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Paotred Rosko

Hymne des Roscovites
Paroles de Marc'heg Arvor - Chevalier d'Arvor - Comte Eugène d'Herbais
Air Gallois - Gaîement scandé

Ecouter la musique de l'hymne roscovite "Paotred Rosko"
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histoire-paotred-234.jpg (230477 octets)
1

N’eus par e Breiz Izel da baotred Rosko.

Brudet’ int’ vit o nerz dre ar bed tro dro

Liwallit da goueza dindan o fao !

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao !

Ouspenn labourien didpar int ive

Da c’houlodeiz ‘maint er meaz eus o gwele

Gwellit o bemdez en aotchou tro war dro

Kerkent ma vo tre betek ma vo lano,

O pelhiat bezin war ar reier garo

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao !

2

Kalz ijin o deus ive paotred Rosko,

Eus Bro-C’hall a bez o deus great and dro,

‘ Vit gwersa o zre vad dre ar marc’hajou,

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao !

Dre Baris, dre Vro-Zaos o deus tremenet,

Mont a raint heb dale betek penn ar bed.

Ar Roskoad, gant e vouez skiltr a youc’ho :

" Patatez, brikoli, ougnon, articho ! "

" Didabit, kemerit, an neb a garo "

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao !

3

N’eus ket lorc’husoc’h eget paotred Rosko,

Gwalenn war o biz, c’houez vat war o bleo.

Voulouzenn ledan en dro d’ho zog kolo.

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao !

Gant o dousig pa’z eont d’ar pardoniou,

‘Kargont he godell a beb seurt madigou

Anaout a reont mad kement dans a zo

Ar ganaouenn ive ‘blij eston d’ezo

Evelse ar merc’ed zo pitilh ganto

ROSKO, sko mibin, sko kalet, sko atao ! 

1

Ils n’ont point leurs pareils en Bretagne.

Ils sont célèbres pour leur force dans le pays alentour

Gardez-vous de tomber sous leur rude poigne

ROSKO cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt !

Ce n'est pas tout - au travail ils n’ont pas de rivaux

Dès l’aube les voilà hors du lit.

Regardez les tous les jours sur les grèves du pays

Aussitôt que la mer se retire, jusqu’à son retour

Les voici cueillant le goëmon sur les rochers rugueux

ROSKO, cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt

2

Ils sont aussi ingénieux les gars de ROSKO

De la France entière, ils ont fait le tour

Pour vendre sur les marchés leurs produits excellents

ROSKO, cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt

Dans Paris, à travers le pays saxon, ils ont circulés,

Ils iront bientôt jusqu’au bout du monde

Le Roscovite de sa voix stridente hurlera :

" Patates, brocolis, oignons, artichauts ! "

" Choisissez, prenez qui voudra ! "

ROSKO, cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt

3

Nul ne sait faire le beau comme les gars de ROSKO

Une bague au doigt, du parfum dans les cheveux

Un large velours autour de leur chapeau de paille

ROSKO, cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt

Quand, avec leur dulcinée, ils s'en vont aux pardons

Ils lui remplissent la poche de toutes sortes de bonbons

Ils connaissent tous les pas qui se dansent

Et la chanson leur plaît étrangement.

Comment les filles n’en seraient-elles pas folles ?

ROSKO, cogne sec, cogne dur, cogne sans arrêt

 

Aux sources de notre chant : “Paotred Rosko “

La première production du chant PAOTRED ROSKO en public remonte exactement 2, Août 1912, à l'occasion d'une soirée artistique donnée par le Congrès de la Fédération Régionaliste de Bretagne, salle Bobinec à Douarnenez.

L'auteur des paroles était Mr d'Herbais, roscovite de naissance, maire du Faouët-Lanvollon, Côtes du Nord, qui cultivait avec bonheur la poésie bretonne..

d-herbais-eugene.jpg (14728 octets)

Mais l'air auquel il adapta les vers du chant composé en l'honneur de-ses concitoyens provenait d'un recueil de mélodies. galloises intitulé  The Royal Édition of the Songs of Wales, dont les accompagnements pour piano ou harpe étaient dus à Brinley Richards, et les paroles originales au poète Ceiriog Hugues.

Cet air était celui de Y Corn Hirlas, bien connu à l'époque chez nos cousins d'Outre-Manche, et son exécution obtint un franc succés auprès des pêcheurs et des sardinières qui formaient la grande majorité de l’auditoire et avaient auparavant applaudi un récital de mélodies celtiques harmonisées par Bourgault-Ducoiz­dray, et une conférence d'Anatole Le Braz sur Les Poètes de la Mer.

S'il m'est possible de vous donner toutes ces précisions sur une soirée dont nous séparent aujourd'hui soixante quatre ans, c'est que le premier interprête de PAOTRED ROSKO en Août 1912, à Douarnenez, n'était autre que votre serviteur.

Fanch Gourvil.

NOTE : Nous rendons visite de temps à autre à Monsieur Fanch GOURVIL, le célèbre érudit des choses bretonnés, actuellement retiré à Pleyber-Christ. Nous cherchons auprès de lui à mieux élucider certains toponymes ou des mots bretons anciens. C'est au cours d'une récente .conversation que, lui parlant de la chanson PAOTRED ROSKO, nous avons appris de lui-même qu'il fut le premier à en avoir donné une audition publique. C'était en août 1912. Nous n'étions pas encore né.

Monsieur GOURVIL nous a rédigé la note que l'on vient de lire. Les Roscovites lui sauront gré des précisions historiques et musicales qui éclairent la naissance de notre hymne national


Extrait du Bulletin Paroissial
de Roscoff
de février 1965 - n° 190

Artist impression of the sculpture

Y Corn Hirlas-------------------------Melody

The Hirlas Horn

1. Fill high the blue Hirlas! 
That shines like a wave, 
When sunbeams are bright, 
On the spray of the sea, 
And bear thou the rich 
Foaming mead to the brave 
The Dragons of Battle, 
The sons of the Free! 
To those from whose spears, 
In the shock of the flight 
A beam like Heav'n's lightning, 
Flash oe'er the field. 
To those who came rushing, 
As storms in their might, 
Who have shiver'd the helmet, 
And cloven the shield. 
The sound of whose strife 
Was like oceans afar. 
When lances were red 
From the harvest of war!

2. Fill high the blue Hirlas! 
O, cupbearer fill! 
For the lords of the field 
In their festival's hour, 
And let the mead foam 
Like the stream of the hill, 
That bursts o'er the rock 
In the pride of its pow'r 
Praise, praise to the mighty 
Fill high the smooth horn 
Of honor and mirth, 
For the conflict is o'er; 
And round let the golden tipp'd 
Hirlas be borne 
To the lion defenders 
Of Gwynnedd's fair shore, 
Who rush'd to the field 
Where the glory was won, 
As eagles that soar 
From their cliffs to the sun!

From the Songs of Wales, edited by Brinley Richards. A Hirlas Horn was a long, blue silver trimmed drinking-horn. When not filled with the best Welsh ale, it could also be used to sound an alarm on the battlefield.