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Ar Vro Bagan

Site web de la compagnie théâtrale

Compagnie
de théatre bretonne 

Compagnie basée à Plouguerneau

Goulc'han Kervella

Goulc'han Kervella


Sept emplois à plein temps

Des dizaines de milliers de spectateurs ont été conquis par Strollad ar vro Pagan en 25 ans d'existence.

La compagnie a su adapter sa production selon ses publics, privilégiant tantôt la langue, tantôt la mise en scène et le " visuel ".

Elle est aujourd'hui semi-professionnelle, dispose de sept emplois, s'appuie en plus sur un bénévolat qui ne fait pas défaut.

Son budget, 1,7 MF, est nourri de subventions et des recettes, environ 800.000 F. Preuve que le public existe bien. Goulc'han Kervella fait aussi des émules, Bob Simon, membre de Strollad ar vro Pagan a créé sa compagnie, " Gaïa théâtre ". 1998 aura été fort riche pour la troupe.

Tant auprès des adultes que des scolaires (des trois filières : français, bilingue, Diwan), elle a multiplié les affiches :

  • pas moins de sept représentations de 39-45,
  • six de Ar Mestr (le maître),
  • huit de Avanturio Yann Conan,
  • une création de juillet dernier sur les aventures d'un Tisserand de Guingamp parti aux Amériques,
  • 44 de Gwilhou ar Bleiz, ou Guillaume le loup, etc....

Strollad ar vro Pagan : le breton tel qu'on le joue

Strollad ar vro Pagan fête ses 25 ans cette année. Cette compagnie illustre bien la vitalité du théâtre régional que nous mettons en lumière dans notre enquête.

Animée par Goulc'han Kervella, Strollad ar vro Pagan met en oeuvre un répertoire très ouvert, parfois dérangeant. La troupe a repris la tradition du théâtre amateur en breton telle qu'elle a existé, essentiellement au début de ce siècle.

Srollad ar vro Pagan naît dans la foulée de mai 1968. Un besoin identitaire fort, le refus du folklorisme destiné au tourisme indiquent la voie à suivre pour nombre de militants. Cours de breton, de musique, collecte de chants anciens, théâtre, sont autant d'activités bienvenues dans lesquelles ils s'immergent volontiers.

Ici cependant, c'est le théâtre qui, peu à peu l'emporte sur le reste : " Nous voulions utiliser la langue bretonne pour aller vers les gens, y développer nos idées ". Les idées sont celles du moment :

  • refus du nucléaire (Plogoff),
  • des implantations militaires (Ty Vougeret),
  • défense de l'environnement
  • et par dessus tout, reconnaissance de la langue.

Une pièce, " mac'hellejen me kan a laouen " (si je pouvais chanter gaiement), résumera ces thèmes.

Humour et dérision

" Ces idées n'étaient pas forcément celles que partageait notre public ". Pourtant, le courant passe. La langue au service de l'humour et de la dérision qu'affectionnent les Bretons, permet de mieux dire les choses. Ce n'est pas du goût de tout le monde.

En 1978, la mise en scène de Buhez Mikaël an Nobletz, Vie de Michel Le Nobletz, né à Plouguerneau en 1577, provoque l'ire de Mgr Barbu, évêque de Quimper et du Léon qui dénonce une " pièce nocive pour la foi, injurieuse pour l'église et infidèle à l'histoire ". A sa façon, Mgr Barbu a contribué au lancement et à la notoriété de la compagnie.

Répertoire divers

Strollad ar vro Pagan puise dans des textes de Jakez Riou, de Tanguy Malmanche (ar Baganiz, les Païens), de Roparz Hémon (Ar bank oaled, le Banc du foyer), de Xavier Grall, de la troupe des veillées du Trégor (sketches de Maria Prat).

D'autres textes naissent d'une certaine improvisation ou de la plume de Goulc'han Kervella : Spontus Circus ou Kig ha farz à Kernevez city, un western, et encore Kenavo my love. Le renom de la compagnie s'est parfaitement installé en Léon et Trégor, mais aussi au-delà, vers le Sud-Finistère, le pays vannetais.

Choix audacieux

Strollad ar vro Pagan ne craint pas de déranger et aura l'audace de proposer son Yann Vari Perrot, ou La mort d'un prêtre, du nom du recteur de Scrignac, ardent défenseur de la culture bretonne, et qui fut tué dans des circonstances longtemps mal connues du public.

Avec 39-45, " Guerre et paix dans le Léon ", la troupe s'engage sur un terrain tout aussi mouvant, n'hésitant pas à énoncer des choses simples : " tous les Allemands n'étaient pas nazis et tous les Bretons n'étaient pas résistants " ou encore à évoquer une relation amoureuse entre une institutrice d'ici et un officier de la Wehrmacht.

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