ (1323)

Par inadvertance, un passage de la CHARTE, publiée en Janvier 1977 a été oublié sur mon bureau. Mes bagages étant faits, je ne puis vérifier à présent la place exacte du texte oublié. Il me semble qu'il se loge juste avant la finale : “Les mêmes HERVE et les autres sus-nommés, chacun “

“ Les dits KERVE et les autres sus-nommés s'obligent chacun d'eux, à construire et édifier sur les dites pièces de terre (en Saint Pierre) ou sur l'autre d'entre elles (en Toussaint) et cela dans le délai de DEUX ANS. Ces maisons auront assez de valeur pour assurer la rente à verser aux dits religieux et au dit prieur chaque année aux termes susdits (St Michel) et à l'autre terme (Noël).

Les dits HERVE et les autres nommés plus haut engagent à l'endroit des dits religieux et du prieur du, dit prieuré, leur propre personne et celle de leurs héritiers, les dites pièces de terre et tous leurs biens, meubles et immeubles, présents et futurs.

En vertu de cet engagement, les dits sus-nommés ne pourront aucun d'eux, ni leurs héritiers, donner les dites pièces de terre ni donner quoi que ce soit sur elles ni les hypothéquer pour raison de mariage ou pour d’autres motifs en faveur de quoi que ce soit, capitation (impôt par tête, c'est peut-être ici le sens du latin homires), prestations ou l'impôt (taille) du dit Seigneur Evêque de Léon.

Ainsi, ne pourront-ils pas non plus dans l'avenir vendre les dites terres, les aliéner ou les transférer à une personne plus élevée qu'eux dans l'ordre social. A moins qu'il ne s'agisse d'un homme-lige des dits religieux, qui soit de condition inférieure ou semblable à la leur, ils ne pourront vendre à d'autres sans avoir sollicité à cet effet et obtenu l'accord formel des dits religieux.

La rue KABEDERI menait donc du village de CROAZ-BAZ à la pointe du même nom) en breton PENNEDERI ou PEREREDI au 16e. siècle, aujourd'hui PERHARIDY. On sait que la pointe ouest de la presqu'île du Centre hélio-marin appartenait à la famille JACOPIN, du manoir de KERAMPRAT à Saint Pol. L'île JACOPIN lui doit son nom. On sera porté à voir de même un nom d'homme dans KABEDERI.

Serait-ce le nom-prénom, EDER ? Il me semble qu' il y a eu un évêque de ce nom, à St Pol au 12e ou au 13e.siècle. Cependant on sera attentif au fait que le breton lui-même se termine en “i” ou “Y” ce qui laisserait supposer un nom construit comme HERRI (Henri). Quoi qu'il en soit du sens de EDERI, on retiendra le sens de PENT - CAP pour PER (EDERI).

La cave voûtée du 13e siècle de l’actuel presbytère pourrait fort bien être, celle de l’auberge d'Hervé SALAUN. La Bibliothèque pour tous est une demi-maison bien antérieure au presbytère, lequel serait, d'après la cheminée du salon, de la fin du 16e siècle. La cave appartenait à la maison dont la moitié est employée dans le bâtiment de la Bibliothèque. Sans pouvoir préciser plus à présent. Je signale que dans un AVEU féodal du 17e siècle, il est question d’une maison face à l'entrée de l'église qui payait une redevance au prieur de l’île de Batz.

Le village de Croaz-Baz allait, ainsi de la cave du presbytère jusqu'au BAR DES AMIS (poste d'eau du 13e siècle ?)


CHAPITRE II - AR MESGUEN

Ce qui est dit de la pièce de terre du MESGUEN (campus albus, en latin) est d'une importance extrême. Ce terrain est le territoire de TOUSSANT, c'est-à-dire à l'est de la route de Saint Pol.

Je sais que la maison Branellec (rue Révéillère) face à MARY STUART HOUSE (vers 1580-1590) payait une redevance au 17e siècle au prieur de l'île de Batz. Or, précisément, cette maison dispose d'une cave voûtée importante, dont le Bulletin a publié des dessins. Nous serions ici très probablement en présence de la maison, dont la construction était réclamée sous les 2 ans en novembre 1323.

Si notre interprétation est bonne tous ces terrains au sud de la rue Armand Rousseau, étaient sans clôtures. (MEZ) ; la finale GUEN désignerait non pas l'adjectif BLANC mais plutôt un nom, de famille. De plus, les terrains contigus de la maison Branellec, à droite et à gauche, appartenaient au Seigneur Evêque et n'étaient pas construits : il s'agit de l'emplacement de la maison Talabardon - Keranfors (en U) et de la maison des assurances.

Nous assisterions ainsi à l'extension du bourg de Roscoff, le noyau central me paraissant être le site construit antérieurement où est l’Hôtel du Centre et la Caisse d’Épargne. La place portait au 16e. siècle le nom de Place Coz-Ty Barquet ou Toull-Gadic. L’expression COZ-TY désigne habituellement une maison en ruines. Le chemin qui serpente à partir de là vers la Grande Fontaine, en passant par les Moguerou, portait au 16e. siècle le nom de “chemin menant de la place COZ-TY BARQUET ( l’oiseau- le milan) à la Grande Fontaine.

J'arrête là ces observations rapides, rédiges de mémoires dans la lassitude des préparatifs de départ.

Aux Roscovites

  • C'est à vous que je destine toute la collection des photographies, des diapositives, des photocopies des actes anciens,
    que j’ai constituée sur Roscoff.

  • Lorsque le moment me paraîtra favorable je vous les remettrai. Je souhaite seulement que personne n’en tire argent.

                                                 Jean FEUTREN

  • En fait, dans son testament, l’abbé FEUTREN lègue à l’abbé Yves-Pascal CASTEL sa collection, ainsi que ses papiers,
    avant de quitter la Maison de Retraite Saint Joseph à Saint Pol de Léon, pour l’Hôpital où il meurt en 1990, à l’âge de 78 ans.

 

 

A l'occasion de la mise en ligne de tous ces textes, il faut remercier Michel Cabioch
qui pendant ces quinze années a assuré le secrétariat de l'abbé Feutren.

  • Il a assuré la frappe des textes, la mise en page et la duplication des "Bulletins paroissiaux".

  • Mr Cabioch se souvient qu'il recevait toujours des "brouillons"  impeccables.

  • Mr Feutren pratiquait avant l'informatique le "copier-coller".
    C'est à dire qu'avant de remettre son brouillon pour l'édition,
    il travaillait ses articles à la main, un par un et les collait sur des grandes feuilles blanches, préparant ainsi la mise en page.

 

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