La vie quotidienne à Roscoff - Mary-Stuart, reine d'Ecosse à Roscoff

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Mary-Stuart
Reine d'Ecosse
1542 / 1587

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Mary Stuart House à Roscoff

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C'est l'histoire d'un enfant roi dont le destin croise Roscoff en 1548.

Reine à l'âge de sept jours, la tempête oblige ses navires à relâcher à Roscoff. Marie Stuart est alors déjà la fiancée du dauphin, futur roi de France, sous le nom de François II. Elle est en route pour le rejoindre.

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Elle débarque au pied de la chapelle St-Ninien, aujourd'hui détruite, et y remercie dieu pour le bon déroulement de son voyage. Puis elle reprend la route vers St Pol de Léon et Morlaix.Si c'est une légende, elle est tenace ! Les Roscovites auraient réservé le meilleur accueil à cet enfant qui devait connaître un destin tragique et laisser trace de son passage dans cette ville à tout jamais.

Deux maisons portent aujourd'hui le nom de Marie Stuart et la fête de la ville "Gouel Rosko" était placée en 1998 sous le signe du 450ème anniversaire de son arrivée à Roscoff. 

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Mary Stuart, un mythe à la loupe

Blaise de Chabalier - Le Figaro - 23/04/2009

 

«Mary Stuart» de Luc Mary est une biographie à la fois didactique et vivante de la reine catholique décapitée en 1587.

Sur les traces des nombreux écrivains et historiens qui furent inspirés par la figure mythique de Mary Stuart, dont bien sûr Stefan Zweig, Luc Mary propose une biographie fort agréable à lire. L'auteur brosse avec finesse le portrait d'une souveraine au destin tragique, décapitée à l'âge de quarante-quatre ans sur ordre de sa propre cousine, la reine d'Angleterre Élisabeth Ire, le 8 février 1587, après dix-huit ans de détention.

Luc Mary décrit de façon vivante et didactique la violence d'une époque. Une période troublée par les conflits religieux. Ainsi Mary Stuart la catholique, qui fut reine d'Écosse et de France tout en lorgnant légitimement sur le trône d'Angleterre, finit condamnée par Élisabeth Tudor la protestante.

Toute la complexité des alliances en Europe apparaît à travers le destin de la fille de Jacques V d'Écosse et de la Française Marie de Guise. Ainsi, alors que les catholiques écossais étaient laminés avec une cruauté inouïe par les troupes anglaises protestantes, les protecteurs de Mary Stuart, alors âgée de six ans, dont sa mère, décident de l'envoyer en France. Le Parlement écossais vote en février 1548 le principe du mariage de la fillette, déjà reine d'Écosse après la mort de son père, avec le futur François II, fils du roi de France Henri II. Mary échappe à une union avec le jeune Édouard VI, fils du roi d'Angleterre Henri VIII, lui-même également père de la future Élisabeth Ire.

Mary Stuart débarque à Roscoff en août 1548. L'auteur décrit avec une force évocatrice certaine les treize années passées par la jeune reine en France, à Saint-Germain-en-Laye, qui furent les plus heureuses de sa vie. Le caractère fort et la beauté de Mary, sa passion de la chasse à courre s'affirment. Mais, après la mort de son jeune mari à la santé fragile, la jeune fille, âgée de dix-neuf ans, regagne son pays.

Un bellâtre insipide

La reine d'Écosse affiche alors sa volonté de conciliation en matière religieuse. Mais, alors qu'elle désire plus que jamais récupérer, à la mort de sa cousine plus âgée, la couronne anglaise, Élisabeth y est farouchement opposée.

Puis le destin de Mary Stuart s'accélère. Son deuxième mariage, avec un bellâtre insipide, Robert Dudley, dont elle tombe fort amoureuse, montre que la souveraine se laisse guider par ses passions. Trahie par cet homme, elle est accusée d'avoir commandité son assassinat. Et quand elle se marie avec le beau et intelligent Jacques Bothwell, considéré comme l'assassin de Dudley, elle est rapidement contrainte de fuir en Angleterre… Là, sa cousine la met en détention et finit par la condamner à mort pour complot. Luc Mary cerne de façon convaincante la psychologie de son héroïne, en évitant tout jugement manichéen : « Plus romantique que machiavélique, plus femme que reine et plus témoin qu'actrice. (…) Sa grande erreur a été de vouloir ceindre la couronne d'Angleterre à tout prix. »

Mary Stuart de Luc Mary - L'Archipel, 308 p., 18,95 €.


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